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L’insécurité étend, un peu plus, ses ailes

En effet, l’ancien ministre, Fritz Jean-Louis,  a été touché par balle, le 13 novembre 2019, au local du CTMO, au Bicentenaire, par l’un des chefs de gang de Grand-Ravine dénommé «Ti Lapli». Cela s’est produit, lors d’une rencontre de négociation pour le compte du pouvoir en place, contrairement aux informations faisant croire qu’il a été attaqué par des vulgaires inconnus. Depuis un certain temps, le nombre de blessés et de morts par balles continue à augmenter, au Bicentenaire, à Bel-Air, comme dans certaines villes de provinces. Des tirs nourris continuent de retentir à longueur de journée, tout en faisant grimper le nombre des victimes.

Dans la commune de Carrefour, notamment à Lamentin 54, un jeune garçon a été tué d’une balle à la tête, le lundi 25 novembre 2019, dans la matinée. En outre, trois personnes ont été abattues par balles, le mardi 19 novembre 2019. Junior Alcé, un jeune homme, de 23 ans, plus connu sous le nom de «Chimbaby», a été tué par balles, dans la soirée, au Bel-Air, quartier populaire, situé au centre-ville de Port-au-Prince, par des individus lourdement armés, non identifiés. 2 personnes mortes et plusieurs autres, blessées par balles, auraient été enregistrées, quand ces individus armés ont ouvert le feu, dans la soirée du mardi 19 novembre 2019, sur les habitants du quartier de Bel-Air. Du lundi 4 au jeudi 7 novembre 2019, 15 personnes mortes et plusieurs autres, blessées par balles, ont été enregistrés dans des attaques armées au quartier de Bel-Air, à Port-au-Prince, a confirmé un rapport du Réseau national de défense des droits humains (RNDDH).

Par ailleurs, un jeune entrepreneur, dénommé Wadner Pressoir, propriétaire de «Crazy Business», a été également assassiné, dans la soirée du mardi 19 novembre, à Damien (au nord de la capitale, Port-au-Prince), par des individus circulant à pied. L’un des agresseurs, identifié par des résidents comme un chef de gangs, a été appréhendé, peu de temps après, par la police nationale, selon les informations disponibles.

Un agent de la 24e promotion de la Police nationale d’Haïti (PNH), Richardson André-Vigne, a été abattu par des individus armés, lors d’une opération policière, menée dans la localité dénommée «Chalon», dans la ville de Miragoâne (département des Nippes).

Dans l’après-midi du lundi 18 novembre 2019, trois personnes sont mortes brûlées vives, à l’intérieur d’un container abritant une boutique, près de Vertières, au Cap-Haïtien. Le fait a été enregistré, après qu’un agent de sécurité de la boutique aurait tiré pour disperser une foule de manifestants antigouvernementaux. Un projectile aurait atteint un adolescent, qui a été, ensuite, transporté d’urgence à l’hôpital. En représailles, des protestataires, en colère, auraient mis le feu dans la boutique. Au moins quatre autres personnes, dont un journaliste, ont été blessées par balles, à Port-au-Prince, lors d’une manifestation de l’opposition contre le pouvoir, le 18 novembre 2019, à l’occasion du 216e anniversaire de la bataille de Vertières. L’ancienne gloire du Racing des Gonaïves, Jacky Apollon, plus connu sous le nom de Ti Jacky, a été retrouvée mort à son domicile, atteint d’un projectile. La nouvelle a été confirmée par Joanès Clairzius, co-fondateur de Radio Trans-Atlantique et ancien secrétaire général du club Racing des Gonaïves. Selon Clairzius, Ti Jacky serait une victime collatérale de la guerre des gangs armés de Raboto et Dekaro. Dans la soirée du 18 novembre, des rafales avaient forcé les résidents à rentrer chez eux. Clairzius suppose, dans une note publiée sur le décès de Ti Jacky, que ce dernier aurait reçu un projectile lors de ces échanges, précisant que l’ancien joueur de Racing a été touché mortellement sur «le flanc droit». Le cadavre de Jacky Apollon a été découvert, grâce à des membres de la population qui, sans nouvelle de leur voisin, ont forcé sa porte. «Il a été retrouvé en position de prière: genoux par terre et la tête sur le lit», a ajouté l’ancien secrétaire.

