En brefNewsreel

En bref 15-20 Octobre

Taïwan appui le secteur de l’énergie

L’ambassadeur de Taïwan, Hu Chengdu Hao, a annoncé en début de semaine le lancement du grand projet d’électrification qui sera réalisé grâce à la Coopération taïwanaise. Dans son discours lors de la cérémonie officielle de commémoration du 107e anniversaire de l’indépendance de Taïwan, le diplomate a indiqué que, dans les prochains jours, les techniciens taïwanais seront à pied d’œuvre sur l’ensemble du territoire. Le projet phare dans le secteur de l’énergie porte officiellement le titre de « l’établissement de réseau de transmission et de distribution du courant électrique dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince », a dit le diplomate taïwanais, assurant que le lancement du projet est imminent. Il ne reste que peu de choses à faire avant de voir le commencement des travaux, ajoute-t-il. Le président Jovenel Moïse a promis de rendre l’énergie électrique accessible à tous les Haïtiens sur l’ensemble du territoire, dans moins de deux ans.

 

Octobre, consacré à la santé mentale en Haïti

À l’occasion du mois d’octobre, mois consacré à la santé mentale, FOKAL reçoit deux conférences sur la santé mentale, organisées par l’Association Haïtienne de Psychologie (AH Psy). En effet, le jeudi 18 octobre à 5 h PM, Nathalie Coicou, Béatrice Dalencourt Turnier et Katia Hilaire animeront une conférence sur le thème: « Les violences faites aux femmes – Se pa li k chèche l » et le jeudi 25 octobre, 5h PM, Edwige Milien, Marie Carmen Flambert Chéry et Jacqueline Baussan présenteront une conférence sur le thème: « Pourquoi consulter un psychologue – Sa m pral chache kay sikològ ». Ces conférences ont pour objectif de sensibiliser et d’informer le public sur des problématiques qui nous touchent tous, en tant qu’êtres humains, et de donner des informations scientifiques, cohérentes et accessibles sur les sujets abordés.

 

Lancement d’un projet de spectacle multidisciplinaire

Du 1er au 13 octobre 2018, L’Atelier Sol Scène lance, avec le soutien de la FOKAL, TransDo, un projet de spectacle multidisciplinaire qui mêle comédiens, danseurs et chanteurs des deux côtés de l’île autour du souvenir du massacre de Perejil. Ce projet consiste en la première phase du laboratoire de recherche artistique autour du massacre de Perejil. Ce lancement se résume en une série de manifestations, telles que : exposition, conférence, lecture scénique et restitution de la première étape de travail du laboratoire, qui se dérouleront dans différents endroits, notamment à la FOKAL. L’initiative est de Daphné Ménard qui, depuis plus d’un an, travaille avec L’Atelier Sol Scène, sur un projet de création artistique autour de la transmission de la mémoire du massacre de Perejil qui s’est déroulé en République Dominicaine en 1937, sous la gouvernance du dictateur Rafael Trujillo.

 

Première édition pour le « Gede Fest » !

Du 25 octobre au 3 novembre 2018, en Haïti se tiendra la première édition du Festival Gede : « Gede Fest ». Conférences, concerts, ateliers, danses, défilé de bandes de rara, visite au cimetière de Port-au-Prince, exposition et journées de démonstration et de dégustation, entre autres, sont prévus dans le cadre de cette manifestation culturelle qui aura lieu dans deux villes du pays : Port-au-Prince et Jacmel, mais mettra à l’honneur une autre ville des États-Unis : la Nouvelle-Orléans qui fête en 2018 ses 300 ans depuis sa fondation. Les organisateurs veulent en effet, à travers ce festival, rapprocher la Nouvelle-Orléans et Haïti, une ville et un pays qui, malgré leur positionnement géographique, sont liés par un passé historico-culturel. D’où le thème « Twin sisters reunited » (Sœurs jumelles réunies) sur lequel le festival mettra en avant l’art et la culture de ces deux communautés pendant ces 10 jours.

