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Ces actes révèlent le vrai visage des bandits

Alors que l’insécurité fait rage, des agents de la Police Nationale d’Haïti (PNH) ont dispersé le lundi 29 juin, à coup de gaz lacrymogène, un sit-in qui était organisé devant les locaux du Ministère de la Justice et de la Sécurité Publique (MJSP), à l’Avenue Charles Summer, pour dénoncer l’insécurité dans le pays, notamment dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince. En dépit de la présence de plusieurs personnalités dont, entre autres, l’économiste Etzer Émile et le secrétaire exécutif du Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH), des agents d’unités spécialisées de la Police Nationale d’Haïti (PNH) dont le Corps d’Intervention et de Maintien d’Ordre (CIMO) et la Brigade d’Opération et d’Intervention Départementale (BOID) ont fait un usage abusif de gaz lacrymogène et des tirs pour dispersé les manifestants.

Le dimanche 28 juin, à Delmas 83, cinq (5) personnes ont été arrêtées pour être interrogées dans le cadre de l’enquête sur la tuerie survenue ce samedi, à Delmas 75, et qui a fait 3 morts, suite à une réunion politique qui a mal tourné. Parmi ces 5 suspects, 2 participaient à la réunion, lors du drame. Le samedi 27 juin 2020, des individus ont assassiné par balles, l’économiste Norvella Bellamy, l’un des hauts cadres à la Banque de la République d’Haïti (BRH), sa femme Daphnée Fils-Aimé et une autre personne dont l’identité n’est pas encore révélée. L’incident s’est produit dans la résidence privée de la victime, à Fragneau, Delmas 75, à proximité de l’hôpital Espoir. Les premiers éléments d’informations font croire que cet évènement s’est produit au cours d’une réunion «politique du parti Regroupement patriotes responsables (RPR)». Le constat des lieux a été réalisé par le Magistrat Jean Flaury Raymond et juge de paix suppléant de Delmas. Selon les déclarations du Juge, le corps de Norvella Bellamy présentait une blessure à l’arme blanche et un impact de balle au flanc gauche. La dame, Daphnée Fils-Aimé, a reçu une balle. L’autre victime a rendu l’âme en face de la barrière de la résidence. Monsieur Béllamy est assistant directeur du service des caisses populaires à la BRH. Âgé de 56 ans, il allait avoir 21 ans de carrière à la BRH et est un ancien professeur à l’Université Quisqueya de 1998 à 2004.

En outre, cinq (5) jours après leur disparition, les corps sans vie de Nancy Dorléans (25 ans) et de Sébastien Petit, alias «Baba» (20 ans), deux jeunes danseurs, ont été retrouvés, calcinés, le vendredi 26 juin 2020, à Tabarre. Le mardi 23 juin, les deux jeunes danseurs, Nancy Dorléans et Sébastien Petit, se sont rendus à une répétition, en vue de se produire le 2 juillet prochain, dans le concert live de l’artiste Misty Jean. Après, ils ne sont jamais revenus à la maison. Après leur disparition, d’intenses recherches ont été faites par les familles, les proches et amis. Aucune demande de rançon n’ayant été formulée, la famille a décidé d’alerter les autorités. Le vendredi 26 juin, à la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ), ils ont appris que la police de Tabarre avait découvert deux corps calcinés à proximité de l’université Uniqua. Grâce aux photos prises sur la scène du crime, la famille, malgré l’état des corps, a néanmoins pu identifier Nancy Dorléans. Après ces temps de disparition, les deux jeunes danseurs sont retrouvés morts calcinés et laisser en pleine rue de la capitale haïtienne. Nancy Dorléan a été reconnue par sa petite sœur, vue qu’elle reconnaissait la couleur des oncles de sa grande soeur, une nouvelle qui attriste les deux familles et des amis proches de ces derniers.

De plus, des agents de la Police Nationale d’Haïti (PNH) ont procédé, le vendredi 26 juin, à l’arrestation de Stanley Firmin, à Duchity, commune de Pestel, dans le département de la Grand-Anse. Le présumé narcotrafiquant se trouvait, au moment de son arrestation, à bord d’un véhicule de marque Hummer, sans plaque d’immatriculation. La voiture ne disposait pas non plus de police d’assurance.

En outre, le jeudi 25 juin 2020, dans la commune de Ganthier (Département de l’Ouest), un homme (présenté comme un déporté) a tué six (6) personnes et blessés au moins trois (3) autres, au cours d’une fusillade. « e déporté tentait de voler un véhicule garé dans la commune, au moment où le propriétaire tentait de l’en empêcher , a déclaré un témoin qui a poursuivi que le voleur s’est accaparé de l’arme du propriétaire qui se trouvait dans le véhicule, avant de faire feu dans toutes les directions. la fusillade a fait au moins six morts et plusieurs blessés dont le fils du propriétaire de l’arme à feu, a fait savoir Jean Bridkens Aristil, le responsable de communication de la Mairie de Ganthier. L’incident, dit-il, s’est produit vers les deux heures P. M, au bourg de Ganthier où sont concentrées les principales activités et institutions dont le complexe administratif, le commissariat de police et le centre de santé communautaire. La police n’était pas présente au moment des faits, a dit M. Aristil qui présente les sympathies de la Mairie aux proches des victimes. Selon des résidents de la zone, après son forfait, l’individu a tenté de prendre la fuite, mais a été rattrapé et capturé par la population qui l’a lynché à mort. L’individu en question allait être lynché par la population peu de temps après son arrestation par des agents de la Brigade d’opération et d’intervention départementale (BOID). Dépêchés sur les lieux, des agents de la Police nationale d’Haïti (PNH) ont procédé à l’arrestation de l’individu. Cependant, ils n’ont pas pu empêcher la population de s’accaparer du malfrat et de le lyncher, s’est désolé un autre témoin. L’information a été confirmée par le Maire de la commune, Keller Polynice, qui a ajouté que le bilan pourrait s’alourdir, car des blessés graves, emmenés à l’hôpital, pourraient décéder de leur traumatisme.

Emmanuel Saintus

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