En bref

En bref – Semaine 2 Mai 2018

Gracia Delva tue un Haïtien en RD

La voiture du sénateur de l’Artibonite, Gracia Delva, a heurté un Haïtien qui a rendu l’âme sur le coup en République Dominicaine, le vendredi 27 avril 2018. Le parlementaire était au volant sur la route d’Azua-San Juan Road, au sud de la République Dominicaine. Selon les informations publiées par Noticias Telemicro, un journal dominicain, Gracia Delva roulait trop vite avant que ne se soit produit l’accident. Le cadavre du ressortissant haïtien a été transporté à la morgue de l’Institut national des sciences médico-légales (INACIF) dans la province d’Azua. Le sénateur a été conduit en garde à vue à la Direction générale de la sécurité et de la circulation terrestres (DIGESETT).

Le RNDDH revient sur le dossier de blanchiment de Jovenel Moïse

Pierre Espérance remet le dossier de Jovenel Moïse, soupçonné de blanchiment d’argent, sur la scène médiatique. Le coordonnateur du Réseau National des Droits Humains (RNDDH) a annoncé que depuis deux (2) semaines, le juge Brédy Fabien a transféré ledit dossier au commissaire du gouvernement qui devra rendre son réquisitoire définitif. Le Parquet aura à communiquer le dossier au Juge d’instruction qui prononcera l’ordonnance », a déclaré Pierre Espérance à Vision 2000, pour expliquer le processus judiciaire. Plusieurs citoyens « se sont portés partie civile » dans le dossier, dit-il. Une fois que le juge rendra l’ordonnance, ces citoyens auront à réagir, suivant la décision. Par ailleurs, Pierre Espérance s’est montré rassuré de l’avancement du dossier et confiant dans les démarches judiciaires. Depuis la période de sa candidature à la présidence, l’UCREF avait émis un rapport supposant une implication du président de la République dans un dossier de blanchiment d’argent.

Guyler Delva enlève tout espoir aux parents de Vladjimir Legagneur

Le ministre de la Culture et de la Communication, Guyler Cius Delva, a fait savoir le jeudi 26 avril 2018, que personne ne devrait plus espérer retrouver le journaliste Vladjimir Legagneur, disparu depuis le 14 mars dernier, alors qu’il s’était rendu à Grand-Ravine pour réaliser un reportage. Guyler Cius Delva qui semble disposer de plus d’informations que la police, a affirmé être au courant d’informations selon lesquelles un crime barbare a été commis à Grand-Ravine, à la même époque. Il a assuré que le chapeau trouvé par la police nationale dans cette zone est bien celui de la victime. Toutefois, il n’a fourni aucune information sur les personnes ou organisations qui ont commandité le reportage de Vladjimir Legagneur ni pour qui il travaillait. Il n’a pas non plus fourni de détails sur les informations selon lesquelles le journaliste aurait fait une escale dans un commissariat de police, avant de se rendre ce 14 mars à Grand-Ravine.

Plusieurs victimes dans un accident de la route

Un accident est survenu très tôt à Cerca-Carvajal, plus particulièrement dans le croisement appelé « Kafou Demarag ». Les motocyclettes de Stevenson Saint-Fleur et Louvenskye Declé se sont heurtées vers 7h30. Les deux chauffeurs ont été transportés en urgence à l’hôpital Sainte-Thérèse de la commune, mais n’ont pas survécu. Duval Valeur, un passager qui était à bord de l’une des motocyclettes a été grièvement blessé et reçoit actuellement des soins dans un hôpital de Hinche. C’est Le maire de Cerca-Carvajal, Raphaël René, qui a confirmé la nouvelle.