 

Inauguration d’un centre de traitement des maladies infectieuses

L’Ambassadeur des États-Unis en Haïti, Michele Sison, s’est associé au ministère de la Santé, à la Fondation Saint-Boniface en Haïti et à l’Agence Américaine pour le Développement International (USAID), pour inaugurer le nouveau Centre de traitement des maladies infectieuses et de soins d’urgence. Le centre de traitement est une installation ultramoderne qui compte 33 lits, avec des salles d’isolement pour traiter les patients et protéger le public des maladies contagieuses telles que le choléra et la tuberculose. Depuis son ouverture au mois de mars dernier, le pavillon d’urgence a traité environ 5 000 patients. La division des maladies infectieuses a déjà traité avec succès un cas de diphtérie qui est une infection bactérienne très contagieuse et grave. La construction du CIDEC a été financée pour un montant de 500 000 dollars en provenance du Bureau des Écoles et des Hôpitaux américains à l’étranger (ASHA), de l’USAID. L’ASHA fournit une assistance aux écoles, aux bibliothèques et aux centres médicaux; et plus récemment, il a financé la construction du nouveau service de chirurgie à Saint-Boniface.

 

Les élections approchent, les sénateurs s’éloignent du Parlement

C’est une exigence constitutionnelle : les députés clôturent, à chaque deuxième lundi de septembre, leur deuxième session de travail pour l’année législative et partent en vacances jusqu’au deuxième lundi de janvier de l’année prochaine. Mais cette année, on constate que les sénateurs qui, selon la Constitution, travaillent en permanence, partent eux aussi en vacances. Tous ceux qui fréquentent l’espace du Parlement savent que les parlementaires n’accouchent que d’un maigre bilan depuis l’ouverture de l’année législative 2018. La décision du bureau de l’Assemblée nationale de ne présenter ni le bilan de la Chambre des députés ni le bilan du Sénat, lors de la clôture de la deuxième session de travail des députés en septembre dernier, témoigne fort de ce manque de production, et cette réalité continue au palais législatif. En effet, depuis la clôture de cette session de travail des députés, les sénateurs s’enferment dans la non-production, aucune séance n’est tenue, aucun travail en commission permanente. D’ailleurs, la petite salle destinée à réaliser les travaux en commission est à l’abandon : aucun climatiseur ne fonctionne dans cette salle.

 

Aznavour inhumé après un dernier hommage

Les obsèques de Charles Aznavour, décédé à l’âge de 94 ans, ont été célébrées le samedi 6 octobre 2018 à la cathédrale arménienne Saint-Jean-Baptiste à Paris, avant son inhumation dans son caveau familial, dans les Yvelines. Le cortège funéraire s’est ensuite dirigé vers Montfort-l’Amaury (à l’ouest de Paris), où Charles Aznavour a été inhumé. En Arménie, c’est un jour de deuil national, décrété par les autorités. Les drapeaux du pays sont en berne et les églises célèbrent des offices à la mémoire du chanteur décédé en France. Inépuisable et fourmillant de projets, celui qui s’était imaginé vivre jusqu’à 100 ans, avait repris la scène en septembre avec deux concerts au Japon.

 

Les 6 personnes tuées au Cap n’ont pas inhalé du monoxyde de carbone

Le Commissaire du gouvernement près le tribunal de Première instance du Cap-Haïtien, Me Ferné Charles Saint-Juste, rejette les informations selon lesquelles les résultats des autopsies des cadavres des six (6) membres d’une même famille découverts le 2 septembre dernier dans une maison à Charrier, ont révélé que ces personnes ont rendu l’âme après avoir inhalé du monoxyde de carbone provenant d’une génératrice qui était en marche dans la maison. Le chef du parquet du Cap-Haïtien confirme que les résultats des autopsies ont été transmis au juge d’instruction en charge du dossier. Pour l’heure, explique Me Ferné Charles Saint-Juste, le magistrat instructeur attend les résultats d’autres examens réalisés par le laboratoire national. « Si ces résultats révèlent que les victimes ont été empoisonnées, les personnes suspectées dans ce dossier seront poursuivies et jugées pour leur forfait. Dans le cas contraire, elles seront renvoyées hors des liens d’accusation », dit le chef du parquet du Cap-Haïtien. Une tante et une cousine de Martine Montreuil, propriétaire de la maison où se trouvaient les cadavres sont indexés dans cette affaire.

