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Nouvelles en bref – 9-15 Février 2020

Un braqueur abattu dans les Nippes

Davidson Otaris (29 ans) a été abattu le jeudi 6 février, vers 5 heures du matin, à Calbassier, dans le département des Nippes, lors d’un échange de tirs avec les policiers de Miragoâne, après avoir braqué plusieurs véhicules.

 Coronavirus: bilan mondial du 7 février

Le vendredi 7 février 2020, par rapport au jeudi 6 février :

  • 31 515 personnes contaminées (cas confirmés +11,2%),
  • 638 morts (+12,9%) et 1 665 (+27,7% personnes guéries, soit 2,6 fois plus que de décès).

 Exportations haïtiennes en 2019

Les exportations haïtiennes vers les États-Unis pour l’année 2019, tous biens confondus, s’élèvent à 1 milliard 61 millions de dollars américains, une augmentation de 7% ; dont 1 milliard et 8 millions provenant du secteur textile (95% de toutes les exportations).

 Centre ambulancier: bilan mensuel

Selon les statistiques des urgences du Centre Ambulancier National pour le mois de janvier, le Centre a pris en charge 253 cas d’accidents sur la voie publique, 44 cas de blessures par balles, 55 cas d’autres blessures et fractures, 494 cas d’urgences obstétricales, 308 cas de diarrhées, vomissements et douleurs et 193 cas de maladies chroniques.

 Monferrier Dorval, nouveau bâtonnier

À la Cour de Cassation, à l’issue des élections de l’Ordre des Avocats de Port-au-Prince, le jeudi 6 février, Me Monferrier Dorval a été élu nouveau bâtonnier avec 228 voix, devançant largement ses concurrents: Me Stanley Gaston (146 voix) et Me Jacquenet Oxilus (150 voix). Me Monferrier Dorval remplace, à ce poste, Me Stanley Gaston qui a brigué deux mandats à la tête du Barreau.

 Accord de partenariat entre Taïwan et la Cour de Cassation

Bang-Zyh Liu, l’Ambassadeur de Taïwan, et Me René Sylvestre, Président de la Cour de Cassation, ont signé une Convention de Partenariat portant sur l’appui au bon fonctionnement logistique de la Cour.

 Les autorités de Croix-des-Bouquets sauvent l’École de l’Avenir

Déguerpie le samedi 8 février dans l’après-midi, sur ordre d’un juge de paix, l’École de l’Avenir, une institution scolaire, privée, située à Lathan, dans la commune de Croix-des-Bouquets, a recouvré son local, le dimanche 9 février, suite à une intervention des plus hautes autorités judiciaires et locales. Au grand dam de la directrice de l’institution, Sandra Célestin Raymond, des 300 élèves fréquentant l’École de l’Avenir ainsi que de leurs parents, un juge de paix avait ordonné, le samedi 8 février, dans l’après-midi, le déguerpissement de l’école du local qu’elle occupe depuis neuf ans. Tout le mobilier de l’institution était jeté dans la rue, dans l’après-midi du samedi 1er février. Solidaires des membres de la direction, des parents et des résidents ont eu le temps de sauver ce qui pouvait l’être. C’est aussi un parent qui a informé le maire principal de Croix-des-Bouquets, Rony Colin, de l’action judiciaire contre l’établissement, en pleine année scolaire. « Étant le premier citoyen de la commune, je ne pouvais pas accepter que les élèves perdent l’année scolaire », a déclaré Rony Colin, pour justifier la suite positive et célère accordée à la requête du parent.

 L’UEH et le MENFP signent un protocole d’accord

Un nouveau pas vient d’être franchi dans les relations entre le ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle et l’Université d’État d’Haïti. Le ministre Pierre Josué Agénor Cadet et le recteur de l’UEH, Fritz Deshommes, ont signé, le lundi 3 février 2020, un protocole d’accord initiant une coopération technique et scientifique, devant inclure la formation, la recherche et le partage de ressources éducatives entre les deux institutions. La cérémonie s’est déroulée en présence des vice-recteurs aux affaires académiques et à la recherche de l’UEH, Hérold Toussaint et Jacques Blaise, du titulaire de la Direction de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Paul Yves Fausner, et d’autres cadres du ministère de l’Éducation nationale. Ce protocole est le fruit de plusieurs échanges entre les responsables du MENFP et de l’UEH. Le ministre Pierre Josué Agénor Cadet se réjouit de la signature de ce protocole qui devra accoucher des projets éducatifs qui nécessiteront le partage d’expériences entre les deux institutions. Pour le numéro un du MENFP, il s’agit d’une avancée majeure dans le cadre du partage des savoirs, des compétences et des ressources entre des institutions publiques, au bénéfice de la jeunesse et de la collectivité en général. « Ce partenariat stratégique permet d’inaugurer de nouvelles opportunités pour le ministère et l’UEH, notamment pour les étudiants qui vont pouvoir bénéficier de stages académiques ainsi que des lauréats du bac qui auront maintenant un accès direct à l’UEH, sans passer par les concours d’entrée », fait savoir le ministre.

