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Le temps des diktats est révolu

Toutes les richesses du monde ne suffisent pas à calmer les appétits usurpateurs de l’impérialisme démoniaque. Il faut qu’ils s’approprient le bien et le pouvoir d’autrui. L’Enfer seul aura raison d’eux, pour les réduire à l’état d’expiateurs pour les injustices commises dans cet ici-bas. Mais pourquoi ne craignent-ils pas ce futur certain qui les fauchera pour les emmener dans le monde de la mort ou le Jugement Dernier les asservira pour les envoyer expier leurs injustices en enfer.

Haïti s’enfonce chaque jour un peu plus dans la crise. Des milliers de personnes continuent de descendre dans la rue tant que Jovenel Moïse s’accroche au pouvoir. Mme Kelly Dawn Knight Craft a déclaré être venue pour s’informer de la situation et pour écouter. Alors, elle serait venue pour entendre la voix du peuple qui demande le départ de Jovenel Moïse et le changement de ce système corrompu. En effet, le jeudi 21 novembre, moins de 24 heures après la visite éclair de l’Ambassadrice des États-Unis auprès de Nations Unies, Mme Kelly Dawn Knight Craft, à la tête d’une délégation, Jovenel Moïse a convoqué une réunion au Palais National avec les présidents des autres pouvoirs de l’État, sur la crise sociopolitique que traverse Haïti. Présent à cette rencontre, Me René Silvestre, Président de la Cour de Cassation et du Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire (CSPJ), représentait le pouvoir Judiciaire. Les Présidents du Parlement: Carl Murat Cantave (Sénat) et Gary Bodeau (Chambre des députés), représentants le Pouvoir législatif, étaient présents également à cette réunion avec le Chef de l’État, lui-même, représentant du Pouvoir Exécutif. Jovenel Moïse s’est dit prêt «au dialogue inclusif et veut faire partie de la solution», a rapporté Gary Bodeau, précisant que Moïse souhaite trouver un accord politique inclusif, d’ici la fin de l’année. Par ailleurs, la crise humanitaire et l’insécurité ont également été abordées. Avant de laisser Haïti, l’Ambassadrice Kelly Dawn Knight Craft, dans son communiqué, avait déclaré: «Le Président Jovenel Moïse et les autres leaders élus ont l’obligation de se mettre ensemble, de mettre de côté leurs différences et de chercher une solution inclusive, au bénéfice du peuple haïtien».

Cette visite est qualifiée d’ingérence dans les affaires intérieures d’Haïti par certains groupes de l’opposition, notamment par Me André Michel, Porte-parole de l’opposition du Mouvement Démocratique et Populaire, qui a réitéré la position du mouvement: « Nous ne négocierons pas. Démission et rien d’autre». À son arrivée, la diplomate américaine, accompagnée de sa délégation, s’est entretenue à huis clos au Palais National avec le Président Jovenel Moïse. À l’issue de cette réunion, le Chef de l’État a publié sur son compte officiel Twitter: «Je me suis entretenu avec l’Ambassadrice des États-Unis auprès de l’ONU, Mme Kelly Craft, autour des voies et moyens à mettre en œuvre, dans le cadre d’un dialogue inclusif, en vue de parvenir à une résolution consensuelle de la crise politique que connaît le pays».

Après sa réunion au Palais National, l’Ambassadrice des États-Unis a tenu, dans l’après-midi, à la représentation diplomatique américaine, une séance de travail de près de 2 heures, avec plusieurs leaders politiques dont les sénateurs: Evalière Beauplan, Youri Latortue et Joseph Lambert, l’ex-Sénatrice Edmonde Supplice Beauzile, Coordonnatrice du Parti Fusion, St-Phard Liné Balthazar, Président du PHTK, Joël Vorbe, alias «Pacha» de Fanmi Lavalas. La diplomatie américaine a écouté les différents points de vue et plaidé pour une solution inclusive avec le Président Moïse, une option rejetée par les leaders de l’opposition qui se sont dit contre toute entente avec l’équipe au pouvoir, réitérant leur seule et unique position en ce qui a trait à la démission du Président Moïse. Après son départ d’Haïti en fin d’après-midi, l’Ambassadrice Craft a déclaré, dans un communiqué: «Au cours de ma rencontre aujourd’hui avec Jovenel Moïse, le Président haïtien démocratiquement élu a clairement exprimé son engagement à adresser les besoins urgents de la population, à promouvoir la prospérité économique et à construire un avenir meilleur pour tous les Haïtiens. Mon engagement aux côtés d’autres acteurs politiques et économiques a remis l’accent sur l’urgente nécessité d’encadrer les institutions de l’État haïtien. Un Gouvernement totalement opérationnel doit : Combattre la corruption ; Enquêter sur et poursuivre ceux qui se sont rendus coupables de violations de droits humains, y compris les responsables des tueries à La Saline et au Bel-Air ; Lutter contre le trafic de stupéfiants et la traite des êtres humains. Le Président Moïse et d’autres leaders démocratiquement élus ont l’obligation de se mettre ensemble, de mettre de côté leurs différences et de trouver une solution inclusive pour le bien-être du peuple haïtien. Les États-Unis se tiennent prêts pour les accompagner. Je quitte Haïti avec l’espoir qu’ils surmonteront les défis».

Emmanuel Saintus

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