 

Un peu d’espoir pour les abandonnées des Casques bleus

Le Bureau des avocats internationaux (BAI) a rencontré Jane Connors, défenseure des droits des victimes pour les Nations Unies, le mardi 24 avril 2018, en présence des onze (11) mères qui disent avoir 14 enfants nés d’union libre avec des soldats des Nations Unies durant leur passage dans le pays entre 2004 et 2017. Au cours de cette rencontre, les mères accompagnées de leurs enfants de couleur différente, aux cheveux soyeux, ont pu s’entretenir avec la défenseure des droits des victimes d’abus sexuel pour les Nations Unies. Me Mario Joseph, l’avocat de longue date de ces victimes, n’a juré que par le respect par l’ONU, des droits inaliénables des femmes d’avoir une assistance, et de ces enfants de pouvoir reconnaître leur père. À son avis, la stratégie globale d’aide et de soutien aux victimes d’actes d’exploitation et d’atteinte sexuelles commis par les membres du personnel de l’ONU et / ou « du personnel apparenté », devrait être appliquée à ces gens qu’il présente comme de « pauvres femmes » déshéritées certes, mais qui ne cherchent pas de la charité, car elles n’ont pas demandé à être mises enceintes et larguées à la fin. « Elles demandent une assistance à la hauteur des préjudices qu’elles ont subis », a avancé le militant des droits humains.

 

Fin de la 7e édition de la semaine de la diaspora en République Dominicaine

La Fondation Zile a bouclé avec succès la 7e édition de la semaine de la diaspora qui a touché trois (3) villes dominicaines et mobilisé également des personnalités politiques dont le président du Sénat haïtien, Joseph Lambert, qui en a profité pour plaider en faveur de la participation politique des expatriés haïtiens, lors de la cérémonie de remise des prix Diaspora. Joseph Lambert qui a préféré, selon ses dires, faire montre de solidarité avec la communauté la plus proche d’Haïti au lieu de se rendre à Moulin-sur-Mer où le ministère des Haïtiens Vivant à l’Étranger (MHAVE) tenait lui aussi une activité en l’honneur des émigrés haïtiens, a jugé « anormal que la diaspora ne puisse participer au choix des dirigeants du pays et même au choix du titulaire de son propre ministère ». Le président du Sénat s’est engagé à pousser l’Exécutif à prendre toutes les dispositions nécessaires, en vue de permettre la participation de la diaspora au prochain scrutin électoral. « La diaspora ne peut être vue seulement comme une vache laitière, l’État haïtien a la responsabilité d’assurer sa pleine intégration sociale et politique » a-t-il martelé.

 

Des embouteillages monstres dans la capitale

Les averses qui se sont abattues au cours de la semaine écoulée sur plusieurs régions de la capitale, ont provoqué un embouteillage monstre dans la zone métropolitaine, surtout à l’entrée sud de la capitale. Les artères du bicentenaire ont été impraticables pour les véhicules, mais également pour les piétons, particulièrement le mercredi 25 avril, en raison du débordement du canal « Bois-de-chêne », à proximité du Théâtre National d’Haïti au Bicentenaire. Ces pluies torrentielles sont intervenues à un moment où ce canal était particulièrement obstrué par des déchets de toutes sortes. Les piétons ont eu beaucoup de peine à circuler, à cause des alluvions qui ont jonché les rues. Cette situation a provoqué un embouteillage monstre à l’entrée sud de la capitale. Arrivées de la commune de Carrefour, de nombreuses personnes dont des fonctionnaires, des professeurs, des étudiants et des élèves ont été coincées pendant plus de trois (3) heures pour se rendre au centre-ville de Port-au-Prince. À Juvénat aussi, des tracteurs sont intervenus pour débarrasser la route de grosses roches, des alluvions et d’autres fatras charriés par les eaux de pluie.

 

L’OPL affiche son unité

L’Organisation du Peuple en Lutte (OPL) a lancé les préparatifs pour les prochaines élections législatives. L’ingénieur Edgard Leblanc a fait l’annonce de la mobilisation de la clôture du congrès national. M. Leblanc a repris les commandes de l’OPL, lors du 26e congrès tenu à Marigot (Sud-Est). Il s’est réjoui que le 26e congrès national ait pu être réalisé sous le signe du consensus. M. Leblanc a obtenu le mandat des délégués avec 456 votes, soit deux fois plus de voix que son concurrent, Yrvelt Chéry. M. Leblanc avait été coordonnateur de l’OPL après le départ du coordonnateur fondateur, Gérard Pierre-Charles. Il avait été remplacé par le professeur Sauveur Pierre Étienne. Ancien président du Sénat, l’ingénieur Leblanc était candidat à la présidence intérimaire d’Haïti en 2016. Le parti qui compte un groupe parlementaire, est confronté aux positions antagoniques de ses élus. Le nouveau coordonnateur s’est engagé à créer la cohésion et l’harmonie, afin de se renforcer avant les prochaines élections législatives. Il salue « l’engagement des militants qui sont l’âme » de cette formation politique.

