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La réalité économique en dents de scie

Une rencontre a été tenue au Palais national, entre le Président de la République et les directeurs agricoles communaux. Cette rencontre s’est déroulée en présence du Premier Ministre, Jean-Michel Lapin, du ministre et du directeur général du ministère de l’Agriculture, des Ressources naturelles et du Développement rural, respectivement Jobert C. Angrand et Branly Eugène. C’était l’occasion de discuter des problèmes auxquels est confronté le secteur agricole, et des dispositions prises par l’administration en place pour résoudre certains problèmes. Le pays est en pleine campagne d’hiver, la deuxième campagne agricole du pays, en termes d’importance. C’est le moment choisi par le chef de l’État, Jovenel Moïse, pour rencontrer les responsables des 95 bureaux agricoles communaux du pays. Le Président voulait s’enquérir de la situation du secteur et il n’y a pas de meilleurs porte-parole que ces derniers qui exécutent un travail de proximité avec les principaux concernés: les agriculteurs. Cette activité a bien plu à ces agronomes. Le Président n’a pas raté l’occasion de rappeler, aux jeunes techniciens présents, leur importance dans le processus de développement du secteur agricole. Des données ont été partagées sur les campagnes agricoles. Jovenel Moïse semble se montrer très sensible à ce qui se passe dans ce secteur qu’il fait d’ailleurs l’une de ses principales priorités. Parallèlement, Haïti a réalisé des progrès en dents de scie. Son score de 34,7 en 2019, dans l’Indice mondial de la faim (GHI, en anglais), place Haïti en 111e position sur 117 pays qualifiés et le place au septième rang des scores GHI les plus élevés cette année, parmi tous les pays présents dans le rapport de l’ONG allemande Welthungerhilfe, pour lesquels des données adéquates sont disponibles pour leur permettre d’y figurer. «Le score élevé d’Haïti est principalement dû à son taux de sous-alimentation, qui est la troisième valeur la plus élevée dans le rapport de cette année. À 49,3%, le taux de sous-alimentation d’Haïti en 2016-2018 est presque identique à celui de 2009-2011 (49,5%), ce qui montre qu’environ la moitié de la population n’est pas en mesure de satisfaire régulièrement ses besoins caloriques minimaux», révèle cet indice réalisé sous forme de rapport et qui dresse le classement, à la fois des pays les plus touchés et les moins touchés par la sous-nutrition dans le monde. Selon l’Indice de la faim dans le monde 2019, Haïti souffre d’un niveau de faim alarmant, en témoigne son score de 34,7. Comparé à 2000, le rapport de GHI montre un recul de 8 points (42,7 en 2000), tandis qu’en 2005 le score d’Haïti était de 45,1 et de 48,8 en 2010. Ces différents scores montrent une certaine amélioration dans la lutte contre la faim en Haïti. Comme nous venons de le voir ci-dessus, son score GHI 2005 était supérieur à celui de 2000, et son score de 2010 était encore plus élevé, indiquant une augmentation de la faim et de la dénutrition, mais son score de 2019 est tombé à 34,7, soit la plus faible valeur observée dans la série chronologique depuis 2000.

Altidor Jean Hervé

 

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