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La Police, à fond, contre l’insécurité grandissante, malgré…

L’offensive des forces de l’ordre a permis au gouvernement d’obtenir des résultats probants, dans le cadre des efforts pour rétablir un climat sécuritaire. Au cours des deux dernières semaines, 19 armes à feu ont été saisies, et 35 personnes accusées d’implication dans des groupes armés ont été appréhendées. 2 présumés bandits ont été tués, lors d’affrontement avec les forces de l’ordre, à Delmas. Par ailleurs, certaines sources font état de l’arrestation de plusieurs individus armés au Carrefour Marasa. Le porte-parole de la Police, Michel-Ange Louis-Jeune, a réitéré la détermination des autorités policières à poursuivre l’offensive, dans le cadre de l’opération: «Toile d’araignée.» C’est un bilan plutôt rassurant pour la population. Néanmoins, les actes de banditisme continue d’augmenter et même la PNH n’est pas exemptée. Ainsi la direction générale de la Police nationale d’Haïti (PNH) se dit consternée par la disparition brutale de l’inspecteur général, Michaël V. Licius, ignoblement assassiné dans la soirée du dimanche 1er décembre 2019, non loin de sa résidence privée, à Vivy Michel, à Pétion-Ville. Michaël Licius était un «valeureux officier» qui a su mériter l’admiration des membres de l’État-major et de tous les agents qui ont eu le privilège de travailler sous ses ordres, rappelle la PNH, dans une note. La direction générale de la Police nationale d’Haïti salue le parcours de combattant du défunt inspecteur général qui, «durant sa carrière, n’a jamais reculé devant les obstacles, pour répondre à l’appel du devoir, consistant à protéger et à servir la population haïtienne». Les organismes de défense de droits humains ont exprimé, eux aussi, leur consternation, suite à l’assassinat de l’inspecteur général Michaël V. Licius, ancien directeur central de la police judiciaire. «Nous sommes consternés et tristes», a déclaré, à l’agence en ligne AlterPresse, Pierre Espérance, directeur exécutif du Réseau national de défense des droits humains (RNDDH). «C’est un coup dur pour l’institution policière qui fait face à une insécurité infernale. 44 policiers ont été tués au cours de cette année, alors que, durant les 3 années précédentes, on n’avait enregistré qu’une moyenne de 15 policiers tués», a-t-il fait savoir. Antonal Mortimé, codirecteur de Défenseurs Plus, a déploré et a condamné l’assassinat de l’inspecteur divisionnaire. Il a fait part de son inquiétude, suite à la disparition brutale d’un cadre haut placé de la police «qui disposait d’informations sensibles et importantes pour la police et le pays». «Michaël Licius a sacrifié sa vie pour la police nationale d’Haïti», a dit, de son côté, Marie Yolène Gilles, directrice exécutive de la Fondation Je Klere (FJKL). «Il avait traqué beaucoup de bandits, de dealers de drogue et de kidnappeurs, afin de donner des résultats au niveau de la Direction centrale de la police judiciaire», ajoute-t-elle. Les défenseurs de droits humains adressent leurs sympathies à la police et réclament une enquête sérieuse, afin que justice soit faite et que la famille obtienne réparations.

Parallèlement, la Police nationale d’Haïti (PNH) a procédé, du vendredi 22 novembre au mercredi 4 décembre 2019, à l’arrestation de 35 personnes, la saisie de 14 armes à feu et de 1,125 munitions, dans le cadre de son opération baptisée «Toile d’araignée». C’est ce qu’a fait savoir Michel-Ange Louis Jeune, porte-parole de la PNH, lors d’une conférence de presse, donnée ce mercredi 4 décembre 2019. Entre autres, la police dit avoir confisqué 9 armes à feu, 951 cartouches et 2 grenades lacrymogènes, en possession de l’ancien député Arnel Bélizaire et consorts.

Altidor Jean Hervé

 

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