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Charlot Jeudy, retrouvé mort

Le défenseur des droits LGBTI et fondateur de l’Association Kouraj a été retrouvé mort. Le militant des droits des LGBTI, Charlot Jeudy, a été retrouvé mort, le dimanche 24 novembre, à Port-au-Prince. Le corps sans vie du célèbre militant de la communauté LGBTI (lesbiennes, gays, bisexuelles et bisexuels, transgenres, intersexes) en Haïti, Charlot Jeudy, président exécutif de l’organisation de droits humains, Kouraj, a été retrouvé mort dans son lit, le lundi 25 novembre 2019, à Puits Blain (à l’est de la capitale, Port-au-Prince. Selon d’autres sources, le président de Kouraj, association de défense des droits de la communauté LGBT en Haïti, Charlot Jeudy, a été empoisonné et a été retrouvé mort dans sa résidence. Le cadavre saignait à la bouche, des flegmes blancs lui coulaient au nez et des matières fécales ont été retrouvées dans son lit. Ce qui semblerait être un cas d’empoisonnement, selon la source. Ne voulant pas fournir plus de détails à ce sujet, la famille de Charlot dit attendre de pouvoir faire la lumière sur les circonstances de sa mort. Initiateur du Festival LGBTI «Masimadi», qui avait soulevé un tollé dans les médias, Charlot Jeudy est le fondateur de l’association Kouraj, une structure mise en place pour défendre les personnes homosexuelles dans la société. «Les circonstances de ce meurtre sont encore floues mais c’est une terrible nouvelle pour la communauté et, plus largement, pour les défenseurs des droits humains dans le pays», a expliqué Amélie Baron.

Pour rappel, l’association est en réalité issue d’une première structure: «Ami-ami», qui se battait pour défendre la place des personnes homosexuelles dans la société. Mais à partir du séisme de 2010, les discours homophobes, religieux et conservateurs ont pris de l’ampleur en Haïti. Influencée par des intégristes, l’opinion publique a assimilé la catastrophe naturelle au péché du rapport sexuel entre personnes de même sexe. La structure «Ami-ami» s’est donc rapidement transformée en «Kouraj». L’objectif premier est de dénoncer publiquement ces discours haineux qui n’ont rien à voir avec la réalité. Le 18 décembre 2011, «Kouraj» voyait donc le jour avec une dimension plus politique. La question de l’homophobie et de la transphobie a été portée dans l’espace public. Qu’on les accepte ou pas, les masisi et les madivin sont des concitoyens de la République d’Haïti. En tant que tels, l’État a le devoir de les protéger et de garantir leurs droits. Kouraj travaille également avec la communauté internationale, afin que les traités et conventions puissent devenir une réalité pour les personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, transgenres et intersexes.

Emmanuel Saintus

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