 

L’OPL encourage la poursuite des mobilisations

L’Organisation du Peuple en Lutte (OPL) encourage la poursuite des manifestations visant à exiger de meilleures conditions de vie pour la population. L’ancien sénateur Edgar Leblanc Fils, fraîchement élu à la tête du directoire de l´OPL, appelle, en ce sens, les autorités à prendre leur responsabilité. Le nouveau coordonnateur général s’est exprimé ainsi après une manifestation organisée le vendredi 20 avril 2018, à Jacmel, par des partisans du Parti Haïtien Tèt Kale (PHTK) et alliés, en vue de réclamer de l’électricité ainsi que leur intégration dans l’administration publique, lors d’une visite, dans cette commune du président Jovenel Moïse. Cette mobilisation avait quelque peu perturbé le déroulement du congrès de l’OPL pour renouveler son directoire. Les manifestations devraient se dérouler sans violence et dans le respect des biens d’autrui, prône Leblanc Fils. « Les actions du gouvernement, la Caravane du changement, ne donnent pas de résultats. Les problèmes sont criants. La population patauge de plus en plus dans la misère. Tout le monde admet que la vie est chère et qu’il y a une dépréciation de la gourde », déplore-t-il.

 

La Fusion en plein conflit interne

La Fusion des Sociaux-Démocrates est fragilisée, en raison du conflit opposant ses dirigeants. La présidente de cette formation politique, Edmonde Suplice Beauzile, est contestée par plusieurs cadres et militants. L’ex-ministre Victor Benoît, l’un des fondateurs historiques de ce parti, juge que Mme Beauzile est illégitime et illégale à la tête de la Fusion. De l’avis de M. Benoît, Mme Beauzile a violé les statuts du parti en se maintenant à la présidence de la Fusion. Un dirigeant ne peut conserver son poste après deux mandats, insiste M. Benoît, citant les statuts de la Fusion. Il s’insurge contre ce comportement, faisant valoir que les démocrates doivent d’abord respecter les statuts de leurs formations politiques pour prétendre respecter la Constitution. M. Benoît, briscard de la vie politique haïtienne, ayant participé à la lutte démocratique de 1986, a démissionné de son poste de conseiller spécial de la Fusion. Je ne peux pas conseiller ces gens, lance-t-il, estimant qu’il faudrait laisser la place aux jeunes cadres du parti. Pire, l’ex vice-président de l’International socialiste annonce des poursuites judiciaires contre la présidente de la Fusion. Le dernier congrès national de la Fusion n’aura pas permis aux protagonistes de trouver une solution.

 

Le déficit est supérieur à 1 milliard de dollars

Les autorités monétaires haïtiennes ne sont pas alarmées par la conjoncture économique. Dans la dernière Note sur la Politique Monétaire, les responsables de la Banque de la République d’Haïti (BRH) font état d’une hausse du déficit commercial et d’un ralentissement de l’inflation. Au 2e trimestre de l’exercice fiscal 2017-2018, sur le plan national, la BRH a constaté un ralentissement dans le rythme de progression de l’inflation, malgré le niveau relativement élevé du financement monétaire résultant de la forte progression des dépenses publiques par rapport aux recettes de l’État. Au niveau du secteur externe, les données disponibles pour le début du deuxième trimestre de l’exercice 2018 indiquent une détérioration de la balance commerciale, une hausse des transferts privés, reçus de l’étranger. Pour les quatre premiers mois de l’exercice, le déficit commercial a atteint 1,03 milliard de dollars, ce qui correspond à une hausse de 26,78 % par rapport à la même période de l’exercice précédent. De l’avis des autorités monétaires, cet accroissement du déficit commercial est dû à une augmentation des importations, supérieure à celle des exportations. En effet, pour la période considérée, les importations ont crû de 24,06% à 1,36 milliard de dollars américains et les exportations ont progressé de 16,24% à 350,50 millions de dollars américains.