 

3 individus arrêtés pour kidnapping

La police de Léogâne a procédé à l’arrestation de trois individus pour leur implication présumée dans l’enlèvement de l’homme d’affaires, Christophe Saint-Lot. Moslin Saint-Fort, son fils Marcus Saint-Fort et Ephésiens Altéus sont les trois noms révélés par le Commissaire du gouvernement de la circonscription, Me Fourgi Pierre. « Ils ont été appréhendés à bord d’un véhicule Nissan Pathfinder de couleur rouge. Un faux badge du ministère de l’Intérieur a été retrouvé en leur possession », a affirmé Me Pierre. Un fusil de calibre 9 mm a été également pris à bord du véhicule, au moment de l’arrestation. Chistophe Saint-Lot a été enlevé le mardi 8 octobre dernier, dans la soirée, aux environs de 19 heures, après que des individus non-identifiés se soient introduits chez lui. Ils ont emporté plusieurs objets de valeurs et ont agressé les membres de sa famille.

 

Les Haïtiens peinent à trouver du travail au Chili

Les Haïtiens vivant au Chili peinent à trouver un emploi depuis que le gouvernement chilien a lancé le processus de régularisation du statut migratoire. L’organisation catholique, Madre Josefa, qui se considère comme une médiatrice entre les employeurs chiliens et les travailleurs étrangers, a rapporté son constat à la presse. La Fondation estime qu’elle avait prévenu les autorités de cette situation lorsqu‘elles ont lancé la campagne en avril dernier. « Il devient très difficile d’obtenir un contrat pour eux », a déclaré une sœur, responsable de l’institution, dans une interview accordée à Bio Chile. Les entreprises exigent désormais une carte d’identité mise à jour, toujours selon les explications de la religieuse. « Nous sommes en train de passer des contrats et nous espérons toujours, avec le temps de la récolte de fruits, nous serons capables d’intégrer des Haïtiens sur le marché du travail formel », a ajouté Sonia. En plus, les employeurs demandent aux Haïtiens des documents qu’ils ne peuvent pas se payer, étant donné qu’ils sont au chômage et que leur processus d’obtention est très coûteux. D’autres ne peuvent pas être embauchés parce que leur légalisation est en cours. Sonia compte vraiment sur la saison des récoltes des fruits qui fera sans doute augmenter l’emploi au niveau du secteur informel. Ce qui permettra aux migrants de subsister pendant plusieurs mois.

 

Un Haïtien mort, après avoir passé 2 jours dans un aéroport au Chili

Joseph Henry, un Haïtien âgé de 40 ans vivant au Chili, est mort après avoir passé deux jours à l’aéroport de Santiago. L’homme qui devait retourner en Haïti, a raté son vol pour des raisons qui demeurent, jusque-là, inconnues. Selon les informations partagées par les médias chiliens, M. Henry a été transporté de justesse à l’hôpital par une femme qui a constaté son mauvais état de santé. Mais le migrant a succombé six jours plus tard, à la suite d’une pneumonie, selon les révélations du rapport médical. Les autorités chiliennes mènent actuellement une enquête sur cette affaire pour savoir si le personnel de l’aéroport n’avait pas refusé de l’aide à la victime. Selon les premières informations, les agents du centre ambulancier « SAMU » avaient refusé d’intervenir au niveau de l’aéroport, lorsque la femme qui a apporté son aide à M. Henry les a contactés. Les agents de sécurité de l’aéroport auraient également indiqué à la femme qu’ils sont seulement chargés d’intervenir au cas où les travailleurs de l’aéroport auraient un problème. Finalement la femme a dû se servir d’un véhicule privé pour emmener l’immigrant dans un centre hospitalier. M. Henry est père de trois enfants âgés respectivement de 3, 12 et 16 ans.

