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Jacques Duroseau, accusé de trafic d’armes

Le marine américain, d’origine haïtienne, a été accusé de contrebande d’armes illégales en Haïti. Jacques Yves Duroseau est accusé de trafic d’armes, par un tribunal fédéral en Caroline du Nord. Il est accusé d’avoir volé, de Caroline du Nord à Haïti, avec huit armes à feu dans ses bagages et, sans autorisation, de les transporter. Le mardi 12 novembre 2019, dans l’après-midi, à l’aéroport Toussaint Louverture (Port-au-Prince), la police haïtienne a arrêté pour détention de pistolets et de fusils d’assaut découverts dans ses bagages par des agents de l’immigration, un homme en provenance des États-Unis d’Amérique. Il s’agissait de Jacques Yves Duroseau, ancien marine américain, arrivé de l’aéroport international de Miami, à bord du vol 949 d’American Airlines, aux environs de 2 heures de l’après-midi. Après l’interpellation de Duroseau par la Brigade de lutte contre le trafic de stupéfiants (BLTS), les autorités avaient découvert dans les bagages de Jacques Yves Duroseau, cinq (5) «pistolets», deux (2) fusils d’assaut ainsi que des drones. Également, à l’aéroport, un frère de Duroseau était venu l’attendre. Ce dernier avait aussi été arrêté par la police. Duroseau et une autre personne non identifiée ont volé de New Bern, en Caroline du Nord, à Port-au-Prince, le 11 novembre, avec deux conteneurs en plastique remplis d’armes à feu et un autre conteneur rempli de munitions, selon la plainte. Il avait rempli un formulaire d’American Airlines déclarant qu’il portait des armes vides, mais il n’avait pas obtenu l’autorisation du Corps des marines, pour quitter le pays ni l’autorisation des autorités américaines d’exporter des armes à feu, selon la plainte signée par l’agent de sécurité nationale Charles Cuisine. Les autorités haïtiennes ont arrêté Duroseau et ont ensuite été interrogées par le service des enquêtes criminelles de la marine américaine. Jacques Yves Duroseau accusé de trafic d’armes en Haïti, a déclaré qu’il voulait seulement aider à former l’armée haïtienne, à améliorer son objectif et à vaincre les «malfaiteurs». Selon la plainte, Duroseau a déclaré aux agents qu’il s’était rendu en Haïti «pour vaincre les malfaiteurs qui causaient l’instabilité». En ce qui concerne les armes, le marine a déclaré: «j’ai choisi chacune d’entre elles» pour enseigner le but de l’armée haïtienne, dit le texte. Les autorités affirment qu’au moins certaines des armes ont été achetées en Caroline du Nord et en Virginie. Selon Cuisine, Duroseau portait également des gilets pare-balles et un uniforme militaire. La plainte ne révèle pas son rang. Selon le document, l’autre personne aurait dit aux agents que Duroseau «était en contact avec l’ambassade américaine à Haïti, pour leur dire qu’il voulait être président d’Haïti». Les autorités n’ont mentionné aucune accusation portée contre le deuxième individu. Les archives judiciaires ne mentionnent pas si Duroseau a un avocat qui peut le défendre, et le porte-parole du procureur n’a pas immédiatement répondu à un message demandant des commentaires. Un magistrat fédéral a lancé un mandat d’arrêt contre Duroseau, la semaine écoulée. L’accusation n’a pas immédiatement répondu à la question de savoir si Duroseau était rentré aux États-Unis. À rappeler que le 17 février 2019, sept (7) mercenaires américains avaient été arrêtés en Haïti. Quelques jours après, soit le 20 février 2019, les sept (7) mercenaires avaient été libérés et transférés aux États-Unis d’Amérique, sans qu’aucune charge n’ait été retenue par la justice américaine contre ces sept mercenaires, rentrés en Haïti, à partir de leur territoire.

Emmanuel Saintus

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