 

L’agriculture, une des priorités du gouvernement

Le gouvernement s’évertue à favoriser la relance de la production agricole nationale. L’agronome Carmel André Béliard a été démis de son poste au ministère de l’Agriculture. Son limogeage est intervenu quelques jours après une visite d’évaluation à la ferme de papayes, Émelien Bel-Ferme. Accompagné de plusieurs cadres du ministère, l’agronome Béliard avait discuté avec le propriétaire sur la possibilité d’augmenter la production, tout en lui promettant l’accompagnement technique et financier du ministère. Le nouveau ministre, Joubert C Angrand, devra intensifier les efforts pour répondre aux attentes des acteurs du secteur, en relation avec la Caravane du Changement. Le chef de l’État, Jovenel Moïse, a multiplié les initiatives en vue de promouvoir les investissements dans le secteur agricole. Il a visité la semaine écoulée le Centre Agro Industriel de Cayes-Jacmel pour s’enquérir de l’état de fonctionnement de ce centre spécialisé dans la production de bambou, café, piments, poules.

 

Visite en Haïti du Groupe France-Caraïbes du Sénat

Une délégation pluraliste de trois sénateurs français du Groupe interparlementaire France-Caraïbes, a effectué une visite en Haïti du 25 au 28 avril. Dirigée par la présidente du Groupe, Mme Hélène Conway-Mouret, Sénatrice représentant les Français établis hors de France et ancienne Ministre déléguée, chargée des Français de l’Étranger, cette délégation a été, en outre, composée du vice-président du Groupe, M. Pierre Louault, Sénateur d’Indre-et-Loire, de Mme Catherine Conconne, Sénatrice de la Martinique, ainsi que de Mme Tina Miquel, Secrétaire exécutive du Groupe d’amitié. Quatre mois après le déplacement à Paris du président Moïse, cette visite vise à approfondir les relations d’amitié qui se sont développées entre nos parlements depuis la mission à Port-au-Prince, en avril 2016, de députés membres du groupe d’amitié France-Haïti de l’Assemblée nationale. Elle permettra également aux sénateurs français de s’informer de la coopération à l’œuvre entre Haïti et la France, notamment dans les domaines du développement et de la francophonie.

 

Le manifestant tué était un présumé voleur, selon la Police

La PNH dément qu’un agent soit impliqué dans la mort par balle d’un jeune homme au niveau de Delmas 42, en marge de la manifestation de Pitit Dessalines. Selon le porte-parole adjoint de la Police Nationale, l’inspecteur Gary Desrosiers, l’auteur est actuellement interrogé par les forces de l’ordre. Il s’agit d’un particulier possédant un permis de port d’arme, qui affirme s’être défendu alors qu’il était agressé. L’un des chefs de file de l’Opposition, Moïse Jean-Charles, avait dénoncé la répression policière lors d’une manifestation vendredi dernier à Delmas. Un jeune homme a été tué par balles lors de la manifestation, a révélé l’ex-sénateur M. Jean-Charles. Il s’indigne de cette violence planifiée par les membres du gouvernement. Selon des manifestants, la victime serait membre d’une organisation populaire proche de l’opposition. D’autres leaders du mouvement ont accusé le ministre de l’Intérieur et le directeur général du ministère de l’Intérieur, d’être à l’origine de cette répression.

 

Des bouchons monstres à Port-au-Prince

Mario Andrésol, Judith Princeton et Carl Auguste Boisson dénoncent l’indiscipline généralisée au niveau de la circulation automobile. Mauvaise qualité des transports en commun, manque d’infrastructures, irresponsabilité de l’État, ce sont les causes évoquées par les invités à la rubrique le Point, ce jeudi, pour expliquer les raisons qui sont à l’origine des bouchons monstres dans les rues de la capitale. Ils appellent les autorités à poser des actes concrets, pour palier à cette situation qui tend chaque jour à se détériorer davantage.