 

La commune de Marigot inondée, la mairie appelle à l’aide

138 maisons envahies par les eaux, 4 écoles inondées ainsi qu’une station de radio, un marché public et deux églises : c’est le bilan des inondations qui ont touché Marigot. Dans la nuit du mercredi 10 au jeudi 11 octobre, de fortes pluies se sont abattues sur cette commune du département du Sud-Est. On ne sait pour l’heure à combien sont estimés les dégâts matériels et on n’a pas encore enregistré des pertes en vies humaines. Toutefois, le maire de Marigot, René Danneau, lance un appel à l’aide. « Les familles touchées par ces inondations ont besoin d’eau, de nourriture, de kits hygiéniques et sanitaires », confie-t-il à la rédaction.

 

Nouvelle crise à l’École de Droit et des Sciences Économiques

« Le cycle des études devrait arriver à terme depuis 2017. Toutefois, jusqu’à présent, aucun étudiant ne sait quand auront lieu les examens de fin de session qui pourraient conduire à la rédaction de son mémoire », se lamente Katy Gabriella Célestin, une étudiante en administration économique et sociale, une discipline proposée par le gouvernement canadien en 2011, aux responsables de l’École de Droit et des Sciences économiques des Gonaïves. En réaction à la désinvolture des responsables, notamment de la faculté, des étudiants ont verrouillé les barrières de l’institution universitaire. Actuellement, les activités sont au point mort à l’EDSEG. Les étudiants protestataires déclenchent un mouvement de protestation, depuis plusieurs semaines, en vue d’exiger que des dispositions soient prises pour leur permettre de soutenir leurs mémoires. « Nous entendons bloquer l’organisation du concours d’admission pour la nouvelle année académique, si des mesures ne sont pas envisagées pour satisfaire nos revendications.

 

Jean Gabriel Fortuné quittera la mairie des Cayes à la fin octobre

Le maire des Cayes, Jean Gabriel Fortuné, maintient toujours sa décision de démissionner de son poste, même si sa décision a été refusée par le ministère de l’Intérieur. L’élu compte laisser définitivement la tête de la mairie, à la fin du mois d’octobre, et espère que les autorités prendront toutes les dispositions nécessaires pour le remplacer. « J’avais décidé de démissionner pour des raisons très importantes et je suis prêt à assumer toutes les conséquences politiques », a expliqué Jean Gabriel Fortuné au micro d’une radio privée de la capitale. Il s’excuse, entre temps, auprès de la population des Cayes qui l’ont élu, et mentionne que ce n’est pas avec « gaieté de cœur » qu’il démissionne. Il affirme que depuis qu’il a annoncé sa démission, il gère les affaires courantes et administratives. « Je signe les documents depuis chez moi. Je ne me rends pas à la mairie puisque le cartel est divisé », prolonge M. Fortuné, affirmant au passage, que Pierre Étienne et lui sont à couteaux tirés. Bien avant de démissionner définitivement, Jean Gabriel Fortuné va écrire une lettre formelle au ministre de l’Intérieur, mais compte prendre son temps.

 

4 000 enfants haïtiens, séparés de leurs parents

Environ 4 000 enfants haïtiens ont été déportés par les autorités dominicaines sans l’accompagnement de leurs familles, ces trois dernières années, selon l’Organisation Internationale de la Migration (OIM). L’institution et d’autres partenaires s’insurgent contre les méthodes de déportation employées par les autorités dominicaines qui, selon eux, ne respectent pas les accords signés entre les deux pays. Pour Jésula Blanc qui est membre du Groupe d’Appui aux Rapatriés et aux Réfugiés (GARR), les autorités dominicaines violent régulièrement l’article 3 de l’accord signé en 1999 entre les deux pays. Selon ce que stipule l’article, les responsables dominicains devraient éviter « la séparation des familles en fusion (parents et enfants mineurs) pendant le processus de rapatriement ». Le Centre de référence sur la frontière à Ouanaminthe accueille au moins 70 personnes par jour dont des femmes et des enfants qui ont été séparés de leur famille. « Ils arrivent sales, ils séparent les mères de leurs enfants. Ils les sortent de chez eux la nuit, ils ne leur permettent même pas de prendre des chaussures ou leurs papiers », dénonce le responsable de la migration haïtienne qui déclare que plusieurs de ces personnes sont victimes du racisme des Dominicains.

