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Le PPN se questionne sur les promesses non tenues du pouvoir «Tèt kale»

Le Parti Populaire National (PPN), à travers sa branche régionale du Nord, a présenté une conférence à la presse, le mercredi 5 février 2020. Selon Daniel Lamour, de la commission politique du département, il s’agit pour le parti (PPN) de marquer le symbolisme de la date historique du 7 février et, du coup, de faire la radiographie de la situation de la ville du Cap-Haïtien qui aura à célébrer, cette année, le 350ème anniversaire de sa fondation. Darwin Saint-Julien, secrétaire du département du Nord pour le Parti Populaire National et présentateur de la déclaration de presse, a fait le bilan des 34 ans de transition politique du pays. Le dirigeant a expliqué clairement que le peuple haïtien s’était mobilisé pour renverser le régime des Duvalier, dans la perspective de se démarquer de la dictature sanguinaire et de permettre à ce qu’Haïti puisse entrer dans la voie de la démocratie et de sortir de l’ornière du sous-développement. Selon le constat du Parti Populaire National (PPN), la situation du peuple s’aggrave et les masses populaires sont dans un état tristement lamentable. La misère augmente considérablement et l’insécurité bat son plein, les enfants défavorisés ont de la peine à bénéficier du pain de l’instruction et de l’éducation au rabais. Darwin Saint-Julien a, entre autres, touché la situation de la ville du Cap-Haïtien, à la veille des 350 années de la fondation de cette ville. Où sont passées les promesses du régime «Tèt kale» à l’endroit de la population du Cap, se demandent les responsables régionaux du parti politique PPN. L’ancienne capitale qui se faisait appelé «Perle des Antilles» par la France coloniale est, aujourd’hui, dans un piteux état. D’après Darwin, il n’y a pas d’innovation en termes d’infrastructures routières; des constructions anarchiques s’étalent sur les hauteurs de la ville et des zones côtières, et la ville est très vulnérable, face aux risques d’inondation dans les périodes pluvieuses. La boue gangrène les artères et les rues. Cette dégradation de l’environnement a de conséquences néfastes sur l’ensemble de la ville; les rues sont obstruées par les alluvions, les détritus éparpillés un peu partout dans la cité Capoise. La circulation est complètement impossible et l’État ne fait rien pour décongestionner la ville. Sur ce, le Parti Populaire National (PPN) dresse tout un cahier de revendications à l’endroit des responsables de l’État Haïtien. Premièrement, le PPN exige la construction d’un lycée technique moderne, à l’occasion des 350 ans de fondation de la ville du Cap. De plus, le Parti demande la réhabilitation de la route Cap-Limbé, le drainage de la Rivière du Haut-du-Cap pour soulager la population des cités avoisinantes telles: Cité du peuple, Vertières, Cité Chauvel, Champin, Zo Vincent, EPPLS, etc. Le PPN plaide aussi en faveur d’une bonne gestion des résidus solides et du maintien des canaux. Enfin, le Parti Populaire National dit attendre des actes concrets de la part du Pouvoir, pour résoudre les problèmes du black-out et de l’insécurité. Questionné par la presse sur la question de l’insécurité, Darwin Saint-Julien dénonce les actes de violence et d’abus sexuel perpétrés sur les membres de la population, en ces derniers jours. Le dirigeant du Parti Populaire exige que l’État prenne ses responsabilités pour protéger la population contre les malfrats. Pour terminer, Darwin Saint-Julien fait appel aux secteurs progressistes, aux organisations à caractère social et culturel, aux patriotes conséquents, de se joindre au Parti Populaire National (PPN), pour forcer l’État irresponsable à assumer ses responsabilités à l’endroit du peuple haïtien.

Emmanuel Saintus

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