 

Début du processus de délivrance de visa pour le Chili

Le processus de délivrance de visa pour le Chili a déjà débuté officiellement à Port-au-Prince. Une dizaine de postulants ont déjà formulé leur demande, selon l’ambassadeur chilien en Haïti. Lors d’une entrevue exclusive accordée à Radio et Télé-métropole, le diplomate Patricio Utreras a fait savoir que seulement des visas touristes seront accordés aux demandeurs pour le moment. Le processus se fait en ligne, plusieurs adresses électroniques sont actuellement disponibles. Avec les mesures prises par le nouveau président chilien, Sébastian Pineras, depuis le 16 avril, désormais les Haïtiens ne peuvent plus se rendre au Chili sans visa. Ces mesures législatives et administratives entrent dans le cadre d’une politique de meilleur accueil des immigrants, selon l’ambassadeur Utreras Pineras qui explique que les portes du Chili ne sont pas fermées aux Haïtiens. Pour le moment, seul le visa touriste valable pour 90 jours au maximum sera accordé aux demandeurs. Le processus s’effectue en ligne à l’adresse : tramites.Minrel.gov.cl. Les postulants paieront un frais de 25 dollars américains et fourniront les pièces suivantes : une photo, un passeport valide, un rapport de casier judiciaire, une lettre d’invitation, une réservation d’hôtel, un billet d’avion et une accréditation de capacité financière. Notons que jusqu’à jeudi dernier, seulement 13 personnes avaient déposé une demande de visa.

 

Clôture de la 2e Édition du festival pour la Paix à Cité-Soleil

De nombreuses activités culturelles ont été organisées les 18 et 19 avril à Cité-Soleil, lors de la 2e Édition du festival pour la Paix. Ce grand événement s’est déroulé sur le thème «Ann awoze solèy la ak lapè, pou rasin li ka boujonnen». Les organisateurs voulaient célébrer les deux (2) ans de paix dans ce vaste bidonville. Selon le Coordonnateur Général de la Fondation SABATHEM, les fonds recueillis lors de ce festival vont être utilisés dans un projet de construction d’un centre pour les enfants vulnérables. Des artistes comme Roody Rood Boy, BIC, Fantom et Toby, entre autres, ont pris part à ce festival organisé par la Fondation SABATHEM et plusieurs autres organisations sociales de la commune. Les artistes ayant pris part à ce festival de la paix invitent les habitants de Cité-Soleil à œuvrer pour le maintien de ce climat qui peut favoriser l’exécution de projets de développement dans ce quartier réputé dangereux, dans le temps.

 

Oaxaca a accueilli la 2e édition de la Semaine interculturelle, baptisée « Je suis la Caraibe »

La 2e édition de la Semaine interculturelle baptisée « Je suis la Caraibe » s’est déroulée à Oaxaca au Mexique, du 10 au 15 avril dernier. L’artiste d’origine haïtienne, Evans Okan (Evans Cadet), accompagné de sa femme Carmelita Horassaint, a donné le coup d’envoi de ce grand évènement culturel, le mardi 10 avril 2018 dernier. La cérémonie s’est déroulée au Palais Municipal d’Oaxaca au Mexique, devant les ambassadeurs et représentants culturels de l’Équateur, la directrice de l’Unité des affaires internationales du Conseil municipal, Nora Isela Ortiz Muro, entre autres. Dans son discours de circonstance, l’artiste Evans Okan a fait savoir que grâce à cette activité, les participants seront en mesure de connaître les différentes cultures à travers la programmation variée qu’elle offre. « Oaxaca est l’un des berceaux culturels du Mexique et aujourd’hui, elle se trouve en fête pour accueillir des artistes de toute la Caraïbe », avait déclaré Nora Ortiz Muro, lors de la cette cérémonie inaugurale. Pour sa part, l’organisateur principal de cette grande rencontre culturelle internationale qui est également le fondateur de : Représentation Cultural de Haïti en Mexico et directeur de « Projet Haïti Chante la Caraïbe », Evans Okan, a déclaré que cette semaine interculturelle prône la fraternité et la solidarité entre les pays de l’Amérique et de la Caraïbe ; à son avis, elle sert également de représentation d’une vision d’unité entre les peuples de la région.

