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Haïti: Nouvelles en bref

Radio Zénith fête ses 15 ans d’existence

Très connue pour sa permanence dans la couverture des manifestations de l’opposition, Radio Zénith a fêté, le lundi 18 novembre, ses 15 ans d’existence. À cette occasion, la station dirigée par le maire principal de la Croix-des-Bouquets, Rony Colin, a renouvelé son engagement à soutenir la lutte du peuple haïtien pour le renversement du pouvoir «Tèt Kale». En ce jour, plusieurs personnalités dont l’ex-président provisoire, Jocelerme Privert, ont adressé leurs vœux au média. C’était une journée tout à fait particulière pour les employés de Radio Télé Zénith. Ce lundi 18 novembre, les journalistes de la RTZ étaient pris entre la fête et la manifestation organisée par l’opposition politique, pour forcer le chef de l’État à quitter le pouvoir. Les responsables de l’institution médiatique ont quand même marqué cette date, malgré ce contexte socio-politique particulier dans le pays. La direction de Zénith, fondée le 18 novembre 2004, a pu adresser ses remerciements à ses auditeurs et supporters. «Grâce à vous, nous avons pu traverser les obstacles, surmonter les soubresauts et difficultés. Merci de votre fidélité», peut-on lire sur le compte Twitter du média. Rony Colin, son président directeur général, a, lui aussi, placé ses mots. «Nou pran nesans nan menm dat ak batay Vètyè. Sa vle di, nou pote Ayiti nan nanm nou. Nou se yon ti radyo k ap fè efo pou n sèvi kominote a, moun ki pa gen vwa yo, sa yo rele pye atè yo. N ap kontinye ret nan liy nou», a écrit le premier citoyen de la Croix-des-Bouquets.

 

Intempérie imminente sur Haïti

Le mercredi 20 novembre 2019, les responsables de la protection civile du Cap-Haïtien, dans le Nord d’Haïti, ont signalé la montée des eaux à plusieurs endroits du centre-ville, suite aux averses sur la ville. Cette situation a rendu les habitants inquiets et ils ont tenté, par tous les moyens, de se protéger, ont précisé les responsables de la protection civile. Les problèmes de curage, de canalisation et de nettoyage des canaux sont les principales causes des inondations à répétition dans la deuxième ville du pays. Hormis la ville du Cap, plusieurs autres villes du pays ont connu des averses. Jusqu’au samedi 23 novembre 2019, des averses orageuses se sont abattues sur huit des dix départements géographiques en Haïti, comme l’avait prévu un bulletin de l’Unité hydrométéorologique (UHM). Ces précipitations ont touché le Nord-Est, le Nord, le Nord-Ouest, le Plateau Central, l’Artibonite, le Sud-Est, la Grande-Anse (une partie du Sud-Ouest) et l’Ouest, où se trouve la zone métropolitaine de la capitale, Port-au-Prince. Les vagues ont atteint jusqu’à 9 pieds de hauteur, sur les côtes Nord, 7 pieds de hauteur dans le golfe de la Gonâve (en face de la baie de Port-au-Prince) et 6 pieds de hauteur sur les côtes Sud.

 

Haïti: alerte sur l’insécurité alimentaire

Certaines organisations humanitaires en Haïti ont exprimé leur préoccupation face à l’ampleur de la crise alimentaire, confirmée par la publication des résultats du Cadre Intégré de Classification de la Sécurité Alimentaire (IPC)[1] par la Coordination Nationale de la Sécurité Alimentaire (CNSA) et le Ministère de l’Agriculture. Actuellement, 35% de la population haïtienne a besoin d’une assistance alimentaire de toute urgence, soit 3,67 millions de personnes. Si aucune mesure n’est prise dans l’immédiat, ce sont 4,10 millions de personnes qui seront concernées d’ici mars à juin 2020, soit 40% de la population haïtienne. La hausse des prix des denrées de base, la dépréciation de la gourde par rapport au dollar, et le phénomène de sècheresse, associés aux troubles socio-politiques et à la dégradation des conditions de sécurité, ont largement réduit l’accès à la nourriture des ménages les plus pauvres. Ces derniers sont contraints d’adopter des stratégies de survie négatives, provoquant l’érosion de leurs moyens d’existence. Certaines zones enregistrent des niveaux d’insécurité alimentaire jamais atteints, alors que les organisations humanitaires et les autres acteurs rencontrent de plus en plus de difficultés d’accès, en raison du contexte sécuritaire dégradé. Dans l’aire métropolitaine de Port-au-Prince, le taux de population se trouvant en situation d’urgence et de crise alimentaire varie entre 15 et 50%.