 Violences sexuelles en hausse dans la Grand’Anse

Plusieurs institutions œuvrant pour le respect des droits des femmes et des filles telles que: BPM, IBESR, IDETTE et le MCFDF, ont présenté le bilan annuel des cas de violences sexuelles enregistrés dans le département de la Grand’Anse au cours de l’année 2019. Une hausse de 7 % a été observée en 2019, par rapport à l’année précédente. Comme en 2018, les violences sexuelles ont été encore en forte hausse. 2019 a été une année de records, en termes de plaintes pour viols et agressions sexuelles, avec plus de 123 faits enregistrés, s’expliquant par un changement de comportement des parents et des victimes qui osent davantage déposer une plainte que par le passé. D’après les dernières données statistiques de BPM, IDETTE, IBESR et le MCFDF, 123 cas de violences sexuelles ont été enregistrés de janvier à décembre, contre 103 en 2018. Ils ont souligné en outre que cette augmentation des violences sexuelles enregistrée « s’inscrit dans un contexte d’amélioration des conditions d’accueil des victimes par les services ». Ces violences sexuelles incluent les viols sur femmes majeures et mineures ainsi que les faits de harcèlement sexuel et d’agression sexuelle sur majeurs et mineurs.

 Harcèlement à l’UEH

Face aux multiples dénonciations d’actes de violences sexuelles dont sont victimes des jeunes femmes au sein de plusieurs facultés de l’Université d’État d’Haïti, le Conseil Exécutif de l’Université d’État d’Haïti (CUEH), imploré, a informé le Conseil de l’Université de la création d’une commission d’enquête, devant statuer sur la question. C’est ce qu’a fait savoir le rectorat de l’UEH, dans une note publiée le 30 janvier 2020. Les responsables de l’Université d’État d’Haïti ont fait le choix de: « Mona Jean, professeure à la Faculté des sciences humaines et à la Faculté des droits et des sciences économiques, de Nadève Ménard, de l’École normale supérieure, et de Marc Félix Civil, de la Faculté de médecine et de pharmacie et de la Faculté d’ethnologie », pour composer cette commission chargée de faire la lumière sur cette affaire. En effet, le voile est tombé sur des cas de violences sexuelles ou de harcèlement dont fait l’objet la gent féminine fréquentant plusieurs entités de l’UEH, après qu’une ancienne étudiante de la Faculté des sciences humaines ait décidé de publier un texte sur son compte Facebook pour dénoncer ces pratiques de violences, souvent maquillées, exercées notamment sur des jeunes filles, se laissant prendre aux pièges du jeu de l’évangile de l’émancipation, exposé aux étudiants dès leur entrée dans les espaces universitaires.

 L’École normale supérieure: des fonds pour sa reconstruction

L’École normale supérieure (ENS) n’a jamais été traitée en priorité dans les plans de reconstruction après le séisme du 12 janvier 2010. Étudiants, professeurs, membres de la direction s’agglutinent dans les allées des petites salles construites en dur depuis deux ans pour remplacer les hangars délabrés. L’inconfort est manifeste. Les sillons entre les salles servent souvent de réfectoire aux étudiants. Les cours s’organisent tant bien que mal. De leur côté, les responsables de l’ENS ne cachent pas leur insatisfaction pour la façon dont le dossier de reconstruction a été géré jusqu’ici. En sept ans, l’ENS a seulement bouclé une première vers la reconstruction de ses bâtiments, en faisant l’acquisition du terrain où était érigé l’hôtel Castel Haïti qui s’est effondré lors du séisme. Ce terrain a coûté environ 50 millions de gourdes. Ces fonds proviennent du ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP) et du rectorat de l’Université d’État d’Haïti (UEH). La dernière contribution a été tirée du budget de l’école, l’année dernière, a indiqué le directeur des affaires administratives, Alvarès Louis. Entre-temps, les responsables de l’École normale supérieure (ENS) continuent de faire preuve de patience.