 

Vers la réalisation de l’édition 2018 de la Semaine de l’Europe

L’édition 2018 de la Semaine de l’Europe a débuté le 30 avril 2018 dernier à la FOKAL, avec un cycle de trois films issus de l’espace ACP (Afrique-Caraïbes-Pacifique) qui ont été cofinancés par l’Union Européenne. Chaque projection sera suivie d’un échange avec la salle, pour aborder les thématiques traitées par le film, telles que : la question du handicap, la migration ou les droits des enfants. Ces projections organisées en partenariat avec l’Union Européenne par le programme Arts et Culture, et la Bibliothèque Monique Calixte, sont ouvertes à des groupes scolaires, mais le public y est cordialement invité. Grigris a beau avoir une jambe paralysée, il a l’optimisme chevillé au corps. À Ndjamena, le jeune Tchadien va souvent en discothèque, où il excelle sur la piste, au point que, malgré son handicap, il voudrait devenir danseur professionnel. Alors qu’il tombe amoureux de la belle et douce Mimi, il apprend que son oncle, gravement malade, vient d’être hospitalisé et est dans l’incapacité de payer les frais médicaux. Afin d’aider sa famille, Grigris tente le tout pour le tout et décide de travailler pour des trafiquants d’essence. Un jeu dangereux quand on est un homme honnête. Les choses ne vont pas se passer totalement comme prévu.

 

Moïse évalue la Caravane dans le Sud-Est

Le Président haïtien, Jovenel Moïse, s’est rendu le vendredi 20 avril 2018 dans le département du Sud-Est où il a évalué les travaux d’infrastructures routières en cours dans le cadre de la Caravane du changement. Il a visité les chantiers de construction de la route de Lavanneau, 12e section communale de la Vallée. Ce tronçon de route, en très mauvais état, relie Lavanneau à la 13e section, La Montagne. Le Président a également visité le démarrage des travaux de réhabilitation du tronçon de route Pérédo / Belle-Anse, qui facilitera grandement la circulation des habitants et le développement économique de ces régions. Plusieurs unités de la Caravane du changement sont réparties dans les 10 départements. Lors d’une rencontre avec les maires de plusieurs régions, le président Moïse s’était réjoui des résultats probants de la Caravane dans la construction des infrastructures agricoles et routières, notamment. Il invite les citoyens et les élus à participer à l’avancement et à la réussite des divers chantiers, en vue de permettre à toutes les collectivités territoriales de concrétiser leur rêve qui est d’assurer l’essor économique et social de leur communauté respective.

 

Première édition de « Haïtinumérique 2030 » au Cap-Haïtien

La première édition de « Haïtinumérique 2030 » s’est tenue, du 26 au 29 avril 2018, au Cap-Haïtien (département du Nord). Des jeunes, des adultes et des écolières et écoliers seront initiés à la programmation informatique au cours de cet événement qui consiste à faire découvrir le code numérique et à promouvoir l’apprentissage. Les professeurs bénéficieront de séances de formation sur l’importance de la programmation informatique dans le processus d’apprentissage, indique une note de presse. C’est non seulement l’occasion de faire découvrir ce code aux publics scolaires du département du Nord, aux jeunes adultes en recherche d’emploi et en reconversion professionnelle, mais aussi de les informer et de les former sur les métiers du numérique. Il est quasiment impossible à l’heure actuelle de penser le développement d’Haïti et ailleurs, sans une politique publique du numérique, souligne le président de l’Organisation « Haitian caribbean information and technology » (HACARABTECH), Henry Beaucejour. Le numérique s’impose à nous, alors il est temps d’en profiter et d’en faire bon usage, déclare-t-il. « Haïtinumérique » propose de découvrir et d’expérimenter le code numérique à travers un parcours guidé, intégrant des stands, des présentations, des démonstrations d’applications et des logiciels.

 

Campagne de prévention, du 26 avril au 4 juin 2018, contre la filariose

Le ministère de la Santé publique et de la Population (MSPP) a lancé, du 26 avril au 4 juin 2018, une campagne de prévention contre la filariose lymphatique dans cinq (5) communes du département de l’Ouest. Cette campagne s’inscrit dans la lutte pour l’éradication de la filariose dans le pays, notamment dans les zones à risque comme Cité-Soleil, Tabarre (nord), Carrefour (sud), Port-au-Prince (centre-ville) et Delmas. Elle touchera d´abord ces communes, parmi les 23 ciblées par le ministère. Lors d’une conférence donnée le lundi 24 avril 2018, le directeur sanitaire de l’Ouest, Martial Benêche, a exhorté toute la population à aller se procurer les médicaments disponibles. Ces derniers sont toutefois déconseillés aux femmes enceintes et aux enfants de moins de deux ans. Le MSPP travaille en étroite collaboration avec des institutions étatiques pour éliminer les moustiques qui sont vecteurs de propagation de la malaria et de la filariose, fait savoir le directeur de la coordination des programmes nationaux de la malaria et de la filariose. L’institution sanitaire entend distribuer des médicaments aux personnes non infectées et prendre en charge celles déjà atteintes, assure Jean Frantz Lemoine. La filariose lymphatique, communément appelée éléphantiasis ou « gros pied » est une maladie parasitaire due à la présence des petits vers dans le sang.

