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Que dieu vous bénisse, bande d’idiots!

Lorsque j’entends les discours de haine de Jovenel Moïse, je m’aperçois que cela confirme ma pensée. Les jovenéliens sont des fanatiques qui s’accrochent à des slogans vides, sans en comprendre le moindre mot, et en les interprétant, chacun à sa manière. Ces slogans sont de pures fanfaronnades jovenéliennes, à objectif électoral. Dans le camp des jovenéliens, ils savent que pour gagner la bataille contre le peuple, certains patrons de médias et journalistes (des marchands de micros) sont importants pour infuser les poisons dans les veines du peuple. Par eux-mêmes, ils sont incapables d’y parvenir. C’est la raison pour laquelle ils utilisent certains médias et certains journalistes dits «journalistes politiques». En effet, Jovenel Moïse dit avoir sept têtes à couper et demande à ceux qui ne l’aiment pas, d’attendre le 7 février 2022. Alors qu’il lançait des appels au dialogue, Jovenel Moïse profite de l’accalmie, constatée dans les mouvements de protestation populaire, pour menacer ses adversaires. «Je peux ne pas avoir du temps pour couper toutes les sept têtes, men m ap koupe 3, kanmenm…. Si je ne les coupe pas, elles vont se régénérer…», a dit Jovenel. «Si vous voulez faire quelque chose pour le pays, il y a des gens que vous devez mettre de côté. Ceux qui ne veulent pas se mettre de côté, j’ai pris la décision de les forcer à se mettre de côté», a menacé le chef de l’État, soulignant qu’il y aura des «accidents», si on se met en travers de sa route. Jovenel Moïse a proféré ces menaces au cours d’une rencontre avec un groupe de gens qu’il qualifie de leaders communautaires «Le pouvoir vient de Dieu et Dieu se sert de vous, le peuple, pour donner le pouvoir …», a-t-il fait savoir aux participants au dialogue communautaire qui, selon le Palais National, sont des leaders communautaires. Conscient de sa faiblesse face à la position et à la détermination du peuple, il tentait de prendre contact avec des responsables de certains groupes et partis politiques. Le vendredi 3 janvier 2020, Jovenel Moïse s’est entretenu avec Ricardo Fleuridor, l’un des responsables Petrochallengers du groupe dénommé «Nou Pap Konplis», au Palais National. À noter que, plus de 24 heures avant la tenue de la rencontre, qui avait été programmée le vendredi 3 janvier 2020, entre le président Jovenel Moïse et Ricardo Fleuridor, le comité exécutif de Nou Pap Konplis avait clairement laissé comprendre qu’il s’agit d’une «rencontre entre deux citoyens haïtiens, laquelle n’engage, en aucun cas, la structure» a fait savoir Evens Ciril, le porte-parole exécutif de Nou Pap Konplis. Selon M. Ciril, son ancien camarade de combat à Nou Pap Konplis, a pris une décision unilatérale, sans l’approbation du comité exécutif dans son ensemble, pour aller s’asseoir avec Jovenel Moïse, ne jouissant d’aucune crédibilité dans la société haïtienne. Celui-ci, a-t-il poursuivi, a «son nom dressé plus de soixante fois, dans le rapport de la Cour des Comptes sur la dilapidation de fonds de PetroCaribe». «Jovenel Moïse, qui ne peut pas lui-même procéder à sa propre arrestation, va devoir démissionner pour laisser le procès PetroCaribe faire son cours», a indiqué Evens Ciril, rappelant que Nou Pap Konplis n’a pas à s’asseoir avec un président, uniquement «faiseur de promesses» et que, d’autre part, la lutte du peuple ne sera pas trahie. «Le combat contre la corruption continue et la structure Petrochallengers, Nou Pap Konplis, n’intègrera jamais un gouvernement avec Jovenel Moïse, indexé dans des actes de corruption, comme président».

Des rencontres ont eu lieu au Palais National Jovenel Moïse et certains dirigeants politiques proches du pouvoir, dont: Éric Jean-Baptiste et Joseph Lambert, autour de la crise qui secoue le pays depuis plusieurs mois. Jovenel Moïse avait rencontré, tour à tour, le jeudi 26 décembre 2019, au Palais National, le Sénateur Joseph Lambert du parti Konbit Nasyonal (KONA), M. Éric Jean-Baptiste, Secrétaire général du Rassemblement des Démocrates Nationaux Progressistes (RDNP), tous deux signataires de la déclaration commune de la Nonciature Apostolique. Le Président avait reçu également une délégation du Groupe de Kinam, conduite par l’ex-sénateur Déjean Bélizaire, un putschiste qui a les mains trempées dans le sanglant coup d’état contre l’ex-président Jean Bertrand Aristide, en 1991. Après le refus de rencontrer Jovenel Moïse, certains responsables de partis politiques, comme Éric Jean Baptiste (RDNP) et Joseph Lambert (KONA), avaient accepté de le rencontrer, le jeudi 26 décembre 2019, au Palais National. Tandis que les signataires de l’Accord Marriott continuent d’exiger la démission de Jovenel Moïse, ceux-ci et d’autres responsables de partis politiques continuent de bouder l’invitation de Jovenel Moïse à organiser une forme de dialogue. L’ensemble des organisations politiques de l’opposition exige la démission sans condition du chef de l’État, Jovenel Moïse, un président inculpé, la caducité du Parlement haïtien, «la Cinquantaine de la honte», et la démission des élus locaux (tous les Maires malpropres). «Encore, nous réclamons la Taboula Rasa. Nous disons l’année 2020, l’année de transition!», ont fait savoir Arbel Loreston et Guy Numa.

Emmanuel Saintus

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