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Le départ de Jovenel: une question épineuse pour le Pouvoir

Le double jeu amène toujours les instigateurs face au mur de la confrontation et face à une seule réalité, pas deux. C’est un peu le même jeu. Lorsque la vérité prend l’escalier, c’est le mensonge qui file par l’ascenseur, ne laissant plus d’échappatoire au menteur. Mais si les «Jovenéliens» vont trop loin, en marge de la propagande des pseudos spécialistes des plateaux de radio et de télévision, ils le regretteront. Tous ces pseudos spécialistes disent que Jovenel est invincible. Jovenel Moïse est un mégalomane qui se voit déjà en Calife d’un pouvoir croupion. Les «Jovenéliens» et leurs alliés, en voilà d’autres lâches, veulent toujours envoyer les autres au casse-pipe. Les soi-disant conseillers de Jovenel Moïse, les serpillières, font les sales besognes pour le Pouvoir et pour les oligarques. Et, ceux qui ont pris la décision de s’asseoir avec Jovenel et ses amis, se feront toujours rouler dans la farine. En effet, Jovenel et ses alliés continuent d’allumer la mèche d’une crise contre le peuple haïtien, mais tout ce qu’ils ont fait, jusqu’ici, c’est de tuer, de kidnapper, d’emprisonner des militants et des civils innocents. Ils n’ont atteint aucun de leurs objectifs, malgré le support du Core Group et des oligarques. Suite à l’ouverture d’une énième négociation, en vue d’une sortie de crise, le vendredi 14 février 2020, certains dirigeants politiques, lâches, sont partis la queue entre les jambes. Le dialogue politique pour une sortie de crise, relancé le vendredi 14 février est de nouveau dans une impasse. Le Parti politique de l’opposition, « Mache Kontre », signataire de l’Accord de Marriott, a quitté la table des discussions, en continuant d’exiger que le Président Moïse écourte son mandat, une demande rejetée par les représentants de l’Exécutif, présents à la réunion. Le président Jovenel Moïse s’est dit prêt à accepter d’écourter son mandat et à former un gouvernement avec un premier ministre de l’opposition, si seulement les acteurs se mettent d’accord pour travailler au plus vite sur une nouvelle Constitution. Il avait souhaité, parallèlement, que les acteurs, qui se sont engagés dans des négociations politiques, parviennent à un accord, arguant qu’Haïti est à la croisée des chemins. Il avait fait savoir qu’il y aura toujours des intransigeants. Jovenel Moïse avait estimé qu’il faut avancer sans eux. «La République ne va pas mourir pour cela», avait-il déclaré au micro de l’agence Associated Press. De son côté, l’ancien Premier Ministre de facto, Evans Paul, pense, que le président Jovenel Moïse est sincère mais qu’il manque de réalisme, lorsqu’il se dit prêt à accepter une réduction de son mandat et à abandonner le poste de premier ministre à l’opposition, à condition qu’une nouvelle Constitution soit mise en place. Intervenant pendant le journal du matin à Radio Métropole, il a jugé impossible, à court terme, de réaliser ce programme. Organiser un referendum pour changer de Constitution serait extrêmement difficile. Dans le contexte sécuritaire actuel, une entente sur les réformes serait tout aussi difficile à réaliser, selon lui. Une transition serait une nouvelle perte de temps pour Haïti, selon l’ancien premier ministre Evans Paul. Par ailleurs, il a fait savoir que les négociations peuvent difficilement aboutir, du fait du manque d’entente préalable et de volonté de compromis de la part des différents acteurs.

Emmanuel Saintus

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