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Dadou Jean-Bart au parquet

Après s’être vu accusé de viol par le journal britannique, The Guardian, et d’abus sexuels sur mineures, le président de la FHF a été invité au parquet de la Croix-des-Bouquets. Au moment de répondre à cette invitation, des représentantes de plusieurs organisations féministes se sont rendues, ce jeudi 14 mai 2020, au tribunal de la Croix-des-Bouquets pour exiger la démission d’Yves Jean-Bart à la tête de la Fédération haïtienne de football. Ces organisations féministes disent souhaiter que lumière soit faite sur les accusations d’abus sexuels dont auraient été victimes des footballeuses mineures, dans le Centre technique national de Croix-des-Bouquets. Les représentantes des organisations féminines: Solidarite fanm ayisyèn (Sofa), de Kay Fanm et de la Fondasyon Toya ont fait le déplacement, pour réaffirmer leur position, à l’occasion de la séance d’audition de Dadou Jean-Bart, qui était prévue au tribunal de première instance de la Croix-des-Bouquets. Yves (Dadou) Jean-Bart est la principale personne qui devrait manifester beaucoup plus d’intérêt, pour que la lumière soit faite sur cette affaire, a estimé la coordonnatrice de Kay Fanm, Yolette Jeanty. L’audience qui a finalement été fixée à la huitaine, suite aux témoignages, le mercredi 13 mai 2020, de six entraîneurs de football au parquet, près le tribunal civil de Croix-des-Bouquets, d’autres personnalités-clés vont être auditionnées dans cette enquête judiciaire, a informé le commissaire du gouvernement près le tribunal de première instance de la Croix-des-Bouquets, Maxime Augustin. Selon l’avocat d’Yves Jean-Bart, Me Stanley Gaston, il n’y a pas de dossier. «Puisqu’il n’y a ni de victime, ni de plaignante, donc, il n’y a pas d’abus sexuel», a-t-il martelé. Alors que ce dossier continue de défrayer la chronique, le Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH) est déjà à pied d’œuvre dans son enquête sur la véracité de ces déclarations du journal britannique. «Ce dossier d’accusation de viol, de détournement de mineures que l’on reproche à la FHF, précisément au président Jean-Bart, est grave et salit l’image du pays. Il faut que lumière soit faite, dans l’intérêt de la société qui a droit à la vérité et pour qu’aussi, celles, qu’on dit être victimes, puissent avoir justice. On ne peut pas prendre ces accusations à la légère, d’autant qu’elles émanent d’un article paru dans un journal respectable en Angleterre. Il faut qu’on fasse une enquête», fait savoir le directeur exécutif du RNDDH, Pierre Espérance. M. Espérance dit avoir pris connaissance, le 17 mars dernier, d’une lettre de la Fédération haïtienne de football (FHF), datée du 10 mars 2020, signée du secrétaire général de la Fédération haïtienne de football, M. Carlo Marcelin, sollicitant une enquête sur une campagne de dénigrement contre la FHF. Pierre Espérance dit ignorer, à ce moment, la gravité de ces accusations. «Le dossier avait été confié à une équipe. Pour l’heure, on ignore à quelle phase est l’enquête, encore moins quand elle sera finalisée, mais l’équipe du RNDDH y travaille avec sérieux et impartialité» a affirmé Pierre Espérance.

Altidor Jean Hervé

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