acceuilActualité

Plaidoirie de Pascale Solages en faveur du procès PetroCaribe

La militante féministe et membre du groupe Petrochallenger « Nou pap dòmi », Lucia D. Pascale Solages, a tenu à apporter des éclaircissements, concernant le mouvement citoyen «Petrochallenge», lancé depuis plus d’un an, lors d’un entretien accordé à un media de la capitale. « À son démarrage, le PetroCaribe challenge a été un mouvement spontané, pour demander que la lumière soit faite sur l’utilisation du fonds PetroCaribe. Tout a d’abord débuté à partir d’un tweet », a expliqué Mme Solages. Après son début sur les réseaux sociaux, le mouvement Petrochallenge a vite gagné les rues à travers l’organisation de sit-in devant les locaux de la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif (CSC/CA), en août 2018. Ce premier sit-in a été suivi par plusieurs autres activités qui ont été conduites par des jeunes petrochallengers, issus d’horizons divers, pour s’engager dans la lutte contre la corruption dans le pays et en posant  la question « Kot kòb PetwoKaribe a ? ». Le rassemblement des petrochallengers en des petits groupes a été une étape cruciale dans l’évolution de ce mouvement, d’après la militante féministe. À la question qu’est qu’un petrochallenger, Mme Solages a répondu ainsi; « Un petrochallenger, c’est quelqu’un qui a souhaité disposer des informations relatives à l’utilisation du fonds PetroCaribe et qui demande où est passé cet argent à travers les réseaux sociaux, juste par un «hashtag» ou qui participe à des activités comme sit-in, manifestations, etc. C’est quelqu’un qui prend conscience de l’impact de la corruption sur les conditions de sa vie ».

Pour Mme Pascal Solages, la thèse de diffamation développée dans le livre de l’ancien ministre de l’Économie et des Finances, Wilson Laleau, intitulé « Haïti PetroCaribe et ses déraisons », c’est de la foutaise, en le rejetant d’un revers de main. « On a commencé dans une perspective institutionnelle. On s’est adressé à la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif (CSC/CA), l’institution chargée de fournir des comptes. Il n’était pas question de citer le nom des gens », a avancé madame Solages, pour solidifier sa thèse, précisant au passage que la présentation des rapports de la CSC/CA constitue une raison juste permettant aux jeunes de demander à ceux qui étaient au timon des affaires et qui étaient impliqués dans la gestion du fonds PetroCaribe, de rendre des comptes. « Aujourd’hui, les médias, c’est-à-dire la radio, la télévision et les livres, ne peuvent pas remplacer les tribunaux. Quelqu’un qui a son nom cité dans le rapport de la CSC/CA ferait mieux d’exiger la tenue d’un procès, afin de prouver son innocence. Cela ne sert à rien d’écrire des articles pour se défendre », a martelé la Petrochallenger, de « Nou Pap dòmi ». Lucia D. Pascale Solages a déclaré que les petrochallengers ou, tout au moins, ceux faisant partie du groupe «Nou pap dòmi» ne vont pas lâcher prise dans la lutte contre la corruption.

Altidor Jean Hervé

Articles Similaires

Back to top button