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La spirale de la violence augmente

Un gros sentiment d’insécurité ronge la population habitant, notamment, dans la 3e circonscription de Port-au-Prince. La violence est toujours à la hausse, au niveau de la 3e circonscription de Port-au-Prince où les gangs armés s’affrontent au jour le jour. Des corps mutilés circulaient sur les réseaux sociaux. Ces actes barbares sont l’œuvre des bandits armés qui brûlent ou défigurent les corps des victimes, après les avoir tuées. De plus, l’offensive contre le gang du Village-de-Dieu a vraisemblablement été différée. Après l’expiration de l’ultimatum, le ministre de la Justice, Me Lucmane Delille, n’a pas fait état de l’imminence d’une action des forces de l’ordre. Quelques heures avant l’expiration du délai de 72 heures, au moins 4 blindés légers avaient été retirés du bicentenaire. Les unités spécialisées ont été déployées de préférence au centre-ville de Port-au-Prince où des policiers contestataires avaient lancé des attaques contre le ministère des Finances et l’ONA. Le mouvement violent des policiers du groupe Fantôme 509 aura provoqué un changement de planning, de la part des autorités policières. Des témoins ont rapporté que les membres du gang du Village-de-Dieu avaient un comportement empreint de sérénité, quelques heures avant l’expiration du délai. L’enquête de la police judiciaire devra préciser si le mouvement des policiers du groupe Fantôme 509 avait coïncidé fortuitement avec le déploiement des unités spécialisées contre les membres de gangs de Village-de-Dieu. Le porte-parole de la Police, Michel-Ange Louis-Jeune, s’était dit surpris par la violence des policiers, d’autant que les principales revendications formulées en début d’année avait été «adressées» par les autorités gouvernementales. Les autorités policières haïtiennes avaient mis en place, le mardi 28 avril 2020, un dispositif sécuritaire pour prévenir toute nouvelle manifestation des policiers du groupe Fantôme 509. Des patrouilles mobiles étaient visibles, notamment au carrefour de l’aéroport d’où était parti le mouvement. Des policiers avaient pris le contrôle du CRLDI de Delmas. Aucune activité de livraison de carte d’identification n’a eu lieu. Au bureau de l’ONA, des agents de sécurité étaient en poste. À l’annexe du ministère de l’Économie et des Finances, des policiers étaient sur place. L’accès au site était formellement interdit. Le bilan des violences des policiers protestataires n’est pas encore connu. Les policiers ont exigé un salaire de 50 000 gourdes et des frais de 25 000 gourdes. Le ministre de la Justice, Lucmane Delille, a dénoncé les violences et exhorté les forces de l’ordre à appréhender leurs auteurs. Le porte-parole de la Police, Michel-Ange Louis-Jeune, a estimé que les policiers contestataires pourraient être manipulés par des entités externes. Une enquête a été diligentée par les autorités policières. Pour sa part, le ministère de la Justice et de la Sécurité publique a condamné les actes de vandalisme enregistrés, lors de la manifestation du lundi 27 avril, de la part d’un groupe d’individus se réclamant de l’association baptisée «Fantôme 509» et qui serait composée de policiers. «L’État de droit pour lequel nous travaillons tous ne saurait, en aucun cas, tolérer de pareils agissements», a dit le ministre de la Justice, Me Lucmane Délille, dans un communiqué de presse en date du mardi 28 avril 2020. Le ministère de la Justice et de la Sécurité Publique s’est insurgé contre des actes de vandalisme enregistrés au cours de la manifestation des policiers appartenant à la structure dénommée «Fantôme 509», le lundi 27 avril, dans la capitale haïtienne. «En effet, de nombreux protestataires étaient remarqués dans les rues de la capitale, notamment à Delmas, Bourdon et Avenue John Brown, encagoulés et arborant, pour la plupart, des uniformes de différentes unités de la police nationale. Plusieurs incidents ont été enregistrés. Au nombre des victimes on compte:

– la population qui avait du mal à vaquer librement à ses activités ainsi que des institutions telles que:

– le ministère de l’Économie et des Finances,

– l’Office National d’Identification (ONI),

– l’Office National d’Assurance-Vieillesse (ONA)

– et le ministère des Cultes dont le Directeur Général, M. Evens Souffrant, a été brutalement dépossédé de la voiture officielle, mise à sa disposition par l’État.

Ceci est rapporté dans un communiqué de presse du MJSP, en date du mardi 28 avril 2020. Le titulaire du ministère de la Justice se déclare fier «des valeureux policiers» qui remplissent correctement leur mission mais désapprouve ces actes malhonnêtes de ce groupe qu’il qualifie de «prétendus policiers». «L’État de droit, pour lequel nous travaillons tous, ne saurait, en aucun cas, tolérer de pareils agissements», a dit le ministre qui a dit instruire la Police Nationale d’Haïti (PNH) et le commissaire du gouvernement de Port-au-Prince, afin de mettre la main aux collets des auteurs de ces actes malhonnêtes.

Emmanuel Saintus

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