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Le rapport d’enquête du RNDDH n’aide pas trop Dadou

Plus les jours passent, plus de nouvelles données arrivent dans le dossier d’accusation d’abus sexuels à l’encontre d’Yves Jean Bart. Ainsi le Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH) a publié son rapport d’enquête sur le dossier et recommande que le président de la FHF s’écarte de la Fédération. Bien que l’avocat de Dadou Jean Bart, Me Stanley Gaston, persiste à croire que, vu qu’il n’y a pas de plainte, il n’y a pas d’accusation, le commissaire du gouvernement près du tribunal de première instance de la Croix-des-Bouquets, Me Maxime Augustin, a décidé, après l’audition du président de la fédération haïtienne de football, le jeudi 21 mai 2020, de déférer l’affaire par devant un juge d’instruction. Néanmoins, Me Augustin croit qu’il n’y avait pas assez de matière permettant d’ordonner son dépôt. Malgré cette avancée juridique, plusieurs organisations de femme et de droits humains, dont le RNDDH, se sont positionnées en faveur de beaucoup de changement au ranch de la Croix-des-Bouquets. Ainsi, le RNDDH a rendu public son rapport d’enquête sur les accusations dont fait l’objet Yves Jean Bart. Suivant le Réseau, cette enquête a été menée sous la demande du Secrétaire général de la fédération, en la personne de Carlo Marcelin. Le Réseau a admis aussi qu’il a interrogé, pour son enquête, 26 personnes dont 7 qui requièrent l’anonymat. Dans la conclusion de son rapport, le RNDDH dit constater que même si plusieurs personnes ont présenté Yves Jean Bart comme un homme qui s’est toujours comporté avec respect vis-à-vis des jeunes filles, tant en formation au centre qu’au niveau de l’équipe de football AS Tigresses, elles sont aussi nombreuses, celles qui ont affirmé n’avoir pas été surprises par les dénonciations, le président de la FHF étant un homme puissant qui a été, à plusieurs reprises, éclaboussé par des scandales sexuels impliquant des jeunes joueuses de son équipe de football AS Tigresses. D’autre part, le RNDDH dit regretter que l’Institut du Bien-être Social et de la Recherche (IBESR) n’ait jamais été intéressé par le sort des mineures en formation à l’Académie Camp Nou. Toutefois, le RNDDH croit qu’aujourd’hui, il ne fait aucun doute que ces enfants doivent bénéficier de l’Institut du Bien-être Social et de la Recherche (IBESR), du Ministère de la Jeunesse, des Sports et de l’Action Civique ainsi que de la Brigade de Protection des Mineurs-es (BPM), de séances intensives de travail, en vue de les mettre en confiance d’une part, et de leur faire comprendre, d’autre part, que la FHF ne se résume pas à son président qui n’a pas à entretenir avec elles une relation père-filles. Par ailleurs, le RNDDH recommande:

– à Yves Jean Bart, de s’écarter de la présidence de la FHF pour que l’enquête judiciaire soit menée en toute sérénité ;

– à l’IBESR, d’établir, avec le Ministère de la Jeunesse, des Sports et de l’Action Civique, une stratégie continue d’évaluation de l’Académie Camp Nou, en vue:

– de superviser les conditions générales de vie et d’apprentissage des mineurs-es et jeunes adultes qui y sont gardés en formation, mais aussi de mettre à la disposition des mineurs-es et des jeunes adultes du centre, des psychologues et d’autres travailleurs-euses de sciences humaines appelés à les accompagner.

Le RNDDH recommande aussi à la Brigade de protection des mineurs-es (BPM) de mener une enquête, en vue d’identifier les victimes ainsi que les complices ou toutes autres personnes impliquées dans ces cas de violences sexuelles;

– de transférer les résultats de l’enquête aux autorités judiciaires pour que toute la lumière soit faite autour de ce dossier;

– Il demande au Ministère de la Jeunesse, des Sports et de l’Action Civique d’intervenir afin de réguler les relations entre les dirigeants de clubs et les joueurs-euses et aussi d’établir une procédure de plainte anonyme.

Altidor Jean Hervé

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