 

Le nombre de vols transportant des Haïtiens au Chili diminue

Le nombre des Haïtiens se rendant au Chili par avion a sérieusement diminué, si l’on se fie aux chiffres présentés par la Junta de Aeronáutica Civil (JAC). La diminution des voyages de ces immigrants qui représentent la quatrième communauté dans ce pays après les Vénézuéliens, les Péruviens et les Colombiens, est remarquée depuis mars dernier. Selon la JAC, seulement 5 971 personnes sont arrivées par avion au Chili au cours du mois d’août passé et 269 sont repartis pour Port-au-Prince. Des chiffres nettement différents par rapport au nombre de voyages aériens effectués par les Haïtiens au Chili en août 2017. 30 450 Haïtiens avaient débarqué au Chili au cours de cette période et 1 546 étaient revenus dans leur pays. Au cours des deux premiers mois de 2018, 3 525 personnes sont arrivées à bord d’un avion de la compagnie LAW et 2 443 autres dans des vols opérés par Mongolian Airlines. Mais, depuis mars dernier, la JAC observe que les Haïtiens qui intègrent le Chili ne viennent ni par voie aérienne, ni directement de Port-au-Prince.

 

Mélius Hyppolite s’indigne contre une perquisition à sa résidence

L’ancien-sénateur du Nord-Ouest, Mélius Hyppolite, dénonce une perquisition effectuée, le samedi 6 octobre 2018 dans sa résidence à Mare-Rouge, 2ème section communale de Môle Saint-Nicolas, par les autorités judiciaires et policières départementales. Selon l’ex-parlementaire, des agents de l’Unité Départementale de Maintien d’Ordre (UDMO), accompagnés du juge Julien Beauplan, ont perquisitionné sa maison, sans mandat. Une opération qui a provoqué l’indignation de Mélius Hyppolite qui pointe du doigt ses adversaires politiques. « Ils sont entrés dans ma maison par effraction. Après leur fouille, je n’ai pas inspecté la maison. Pour l’heure, je ne sais pas s’ils ont emporté mes affaires ou pas, déclare M. Hyppolite.

 

Plaidoyer pour des sensibilisations sur les catastrophes, en créole

« Utilisation de la langue créole comme outil de formation, de communication et de sensibilisation du public dans le domaine de la gestion des risques et des désastres », c’est autour de ce thème que s’est tenu un atelier de travail sur l’utilisation du créole, le mardi 9 octobre 2018, dans la commune de Pétion-Ville. Cette initiative conjointe de l’Académie du Créole Haïtien et de la direction de la Protection Civile, bénéficie du support financier de l’Organisation des Nations Unies pour l’Éducation, la Science et la Culture (UNESCO). Le président de l’AKA, pasteur Jean Pauris Jean-Baptiste, dit être conscient que le pays, notamment, aura à faire face aux catastrophes naturelles. Selon lui, la meilleure stratégie est d’adopter des comportements adéquats face à ces phénomènes, afin de limiter les dégâts. C’est ce qui explique, selon M. Jean-Baptiste, le choix de l’AKA de mettre en relief le rôle de la communication en créole, dans la gestion des catastrophes naturelles et leur prévention.

 

L’OCID appelle à régulariser le problème du registre national d’identification

L’Observatoire Citoyen pour l’Institutionnalisation de la Démocratie (OCID) souhaite une régularisation du problème lié au registre national d’identification, avant la tenue des élections législatives de 2019, dans le pays. Des allégations ou même des faits confirment que l’état du registre national d’identification est une urgence qu’il ne faut plus passer sous silence, souligne l’OCID. Suivant ces affirmations, «le serveur de la base de données est complètement saturé, donc il est impossible de donner une carte d’identification nationale fiable et viable aux citoyens qui en font la demande ; les pièces sont toutes indissociables, c’est-à-dire qu’aucune d’elles ne peut être remplacée séparément». Ces allégations contenues dans la note rectificative, publiée par l’Office National d’Identification (ONI) dans le Nouvelliste en date du 10 août 2018, sont graves, estime-t-il.

