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L’indignation des avocats

Les avocats du Barreau de Port-au-Prince ont exprimé leur indignation après les exactions commises par le commissaire de Police, Berson Soljour, contre le greffier en chef du Parquet de Port-au-Prince. Selon les informations, une entente à l’amiable aurait été trouvée entre le commissaire divisionnaire et le syndicat des greffiers, le jeudi 11 octobre 2018 dans un hôtel de la Capitale. La victime, Wilbert Rhau aurait désisté de sa plainte déposée contre le DDO à l’inspection générale de l’institution policière. Aussi, le responsable en chef du greffe du tribunal de première instance de Port-au-Prince, a-t-il demandé aux greffiers de reprendre leur travail. Le Directeur départemental de l’Ouest de la Police nationale d’Haïti (DDO-PNH), Berson Soljour, et le responsable du greffe du Tribunal de première instance (TPI) de Port-au-Prince, Wilbert Rhau, semblent opter pour la paix, à la suite de l’incident du mardi 9 octobre 2018, dans l’enceinte du Parquet de la juridiction. À rappeler que le commissaire divisionnaire Berson Soljour, voulant passer des instructions comme il a l’habitude de le faire dans les commissariats, a commencé par intimider les employés du parquet qui faisaient le va-et-vient habituel dans les couloirs, dans les bureaux des magistrats et greffiers du parquet de Port-au-Prince, déclare un greffier. Le numéro un de la police départementale s’est même arrogé le droit de demander à un parquetier de faire évacuer les employés qui se trouvaient à son bureau. Se comportant comme maître des lieux, Soljour a frappé à la mauvaise porte, celle du greffier en chef du parquet de Port-au-Prince. Il y a eu une altercation entre Wilbert Rhau, Me Élie Dieps Augustin et Berson Soljour. Pour n’avoir pas voulu obéir à ses instructions, il a frappé Wilbert Rhau à la tête avec une radio de communication et Me Augustin a reçu un coup au visage. Croyant bien agir au parquet comme aux commissariats, il a buté sur la résistance des employés et des avocats. Après l’incident, les avocats et employés de l’institution de la poursuite se sont solidarisés, réclamant l’arrestation de Berson Soljour parce qu’il y a flagrance. De peur d’être agressé, il s’est réfugié au bureau du commissaire en chef du parquet. « Puisqu’il a visiblement frappé les deux hommes, nous avons demandé l’arrestation immédiate de l’agresseur qui a souillé le temple de Thémis, vu qu’il y a flagrance », a déclaré un membre du conseil de l’ordre.

Emmanuel Saintus

Haitian Creole ad cec 1

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