 Des directions départementales dotées de matériel roulant

Le ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP), de concert avec l’UNICEF, a fait don de 14 motocyclettes de marque Honda 125 et de kits scolaires à trois Directions départementales d’éducation (DDE). Il s’agit du département du Sud-Est, qui en a reçu 6 ; du Nord et du Nord-Est, qui ont chacun reçu 4 motocyclettes. Selon les responsables, ce matériel roulant va faciliter le travail des inspecteurs scolaires dans les régions reculées du pays. 45 000 kits scolaires ont été distribués également par l’UNICEF à des scolarisés nécessiteux, dans divers endroits du pays.

 3e anniversaire de la publication de la loi sur la fortification alimentaire

L’Unité de Nutrition du ministère de la Santé publique et de la Population (MSPP), avec l’appui du projet RANFOSE, a commémoré, le jeudi 6 février 2020 le troisième anniversaire de la publication de la loi sur la fortification alimentaire. Le MSPP a encouragé les autres producteurs à lui emboîter le pas, en vue de rendre disponibles et accessibles, des produits fortifiés sur tout le territoire national. C’était aussi l’occasion de lancer un concours de jingle, à l’intention des jeunes artistes du pays, âgés entre 18 et 24 ans, dans le but de promouvoir la consommation des produits fortifiés par la population.

 Détérioration du climat de sécurité

La Plateforme des associations (d’opérateurs) de machines, de motocyclettes et des taxis d’Haïti (PLAMMOTAH) a dénoncé le climat d’insécurité qui règne à travers le pays. Au cours d’une conférence de presse donnée le jeudi 6 février 2020, le secrétaire général de la PLAMMOTAH, Jean Charles Dieunaire, a expliqué que les chauffeurs sont parmi les premières victimes des actes de banditisme. Tout en appelant à prendre des mesures pour freiner les bandits, le coordonnateur général de la plateforme, Mackenzie Juste, a invité tous les secteurs de la vie nationale à prendre le chemin du dialogue pour sortir le pays de cette crise socio-politique.

 La FENAMH condamne

La Fédération Nationale des Maires d’Haïti (FENAMH), dans une note publique, a dit condamner, avec la dernière rigueur, les actes de vandalisme perpétrés, le lundi 3 février 2020, sur les locaux de la mairie de Croix-des-Bouquets par des individus malintentionnés, mettant en danger la vie des membres du conseil municipal, des employés et des habitants. Le signataire de cette note, le maire de Carrefour, Jude Édouard Pierre, a exigé des autorités policières et judiciaires de prendre des mesures afin de garantir la sécurité du maire, Rony Colin, et de ses assesseurs, des membres de leurs familles, des employés, ainsi que de l’hôtel de ville.

 Les deux enfants kidnappés libérés

Contre une rançon de 200 000 gourdes, les deux enfants du pasteur Fritznel Joseph Gracia ont été libérés, le mercredi 5 février. Saika Désir et son fils Dougue Mendel Joseph Gracia, qui ont été enlevés le lundi 3 février, sont sains et saufs, a fait savoir leur père, tout heureux. Les ravisseurs ont abandonné les enfants au bord d’une rivière, à Hinche.

 Trois ans d’échecs selon le PREH

Francisco Delacruz, coordonnateur général du Parti politique rénovateur haïtien (PREH), a critiqué le bilan des trois ans passés au pouvoir du chef de l’État Jovenel Moïse. Qualifiant de fiasco, la gestion du pouvoir en place, l’ancien parlementaire a dénoncé l’incompétence de l’Exécutif pour n’avoir pas pu doter le pays d’un budget, depuis l’installation du président, ni réalisé aucune élection. Face à l’impuissance, des autorités en place, contre l’insécurité, l’ancien sénateur du Centre a fait un plaidoyer pour la tenue d’élections anticipées.

 Les membres des CASEC du Sud-Est protestent

Les membres des CASEC de 50 sections communales du Sud-Est ont entamé une marche pacifique, le jeudi 6 février 2020, dans la cour du Bureau régional des finances à Jacmel, pour réclamer les arriérés de salaire de près de 7 mois et une allocation de 731 millions de gourdes, allouée à un projet dont le contrat a été signé l’année dernière avec le ministère de la Planification. Les protestataires ont brandi la menace d’intenter une action en justice contre le ministère des Finances pour ne pas avoir honoré son engagement et accordent un délai de deux semaines aux autorités pour payer les agents communaux.