Des agents de la police nationale d’Haïti (PNH) ont stoppé, le mercredi 20 novembre 2019, trois (3) présumés bandits armés qui opéraient à Thomassin, dans la commune de Pétion-ville. Ces derniers ont été abattus de plusieurs balles aux environs de 11h du matin, entre Thomassin 46 et 48, dans le cadre des échanges de tirs avec des agents de la police nationale d’Haïti (PNH). Les policiers faisaient partie d’une patrouille de la Brigade d’Intervention (BI). Des pistolets ont été retrouvés en possession des trois (3) présumés bandits. D’autre part, Jean Examen dit «Tisson», est le nom d’un présumé bandit appréhendé le mercredi 20 novembre 2019, dans la zone de Torcel, par des agents affectés au commissariat de police de Pernier, commune de Pétion-Ville. On le soupçonnait d’être un membre actif d’un gang armé, opérant dans la zone de Torcel. Selon des informations fournies par le Commissariat de la place, le présumé criminel a été identifié comme celui qui aurait tiré dans le réservoir d’essence du véhicule Terios appartenant à la police nationale d’Haïti (PNH) avant d’y mettre le feu. De plus, il est aussi soupçonné d’implication dans l’incendie d’un engin lourd appartenant au Ministère des Travaux Publics Transport et Communication (MTPTC) qui tentait d’enlever les barricades enflammées au Carrefour de Torcel, en date du lundi 28 octobre 2019 dernier.

Dans la soirée du mercredi 20 novembre 2019, trois personnes ont été tuées et une autre blessée grièvement. Ces cas de meurtre ont été enregistrés dans la 2ème et la 3ème circonscription de Port-au-Prince. Deux, parmi les proies des bandits armés, ont été assassinées à Fort Mercredi. L’autre personne, âgée de 19 ans, a été tuée à Martissant. Roudy Hyppolite qui accompagnait cette dernière en est sorti grièvement blessé. Revenant de la commune de Carrefour, à bord de leur véhicule, ces deux dernières victimes ont été attaquées puis enlevées à proximité de l’église Sainte-Bernadette. Au moment où des hommes armés les conduisaient en leur base, une patrouille policière est apparue. Les malfrats ont alors ouvert le feu afin de s’échapper. Les deux occupants de la voiture ont été atteints de projectiles, l’un est mort et l’autre en est sorti blessé.

D’octobre à date, la police nationale a effectué plus de 200 interpellations et saisi plus d’une vingtaine d’armes à feu, des centaines de munitions et des véhicules. C’est ce qu’a annoncé, le jeudi 21 novembre, le porte-parole, Michel-Ange Louis Jeune, présentant le bilan des opérations de l’institution pour la période en question. Sur une table placée dans la salle de conférence de la Direction Centrale de la Police: «22 armes à feu dont 6 fusils d’assaut saisies; 12 armes artisanales, 5 véhicules confisqués; 525 cartouches confisquées ; 6 chargeurs», a dit Michel-Ange Louis Jeune. Au cours de cette même période, selon le commissaire de police, 221 personnes ont été interpellées, dont le nommé Emmanuel Dorival. Meurtre, assassinat, tentative d’assassinat, association de malfaiteurs, port et détention illégale d’armes, destruction de biens publics et privés… entre autres infractions, sont reprochées à ces individus. Ces chiffres communiqués par la police concernent également les résultats de l’opération baptisée «toile d’araignée», lancée en début de ce mois de novembre. Toile d’araignée vise à prévenir le banditisme et la criminalité, notamment dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince. Par cette initiative, la police entend faciliter également la reprise des activités, après environ dix (10) semaines de paralysie due aux protestations antigouvernementales. Le Centre de renseignement opérationnel de l’institution policière a dénombré plus de cent (100) membres de la population civile, tués, dont neuf (9) par armes blanche, d’octobre à nos jours.

Altidor Jean Hervé

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