 

Jovenel Moïse fait encore des promesses

En dépit de la situation de paralysie des activités, de la fermeture de certains hôtels et du retrait du ciel d’Haïti de certaines lignes aériennes, le Bureau du Secrétaire d’État à la Communication a informé, le mercredi 20 novembre au soir, que l’État entend accompagner la relance de l’industrie touristique dans le pays. Eddy Jackson Alexis a révélé que cette disposition a été prise par le président Jovenel Moïse qui a eu, une importante réunion avec les membres dirigeants de l’ATH (Association Touristique d’Haïti). L’État s’est engagé à prendre des mesures urgentes, afin de permettre à l’industrie touristique de se refaire une santé, au bénéfice de tous les opérateurs qui dépendent de ce secteur si important de l’économie haïtienne.

 

Programme de stérilisation masculine gratuit

La direction exécutive de L’Association pour la promotion de la famille haïtienne (PROFAMIL) a lancé, le jeudi 21 novembre 2019, une campagne autour de la stérilisation masculine. Durant un mois, les hommes qui veulent utiliser la méthode de vasectomie pourront subir gratuitement l’intervention. Dans le cadre de la célébration de la Journée mondiale de la vasectomie, commémorée chaque 13 novembre, la Direction Exécutive de l’Association pour la Promotion de la Famille Haïtienne (PROFAMIL), a lancé, à Port-au-Prince, une campagne de sensibilisation autour de cette méthode de planification familiale. Le directeur exécutif de la PROFAMIL, Dr Gianni Carlo de Castro, a donné la garantie aux hommes qui auraient peur de la vasectomie, en raison des effets secondaires probables. Jusqu’à cette minute, la science n’a encore révélé aucun problème de santé causé par la vasectomie. La vasectomie est une méthode de stérilisation masculine qui consiste à couper et bloquer les canaux déférents qui transportent les spermatozoïdes à partir des testicules.

 

L’IHSI en grève

L’Institut Haïtien de Statistique et d’Informatique a entamé, depuis plus d’un mois, une grève, en vue de protester contre la nomination de Wilson Fièvre à la tête de cette entité déconcentrée du ministère de l’Économie et des Finances (MEF). Par arrêté présidentiel, publié le 16 octobre dernier, le président de la République avait procédé à trois nouvelles nominations au sein de l’administration publique. Wilfrid Trénard a été nommé directeur général à la tête du ministère de la Planification et de la Coopération externe (MPCE), Léon Jean-Marie Guillaume a pris les rênes du CONATEL et Wilson Fièvre a été nommé D. G. de l’Institut Haïtien de Statistique Haïtien (IHSI). Les employés de cet organisme hautement technique et opérant sous la tutelle du ministère de l’Économie et des Finances (MEF), ont protesté contre la nomination de Wilson Fièvre, épinglé dans le dossier Dermalog, selon les propos du technicien et responsable du Bureau des prix à l’IHSI, M. Alan Coriolan. Les employés de l’IHSI ne veulent pas de M. Fièvre, en raison des allégations de corruption qui pèsent sur ses épaules, ce qui risque de ternir l’image de cet important organisme. La grève ne sera pas levée, jusqu’à ce que l’exécutif revienne sur sa décision, a indiqué M. Coriolan. La grève qui perdure au sein de l’IHSI est inacceptable, pense l’économiste Enomy Germain. «Ce qui se passe à l’IHSI est scandaleux», a-t-il tweeté. «Les statistiques sont importantes pour la planification économique nationale, pour la prise de décisions dans les entreprises et pour d’autres agents économiques, comme les ménages», a élaboré l’auteur interviewé autour de la question.

