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Vertières: Jovenel Moïse doit voir un psy

Jovenel Moïse est à la manœuvre, en fonctionnant comme une chauve-souris. Tant que la pieuvre ne cessera pas d’étendre ses tentacules, rien ne lui nuira jamais. À l’occasion du 216e anniversaire de la Bataille de Vertières, Jovenel Moïse, pour la deuxième année consécutive, n’a pas pu se rendre à Vertières. Les dirigeants de l’opposition avaient lancé un défi à Jovenel Moïse de mettre les pieds à Vertières (département du Nord, au Cap-Haïtien) pour célébrer cette date importante de l’histoire nationale. Il a été contraint de rester à la capitale, Port-au-Prince, au MUPANAH (Champ-de-Mars) et au Palais national pour fêter avec ses amis fidèles. Quelques jours avant la date du 18 novembre, les dirigeants de l’opposition avaient mis au défi, le Président de la République, de se rendre dans le Nord. «Vertières nous appartient. Nous n’allons pas laisser Jovenel Moïse souiller les monuments, salir l’épopée de nos Héros», avait déclaré André Michel, porte-parole du Secteur dit démocratique et populaire. En effet, Jovenel Moïse a marqué le 216e anniversaire de la Bataille de Vertières, au Musée du Panthéon National Haïtien et au Palais National, en présence d’une partie de son cabinet ministériel, avec, en tête, Jean Michel Lapin, un premier ministre démissionnaire, de facto, illégal; le chef de l’Armée, le colonel Jodel Lesage; le directeur a.i. de la police nationale d’Haïti (PNH), Normil Rameau et quelques autres flatteurs du pouvoir. Contrairement aux traditions, le Président ne s’est pas rendu sur la place des Héros au Cap-Haïtien, dans le cadre de cette célébration. Il s’est contenté de marquer la journée au Palais et au MUPANAH, en l’absence des pouvoirs législatif et judiciaire, quoique, dans une correspondance, le bureau du protocole du Palais présidentiel avait invité le président du Sénat, Carl Murat Cantave, à prendre part aux cérémonies. Les grands absents de cette pathétique activité ont été les présidents des deux Chambres du Parlement haïtien; le président de la Cour de Cassation; la communauté internationale, notamment son amie indéfectible, l’ambassadrice américaine, Michèle Sison et, également, son épouse Martine Moïse. Le président circule entre le Palais national et sa résidence privée, à Pèlerin 5. Pour commémorer le 216e anniversaire de la Bataille de Vertières, le Président de la République, Jovenel Moïse, accompagné du Chef du Gouvernement de facto, Jean Michel Lapin, des membres du Gouvernement, s’est rendu au Musée du Panthéon national Haïtien (MUPANAH), sur le Champ-de-Mars où, après l’hymne présidentiel, il a fait une offrande florale qui a été suivie par une parade des forces militaires, l’armée rose. Par la suite, Jovenel Moïse s’est adressé à la Nation dans un message où le Président de la République s’en est pris, une fois de plus, au «système» qui, dit-il, entrave le développement du pays.

«Le pays est plus que divisé, le pays est déchiré, en ce 18 novembre. Nous demandons l’unité, entre les riches et les pauvres, entre ceux du haut et du bas, entre les personnes de peau noire et celles de peau claire, entre les ruraux et les urbains. Si nous étions unis, l’un ne voudrait pas exploiter l’autre dans un système qui facilite un petit groupe pendant que la majorité croupit dans la misère, la pauvreté et l’insécurité. Ce n’est pas cela que nos ancêtres voulaient. Les personnes qui font partie des forces sociales, économiques et politiques, comme moi, nous avons l’obligation de nous unir pour être capables de convertir la crise que le pays traverse en une grosse opportunité qui permettra de mettre Haïti sur la route du changement dont nous rêvons tous. Nous sommes tous d’accord sur les problèmes mais nous avons beaucoup de divergences sur comment les résoudre. La seule façon de trouver des solutions aux problèmes, c’est le dialogue. Nous entendre, nous regarder sans préjugés. Vous n’avez pas voté pour que je cours devant mes devoirs et obligations. Vous avez voté pour moi pour que j’affronte tous ceux qui vous a mis dans la faim et l’insécurité. Comme Capois Lamort, je vais dire: EN AVANT! à tous ceux qui veulent changer ce système. Qui nous empêche de faire un pas en avant? C’est dans un dialogue inclusif, avec toutes les personnes sans exceptions, toutes les personnes qui veulent le changement que nous arriverons à trouver un bon accord politique pour mettre sur pied un gouvernement d’union nationale, avec une bonne feuille de route qui va permettre de faire des bonne réformes contre ce système»

Emmanuel Saintus

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