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Sensibilisation, mesures préventives et aide: toute une machine de guerre contre le COVID-19

Le Bureau du Secrétaire d’État à l’Intégration des Personnes Handicapées (BSEIPH) salue et félicite l’attitude des professionnels de la presse parlée, écrite et télévisée, ainsi que tous ceux qui se sont lancés dans la sensibilisation de la population, autour de l’épidémie du nouveau Coronavirus (COVID-19). Le BSEIPH s’empresse, par la même occasion, d’attirer l’attention de tous sur le fait que les messages de sensibilisation doivent être adaptés aussi aux besoins des personnes handicapées, particulièrement celles qui sont sourdes. Toutefois, les messages de sensibilisation actuellement en diffusion ne touchent pas la totalité de la population, particulièrement les personnes sourdes. Dans un contexte où les méthodes de prévention font référence à une attitude d’hygiène personnelle responsable, chaque message doit être adapté et compris par tous. La menace est d’autant plus importante pour Haïti, depuis la confirmation du premier cas recensé en République Dominicaine. Les campagnes de sensibilisation s’amplifient, alors que les autorités renforcent les dispositifs de protection des vies, en cas d’introduction du virus en Haïti. La Conférence épiscopale d’Haïti, dans le cadre de la prévention du nouveau coronavirus COVID-19, quant à elle, a proposé une dizaine de mesures pour les rassemblements dans les églises, écoles catholiques et autres institutions ecclésiales du pays. Dans une note publique, l’Église catholique appelle tous les chrétiens du pays à se protéger du virus mortel, en appliquant certaines mesures d’hygiène et de prévention, recommandées par les autorités sanitaires. «Nous demandons aux prêtres, aux responsables de communauté de foi, aux membres de la vie consacrée, de se protéger personnellement et d’aider à protéger tous ceux et toutes celles qui sont sous leur juridiction. Les mesures d’hygiène et de prévention recommandées par les autorités sanitaires peuvent sauver des vies. Nous leur suggérons d’éviter les déplacements qui ne sont pas indispensables. Nous les invitons aussi à faire de la sensibilisation dans leurs institutions, par tous les moyens à leur disposition», a recommandé l’assemblée des évêques d’Haïti qui, comme pasteurs et accompagnateurs du peuple haïtien, s’engagent à prévenir la propagation du coronavirus en Haïti. «Il faudrait éviter aussi des salutations avec accolade et poignée de main, avant, pendant et après les célébrations ou réunions », ont insisté les prélats, indiquant que le geste du baiser de paix à la messe ou dans d’autres célébrations, pourrait se résumer à un salut de la tête. De son côté, La Banque Mondiale a fait part d’un plan d’urgence de 12 milliards de dollars pour aider les pays qui en ont besoin, à «prendre des mesures efficaces pour contenir l’épidémie de COVID-19, épargner des vies et atténuer l’impact économique du coronavirus. Dans L’objectif de fournir une action rapide et efficace qui réponde aux besoins des pays», a déclaré David Malpass, le président de la Banque Mondiale, lors d’une conférence téléphonique. Il a en outre souligné la nécessité de “reconnaître” que le virus faisait peser une charge supplémentaire sur les pays pauvres. «Les fonds, dont certains sont destinés aux pays les plus pauvres du monde, pourront être utilisés pour acheter du matériel médical ou fournir des services de santé et comprendront une expertise et des conseils politiques», a expliqué l’institution de Washington, dans un communiqué. Le président de l’Association des hôpitaux privés d’Haïti a dit attendre encore les consignes des autorités sanitaires sur la préparation des institutions de santé, pour faire face au nouveau coronavirus. Il faut agir vite, a fait savoir le Dr Franck Généus qui conseille au gouvernement d’être proactif au lieu d’être réactif. Le médecin a appelé les autorités haïtiennes à ne pas faire de la maladie, une affaire politique, mais leur conseille de mobiliser toutes les structures sociales du pays, afin de nous préparer pour mieux affronter cette menace qui nous guette. Depuis 2010, le système sanitaire haïtien n’a jamais pu faire face à aucune épidémie, que ce soit le choléra, le chikungunia ou le zika. Le système a toujours été dépassé. Pour cette épidémie qui nous guette, si on ne s’organise pas comme il faut, on risque de connaître le même sort, selon le président de l’Association des hôpitaux privés d’Haïti, le Dr Franck Généus. «Ce qui m’inquiète personnellement, il me semble pour l’instant, j’espère me tromper, que la réponse qui est en train d’être dessinée, est une réponse médico-médicale, technico-technique. La réponse et même la préparation à cette épidémie ne peuvent pas être que médicales. Comme on pose souvent la question comment se préparent les hôpitaux, il faut tout aussi bien se poser la question comment les églises, les écoles et les marchés se préparent», a analysé le médecin, croyant que la société civile a un rôle à jouer dans la prévention du virus.

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