 

Vertières se fête, jusqu’en Égypte

Le18 novembre 2019 ramène le 216e anniversaire de la Bataille de Vertières. Les Haïtiens de partout profitent de la commémoration de cette date pour renouveler leur sentiment patriotique. Cette occasion n’échappe pas à une cohorte d’étudiants haïtiens fraîchement débarquée en Égypte. Fin septembre 2019, un groupe d’étudiants haïtiens foulent la terre pharaonienne. Le 18 novembre courant, ils impriment leur présence par une conférence solennelle au titre de: «Vertières, au-delà des frontières». C’est une date qui remémore comment des captifs se sont lancés dans une lutte de tous les instants pour la conquête de leurs droits civils et politiques, à savoir la liberté de vivre libre ou mourir. «Nous avions voulu montrer l’importance de la Bataille de Vertières, pour les peuples noirs dans le monde», témoigne Gisèle Utile, étudiante haïtienne en Gestion des Aires Protégées et de la Biodiversité à l’Université Senghor, Alexandrie-Égypte. Elle poursuit : «Cette bataille a poussé les peuples noirs vers une prise de conscience collective. Elle leur a fait comprendre qu’ils peuvent se débarrasser du joug esclavagiste et conquérir leur indépendance». Là où le bât blesse, c’est que beaucoup d’Africains ignorent encore le contexte ou même l’existence d’une telle bataille. «Quand nous avons interrogé des étudiants africains sur la Bataille de Vertières, certains n’en ont cure quand d’autres connaissent mal l’histoire de cette épique bataille», explique l’ancienne de l’Université Épiscopale d’Haïti (UNEPH), avec un sentiment de satisfaction.

 

Le RFJS dénonce les abus sur les enfants

Le Réseau frontalier Jeannot Succès (RFJS) dénonce toutes les formes d’abus dont sont victimes les enfants sur la frontière haïtiano-dominicaine, à l’occasion de ce mercredi 20 novembre 2019, Journée internationale des droits de l’Enfant. «La situation des enfants du pays, particulièrement de celles et ceux en mouvement sur la frontière haïtiano-dominicaine, demeure vulnérable et précaire», relève le RFJS, dans un communiqué. Le RFJS critique l’irrespect vis-à-vis des droits à la vie et à la dignité des enfants ainsi que de leur intégrité physique et mentale et du principe de la non-discrimination, dans les différents points frontaliers entre la République d’Haïti et la République Dominicaine. Le gouvernement haïtien doit prendre des dispositions pour améliorer la situation des enfants et faciliter leur insertion dans la société, souhaite le Réseau frontalier Jeannot Succès. Tout en plaidant en faveur des services de protection pour enfant à long terme, au regard des conventions internationales promouvant les droits de l’enfant, le RFJS appelle, d’une part, à accorder une assistance particulière aux enfants, et, d’autre part, à leur offrir une protection, adaptée à leur âge et à leur degré de maturité.

 

12 personnes sont mortes et 34 autres blessées

12 personnes mortes et 34 blessées ont été enregistrées, du lundi 11 au dimanche 17 novembre 2019, dans plus d’une vingtaine d’accidents de la route, sur le territoire national, en Haïti, indique un bilan de l’organisation haïtienne Services techniques et opérationnels pour pallier les accidents (Stop accidents). Un bilan de 3 personnes mortes et de 23 autres, blessées, avait été recensé, du lundi 28 octobre au dimanche 3 novembre 2019, dans des accidents de la route, par rapport à 7 personnes mortes et 71 autres, blessées, dénombrées, du lundi 22 au dimanche 27 octobre 2019. Pour marquer son troisième anniversaire, le 20 novembre 2019, l’association «STOP Accidents» lance une campagne de sensibilisation autour de la sécurité routière.