 

Haïti à la conférence internationale sur les changements climatiques

Haïti participera, du 30 avril au 10 mai 2018, à une conférence internationale sur les changements climatiques prévue à Bonn, en Allemagne, indique un communiqué de presse du ministère de l’Environnement (MDE). « Cette conférence représente la 48e session ordinaire des organes subsidiaires de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC) et la 5e réunion de la première session du Groupe de travail spécial sur l’Accord de Paris », précise-t-il. Les échanges porteront sur le suivi de la mise en œuvre de la Convention, le Protocole de Kyoto et l’implémentation effective de l’Accord de Paris (AP) et les progrès effectués vers l’atteinte de l’objectif de limitation de l’augmentation de la température moyenne globale. Haïti entend, à travers sa participation à cet événement, contribuer à l’avancement des travaux sur le recueil des règles facilitant l’application effective de l’Accord de Paris (AP). La délégation haïtienne du MDE, en compagnie des autres pays et petits États insulaires en développement, défendra l’irréversibilité des engagements pris dans le cadre du traité climatique (AP). Ce dernier a été adopté lors de la conférence des parties (COP21) à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC), tenue à Paris en décembre 2015.

 

Sit-in de plusieurs organisations socio-politiques en solidarité avec le RNDDH

Des organisations socio-politiques dont « Base Cameroun », « Force Delmas » et « Vive Haïti », ont tenu un sit-in, le lundi 23 avril 2018, devant les locaux du Réseau national de défense des droits humains (RNDDH), en signe de solidarité avec ladite institution. Les locaux de celle-ci ont été criblés de balles, dans la nuit du 9 au 10 avril 2018, par des individus non identifiés qui ont même menacé, à travers des tracts, de s’en prendre au directeur du RNDDH, Pierre Espérance. Le RNDDH est une organisation sans état d’âme lorsqu’il s’agit de défendre les droits humains, fait valoir le coordonnateur général de « Vive Haïti », Biron Odigé, qui prenait la parole lors du sit-in. L’attaque perpétrée contre le RNDDH a, selon lui, un rapport avec le dossier de la dilapidation des fonds PetroCaribe, dans lequel sont cités plusieurs anciens hauts fonctionnaires de l’État dont des proches du pouvoir actuel. Ce dossier de corruption a été vivement dénoncé par Espérance. Cette attaque armée constitue une tentative visant à faire taire l’organisme de droits humains, affirme Odigé.

 

Plus d’une centaine de morts enregistrés en Haïti, entre janvier et mars 2018

106 décès, dont 70 par balles, ont été recensés en Haïti, entre janvier et mars 2018, indique la Commission épiscopale Justice et Paix (JILAP) de l’Église catholique romaine. Une recrudescence de l’insécurité est notamment constatée à Port-au-Prince, à Carrefour et à Pétion-Ville où il y a eu plus de morts, fait savoir Rovelson Apollon de la JILAP. Cette insécurité résulte de l’irresponsabilité des autorités, notamment des hommes politiques et d’affaires qui participent au trafic d’armes, alimentant les gangs, critique-t-il. L’absence de contrôle de la frontière haïtiano-dominicaine par les autorités haïtiennes serait aussi à la base du trafic d’armes dans le pays, signale JILAP. L’État perdrait chaque année plusieurs millions de gourdes à cause du rançonnement orchestré par des gangs dans les marchés publics, poursuit-elle. Elle juge irresponsable la récente déclaration du premier ministre Jack Guy Lafontant, selon laquelle, Haïti est un pays sécuritaire, alors que l´insécurité est en augmentation.