 

Jacmel accueillera le Salon International du Livre

Sous le haut patronage du ministère de la Culture et de la Communication (MCC), Jacmel accueillera son premier Salon International du Livre (SILJ), les 31 octobre, 1er et 2 novembre prochains. En effet, le ministre Jean Michel Lapin, accompagné du coordonnateur régional du SILJ, Wilbens Jeudi et d’un des maires assesseurs de la ville, Loudie César, a lancé officiellement, le jeudi 11 octobre, cette grande manifestation littéraire, de concert avec Les Éditions Pulùcia. La participation du MCC dans cette activité est en droite ligne avec la nouvelle dynamique de l’équipe gouvernementale qui veut faire de l’État une entité au service de la Population au niveau des dix départements du pays, a fait savoir M. Lapin qui souligne que : « de part sa mission et ses attributions, le Ministère est en train d’identifier les filières organisées du secteur à travers le pays, en vue d’apporter des réponses aux opérateurs, notamment ceux intervenant dans les domaines du livre et de l’écriture».

 

13ème édition du Festival international de jazz, du 19 au 26 janvier 2019

La 13e édition du Festival international de Jazz de Port-au-Prince, (PAPJAZZ) se tiendra du 19 au 26 janvier prochain. Dotée d’une affiche encore plus prestigieuse cette année, cette édition sera placée sous le signe du tourisme et de l’environnement, selon Joël Widmaier, co-fondateur du festival. De nouveaux pays ou territoires comme la Guyane ou encore Israël seront présents, lors de cette nouvelle édition où l’Espagne sera mise à l’honneur. L’américaine d’origine haïtienne, Cécile McLorin Salvant, participera à cette 13e édition. Le Festival International de Jazz de Port-au-Prince, un événement à but non lucratif, offrant une assemblée culturelle sans précédent à un public local et international, est l’un des meilleurs exemples de partenariat réussi entre la communauté internationale : par l’intermédiaire des ambassades étrangères, du secteur public : par l’intermédiaire du ministère de la Culture et du ministère du Tourisme & des Industries Créatives, et le secteur privé : avec des marques telles que Prestige (Heineken), Rhum Barbancourt, SOGEBANK, Mercedes-Benz, Air France et Delta.

 

Seulement 35 des 754 orphelinats sont autorisés à fonctionner

« En 2016, 160 maisons d’enfants ont été fermées. Malgré cela, le nombre de ces maisons a fluctué au moment où nous avons mené cette évaluation. Au final, nous avons constaté 754 maisons d’enfants. Parmi elles, 35 seulement respectent les normes et sont autorisées à fonctionner », a fait savoir la directrice générale de l’Institut du Bien-Être Social et de Recherches (IBESR). Précisant plus loin que le nombre est aussi faible parce que les critères sont stricts, Arielle Jeanty Villedrouin a dit reconnaître que la situation est alarmante. Cependant, a-t-elle confié, l’IBESR détient toutes les informations concernant lesdits centres. Des mesures devraient donc s’ensuivre, selon la responsable. Ledit institut a classé ces centres qui accueillent, tous ensemble, 25 813 enfants. Ceux qui sont autorisés à fonctionner sont classés dans la catégorie verte qui exige d’obtenir au moins huit sur 10. Comprises entre 6 et 7, 139 font ainsi partie de la catégorie jaune. Cette classe comporte les maisons d’enfants qui doivent simplement améliorer leurs conditions de fonctionnement et offrir un meilleur cadre de vie à ces derniers. 580 maisons complètent la classe rouge. Cette dernière, a expliqué la titulaire de l’IBESR, comprend notamment les maisons d’accueil à risque de traite, d’abus sexuels et physiques. Selon la directrice de l’Institut, une équipe de l’IBESR devrait travailler avec les centres de la catégorie jaune, afin qu’ils soient de nouveau autorisés à fonctionner. Ils auront un délai de trois mois pour se conformer aux normes standardisées. En outre, les centres à risque de traite d’enfants devraient être fermés illico. Entre-temps, les responsables de l’IBESR comptent interdire l’ouverture de nouvelles maisons d’accueil pendant près d’une année.

Altidor Jean Hervé

 

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