 

Spécial renouvellement de police d’assurance

Le Directeur général de l’Office Assurance Véhicules Contre Tiers (OAVCT), Fritzner Bernadel, a annoncé un programme spécial de renouvellement de police d’assurance. Baptisé «spécial 20/20», ce programme spécial s’étendra du 20 novembre au 20 décembre 2019. Il a été élaboré au profit des propriétaires de véhicules et de motocyclettes, en difficulté. Le patron de l’OAVCT, Fritzner Bernadel, a fait savoir, qu’à travers le «spécial 20/20», les propriétaires de motos qui doivent au moins deux ans d’arriérés, paieront seulement pour une année. Pour les voitures, véhicules tout terrain et camions dont les propriétaires doivent au moins 3 ans d’arriérées, ils paieront uniquement pour deux ans, précise M. Bernadel. Il encourage les propriétaires de véhicules à moteur à profiter de ce spécial pour régulariser leur situation, rappelant les dispositions légales relatives à la circulation des véhicules sur le territoire.

 

Une chanteuse haïtienne, nominée aux Grammy Awards

La 62e édition des célèbres Grammy Awards fait un clin d’œil à Haïti, en incluant, dans la liste des nominés de la catégorie World Music pour l’année 2020, l’album en créole «Fanm d’Ayiti», de la chanteuse haïtienne Nathalie Joachim. «Je suis sans voix», s’est exclamée la talentueuse artiste, en relatant cette bonne nouvelle. «Mon album, Fanm d’Ayiti, est un travail d’amour, rendu possible par mon incroyable équipe créative, ma famille et le peuple haïtien», a-t-elle confié. Également compositrice et flûtiste, Nathalie Joachim a mis en circulation «Fanm d’Ayiti», son tout premier album, le 30 août 2019. L’album explore la culture haïtienne et célèbre l’héritage des icônes féminines de la chanson du terroir. Les chansons de «Fanm d’Ayiti» ont toutes été écrites ou arrangées par Joachim. Elles sont interprétées au chant, à la flûte, et à l’électronique, aux côtés de l’ensemble à cordes Spektral Quartet. Pour The Wall Street Journal, Nathalie Joachim est connue pour avoir créé «un mélange unique de musique classique, de hip-hop, de programmation électronique et de voix soul…». «Richement tissé, délicatement surprenant, ingénieusement disposé, beau et réconfortant. Contes traditionnels haïtiens, mêlés de manière inventive à des sons d’orchestre et d’électronique, complétant le magnifique chant de Nathalie, jouant constamment un contrepoint rythmique et mélodique», s’est émerveillé le musicien Ryan Conlan, en commentant l’album sur BandCamp.

 

Canada: Fabienne Colas parmi les 100 femmes les plus influentes

Surnommée la Reine des Festivals, Fabienne Colas, nommée dans le Top 100 des femmes les plus influentes au Canada en 2019, a créé et gère au moins 7 événements à Port-au-Prince, Montréal, Halifax, Toronto et New-York. La comédienne et réalisatrice haïtienne, Fabienne Colas, a été nommée dans le Top 100 2019 des femmes les plus influentes au Canada, du Women’s Executive Network (WXN). Le Top 100 ™ «Les 100 femmes les plus influentes du Canada» a été créé dans le but de reconnaître les réalisations incroyables des femmes, de créer une communauté de soutien et d’accroître la visibilité de dirigeantes fortes, afin d’inspirer les générations futures. Actrice, cinéaste, conférencière, propriétaire d’entreprise et consultante primée, Fabienne Colas, présidente directrice générale de la Fondation Fabienne Colas, est la «reine des festivals». Elle a créé et gère sept festivals réussis à Montréal, Toronto, Halifax, New-York et Port-au-Prince.