 Un présumé violeur, arrêté

Trois jours après le viol collectif de cinq femmes voyageant à bord d’un bus se rendant à Ouanaminthe, les autorités policières du Centre ont lancé un coup de filet ayant abouti à l’arrestation de Viltéma Saint-Louis, alias Bidòl, l’un des présumés auteurs du viol collectif du 2 février, dans le bas Plateau Central. Le présumé violeur, arrêté le mercredi 5 février à Pignon, avait été libéré de prison, il y a une quinzaine de jours, d’après radio Vision 2000.

 Plan de réponse contre l’insécurité alimentaire

La Coordination nationale de la sécurité alimentaire (CNSA), de concert avec le ministère des Affaires sociales et du Travail (MAST), a présenté, le mardi 4 février 2020, le plan de réponse d’urgence à la situation d’insécurité alimentaire en Haïti, 2019-2020. L’objectif de ce plan consiste à concevoir et à mettre en place des actions visant à améliorer les conditions de vie de 3,7 millions de personnes dont environ un million sont en situation d’urgence alimentaire, tant en milieu rural qu’urbain. Dans son intervention, le coordonnateur national de la sécurité alimentaire, Harmel Cazeau, a rappelé que près de 4,10 millions d’Haïtiens, représentant 40% de la population, sont actuellement en situation d’insécurité alimentaire.

 Assassinat d’un homme d’affaires

L’homme d’affaires Michel Baptiste, propriétaire du restaurant Don Bosco, a été retrouvé mort, le mardi 4 février, à l’angle des rues Charéron et de l’Enterrement. L’entrepreneur a été tué de plusieurs balles. Selon des témoins, la victime voulait échapper à une tentative de kidnapping.

 67 ressortissants haïtiens, expulsés du Mexique

Le gouvernement mexicain a rapatrié 67 ressortissants haïtiens en situation migratoire irrégulière. 34 hommes, 15 femmes et 14 mineurs ont été expulsés du pays, ont fait savoir les autorités migratoires mexicaines. À bord du Boeing 727 de la police fédérale, les Haïtiens étaient accompagnés de 13 policiers, 11 agents des migrations et 11 militaires de la Garde nationale. Il s’agissait d’un encadrement conséquent, visant à éviter une mutinerie ou des violences, comme c’était le cas en juin 2019.

 Le chef de l’État a fait 13 fautes graves, selon le RDNP

Éric Jean-Baptiste, secrétaire général du Rassemblement des Démocrates Nationaux Progressistes (RDNP), a critiqué le maigre bilan des trois années du pouvoir de Jovenel Moïse. L’ancien candidat à la présidence, évoquant quelques actions du gouvernement, a dit relever 13 fautes graves de la part de l’Exécutif qui n’a respecté aucune de ses promesses de campagne.

 Taïwan apporte son soutien au BSEIPH

174 chaises roulantes, 630 béquilles, 1000 cannes anglaises, 360 déambulateurs et 800 cannes blanches ont été remis au bureau du BSEIPH, le mercredi 5 février 2020, par Taïwan. Ce matériel adapté est destiné à près de 2964 personnes vivant avec un handicap. Gérald Oriol Jr., secrétaire d’État pour l’Intégration des personnes handicapées, a salué ce geste de la part de l’ambassadeur taïwanais Bang-Zyh LIU, qui, selon lui, va permettre à l’État haïtien de répondre de manière efficace aux conditions difficiles des personnes à besoins spéciaux.

 L’AKA pour l’émancipation du créole au sein des administrations

Les responsables de l’Akademi Kreyòl Ayisyen (AKA), en conférence de presse le mercredi 5 février 2020, ont lancé les activités commémoratives de la Journée internationale de la langue maternelle, le 21 février prochain. «Respekte lang manman timoun yo, se respekte dwa yo », tel est le thème d’une série d’activités dont des conférences, des ateliers, des expositions de livres, des séances de formation qui seront organisés à l’intention des enseignants qui se tiendront au cours d’un mois. Monseigneur Pierre André Pierre, président du conseil d’administration de l’AKA, a fait un plaidoyer envers tous les secteurs, les institutions publiques et privées, les invitant à collaborer, en vue de rendre accessibles les documents, dans la langue maternelle, accordant ainsi le droit linguistique à chaque citoyen.

 Collecte de sang à Petite-Place-Cazeau

À l’initiative de la Mémorial Clinique, une journée de collecte de sang se tenait en son siège, à Petite-Place-Cazeau, le jeudi 6 février 2020. Les responsables du centre sanitaire disent compter sur la population pour venir faire un don de sang.

Altidor Jean Hervé

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