 

Manifestation contre le maire des Cayes, Jean G. Fortuné

Des centaines d’occupants du Marché en Fer de la ville des Cayes ont repris, le jeudi 26 avril, le macadam pour dénoncer le plan jugé « macabre » du maire Jean Gabriel Fortuné. Le premier citoyen de la métropole du Sud souhaite à tout prix déloger les marchands sans leur offrir une perspective de relocalisation qui répond à leurs critères, rétorquent plusieurs d’entre eux au correspondant de la rédaction de Loop Haïti. Le 27 mars dernier, les « présumées » victimes avaient amorcé cette série de protestations contre un édile qui ne jure que par la démolition du principal centre d’activités de plusieurs milliers de citoyennes et de citoyens dans la commune. « Toutefois, durant la période de campagne électorale, Fortuné avait annoncé son désir de déplacer le Marché en Fer de son lieu actuel », avoue notre correspondant, sans le défendre pour autant. « Il voulait substituer le Marché par une place publique », nous explique-t-il.

 

Nérilia Mondésir, l’espoir de toute une nation

La joueuse de moins de 20 ans, Nérilia Mondésir, fait couler beaucoup d’encre depuis la qualification des Grenadières pour la Coupe du monde France 2018, en août prochain. L’attaquante haïtienne qui évolue avec les moins de 19 ans à Montpellier en France, est sans doute la superstar de l’équipe haïtienne des moins de 20 ans. Dans une interview accordée à nos collègues de la presse française, Nérilia Mondésir avoue qu’elle a toujours voulu jouer au foot depuis toute petite. « Au début, je faisais du judo », raconte-t-elle. « Mais parallèlement, j’ai toujours fait du foot », confie-t-elle. Nérilia Mondésir est très forte techniquement, elle a une puissance de jeu incroyable, une vision aiguisée et un sens de but parfait. Le milieu offensif a été élu meilleure joueuse du tournoi aux Îles Caïman avec sa sélection nationale. Elle y a obtenu le soulier d’or (meilleure buteuse de la compétition). Par la suite, Nérilia Mondésir faisait partie de l’équipe type de la dernière phase finale des éliminatoires de la Coupe de monde des moins de 20 ans. Âgée seulement de 18 ans, Nérilia Mondésir a pratiquement tout pour réussir en Europe.

 

La ville de Saint-Marc fête son 323e anniversaire

La ville de Saint Marc a fêté la semaine dernière son 323e anniversaire. Le Baltimore de Saint-Marc a offert à la ville un joli cadeau d’anniversaire avec une victoire contre l’équipe de Ouanaminthe. Native de Saint-Marc, la ministre du Tourisme, madame Colombe Émilie Jessy Menos, dans un message pré-enregistré, a formulé ses vœux de bonheur aux habitants de la Cité de Nissage Saget. Elle invite les citoyens à venir s’amuser dans la paix et la sécurité. La commune de Saint-Marc est peuplée de près de 250 000 habitants, selon un récent recensement par estimation.

 

Le Dominicain « kidnappé » en Haïti, accusé de mensonge

Une semaine après que sa famille ait déclaré à la Police qu’il avait été kidnappé en Haïti, le Dominicain Kairon Antonio Peralta Arias a réussi à s’échapper. « Quelle chance ! », s’exclame le journal en ligne, Dando. Après l’évasion, les questionnements. Comment ce chauffeur dominicain de 31 ans a-t-il fait pour glisser comme un serpent des mains de ses ravisseurs – qui réclamaient 50 000 dollars en échange de sa libération -, traverser la frontière et rentrer chez lui, sans même une égratignure ? Un mystère, écrivent plusieurs observateurs dominicains et haïtiens. Beaucoup de gens se questionnent sur ce qui s’est réellement passé durant ces derniers jours. Si Kairon est revenu, les larmes aux yeux, dans son pays pour le bonheur de ses proches et amis, certains croient plutôt qu’il s’agit d’un film bien monté. Il aurait plutôt mis en scène son kidnapping, après avoir vendu le bus de la compagnie pour laquelle il travaille. Ces allégations sont rejetées par sa famille qui se dit « chrétienne ». Convoqué par la Police, le père du conducteur, Antonio Peralta Segundo a déclaré : « Mon fils n’est pas un criminel, par la grâce de Dieu, nous sommes chrétiens », en présence de sa femme, Nelis Rondon, et de la femme de Kairon.

Jean Hervé Altidor/Emmanuel Saintus

Haitian Creole ad cec 1

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