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Le journaliste Franciyou Germain, agressé

Le journaliste, Franciyou Germain, a été agressé par des individus au cours d’une manifestation de l’Opposition. Le journaliste et PDG du Groupe Média MagHaïti, Franciyou Germain, a été agressé par des individus, à l’avenue Poupelard, notamment à Morne Dédé, lors d’une manifestation de l’Opposition, le vendredi 1er novembre 2019. Franciyou Germain a expliqué que les assaillants ont brisé son téléphone ainsi que sa caméra, alors qu’il était dans l’exercice de ses fonctions.

 

jounalis agrese
jounalis agrese

Dans une note de presse, le Groupe Media MagHaiti a condamné l’agression du journaliste. «Franciyou Germain, journaliste et PDG du Groupe Média MagHaïti, victime d’une attaque à main armée. La direction du Groupe Média MAGHAITI (maghaiti.org, ticheck.org et alolakay.tv) condamne avec vigueur, l’attaque à main armée, orchestrée sur son Président Directeur Général (PDG), Franciyou Germain, ce vendredi 1er novembre, à Port-au-Prince. Cette attaque témoigne, manifestement, du fait que notre groupe média soit la cible d’une catégorie d’individus mal intentionnés, prédateurs de la liberté d’expression, en particulier, et celle des médias, en général. Notre groupe média informe l’opinion publique nationale et internationale qu’il subit, tout le long de cette année, des appels anonymes, incessants discréditant à outrance son travail. MAGHAITI a été l’objet, il y a cinq jours, d’une alerte médiatique, faisant croire faussement que l’un de ses journalistes, en reportage dimanche dernier sur le terrain, serait la proie de malfaiteurs. Notre direction avait rapidement réagi pour couper court à ces rumeurs non fondées et malveillantes. Franciyou Germain, journaliste multimédia, PDG du groupe Média MAGHAITI, est victime d’une attaque à main armée, alors qu’il s’apprêtait à couvrir la manifestation de l’opposition politique, ce vendredi 1er novembre 2019. En effet, trois jeunes hommes armés, circulant à moto, ont intercepté le journaliste à Morne Dédé, non loin de Nazon. Ils l’ont tabassé puis ont endommagé ses matériels de travail (caméra et téléphone). Les malfrats ont également emporté son badge. Le groupe média, MAGHAITI, croit fermement dans l’importance des médias dans la construction d’une société démocratique ainsi que dans l’exercice professionnel et honnête du journalisme. MAGHAITI exige que justice soit rendue à son journaliste ainsi qu’à tous les autres confrères et consœurs victimes dans la profession, au cours des moments de tumultes que connaît le pays, depuis au moins sept semaines. MAGHAITI annonce à tous ses aimables lecteurs et lectrices de toutes les plateformes numériques, la continuation avec objectivité, honnêteté et équilibre. Son travail consiste à les informer, en dépit de ces actes d’intimidations répétées.», a dénoncé la note.

Par ailleurs, la Fédération de la Presse Haïtienne (FPH), dirigée par Ady Jean Gardy et qui regroupe toutes les associations de presse de provinces, informe qu’une enquête réalisée au niveau national révèle qu’au moins 45 journalistes haïtiens ont subi, durant les dernières semaines, une répression inacceptable, certains ont été tués, blessés ou ont reçu des menaces de mort de membres du Gouvernement ou des secteurs de l’opposition radicale. Suite à cette enquête, la FPH a mis sur pied une Commission d’enquêtes, chargée de documenter chaque cas de victime de répression, sous la Direction de Osner Févry, journaliste, avocat de la Fédération de la Presse Haïtienne, du Cabinet Févry et Directeur de Radio Sentinelle Haïti. Une plainte officielle a été soumise aux autorités, selon les articles 19, 20, 21, 22, 23 et 35 du Code d’Instruction Criminelle, pour être fait ce que de droit, en temps et lieux, vis-à-vis des victimes de la presse. La Fédération alerte toutes les associations de presse du monde et la Fédération Internationale de la Presse, en vue d’obtenir la solidarité internationale, et ne jamais abandonner la presse haïtienne dont la liberté d’information et la liberté d’expression se trouvent sous les menaces.

Emmanuel Saintus

Haitian Creole ad cec 1

 

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