 

Femmes: augmentation des actes de violences

L’association «Avocats sans frontières Canada» (ASFC) est vivement préoccupée par la récurrence et l’intensification des actes de violences, perpétrées contre les femmes en Haïti. Les viols collectifs dont ont été victimes, au moins une douzaine de femmes, détenues aux Gonaïves, dans la nuit du 7 au 8 novembre 2019, ne doivent pas rester impunis. Cette agression constitue une violation grave à leurs droits à l’intégrité, à la sécurité, et à vivre dans un climat libre de violence, protégées par plusieurs conventions internationales, dont le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, la Convention américaine relative aux droits de l’Homme et la Convention interaméricaine sur la prévention, la sanction et l’élimination de la violence contre la femme. Lorsque les États privent des personnes de leur liberté, ils sont responsables de veiller à leur intégrité et de les protéger d’actes de violence (Observation générale no 36 du Comité des droits de l’Homme de l’ONU). L’État a l’obligation de garantir les droits des femmes détenues, de prévenir toute forme de violence perpétrée contre elles et de prendre les mesures nécessaires pour enquêter, poursuivre et sanctionner les auteurs de ces crimes. «Cette violation présente un double caractère, en raison du statut des victimes. L’État haïtien doit répondre de ses obligations à l’égard de ces femmes», affirme le Chef de mission d’ASFC en Haïti, Me Appolinaire Fotso.

 

Mobilisations: funérailles de 5 personnes tuées

Les funérailles de 5 personnes, dont des militants politiques, tombées lors des mobilisations antigouvernementales, de ces dernières semaines, sont chantées, le mardi 19 novembre 2019, à l’église (catholique romaine) du Sacré-Cœur de Turgeau (Port-au-Prince). Il s’agit de Jasmine Pierre (15 ans), Wilson Poustin (36 ans), Jean Belleville Désir (34 ans), Lolo Isnoir (23 ans) et de Bernard Vaudreuil (25 ans). «Nous ne sommes pas intimidés. Nous allons continuer à faire passer nos revendications. Chaque fois qu’un militant politique tombe, cela nous donne plus d’énergie et de détermination pour continuer le combat», exprime le député Déus Déroneth (de la circonscription de Marigot, Sud-Est, du parti politique Pou nou tout / PONT), présent aux obsèques. Il est temps de passer à une autre phase dans le mouvement, pour forcer Jovenel Moïse à démissionner, au lieu de chercher à lui faire entendre raison, estime le parlementaire, Déroneth. Pour sa part, le porte-parole du Secteur dit démocratique et populaire, Me Michel André, annonce une rencontre, dès le mardi 19 novembre 2019, en vue de définir de nouvelles stratégies, dans le cadre de la mobilisation antigouvernementale qui se poursuivra, dit-il, jusqu’à la victoire finale.

 

10 000 employés suspendus en RD

Selon Manolo Ramírez, président de la Fédération nationale des travailleurs de l’hôtellerie, 10 000 Dominicains ont été suspendus, sans «jouissance salariale», après le décès d’une dizaine de touristes américains en vacances, dans des stations balnéaires en République Dominicaine, notamment à Punta Cana, Boca Chica et La Romana. Le tourisme en République Dominicaine a été victime d’une campagne de discrédit de la presse internationale, selon le ministère et d’autres propriétaires de chaînes d’hôtels internationales. De nombreux médias américains, entre autres, ont rapporté qu’environ une dizaine de touristes américains avaient rendu l’âme dans des stations balnéaires, alors qu’ils y passaient des vacances. En juin dernier, Francisco Javier Garcia avait rejeté l’expression: «vague de mort», rapportée par la presse, au moment où le nombre de touristes déclarés morts était passé à 10. Le décès de ces visiteurs étrangers a entraîné une baisse de réservations et, en conséquence, une réduction de l’occupation des chambres. Cela a même provoqué la fermeture de certains complexes dont le Majestic Elegance, lui-même objet d’un procès, après qu’un touriste américain ait été victime d’agression dans les locaux de l’hôtel. Dans la foulée de ces affaires, la thèse de l’empoisonnement avait été appuyée par certains experts dominicains dont Lawrence Kobilinsky. Cette thèse avait été niée par certains propriétaires d’hôtels dont le président de Hard Rock Hôtel où le citoyen Robert Bell Wallace a été retrouvé sans vie, le 14 avril dernier. Dans un bilan communiqué par Manolo Ramírez, président de la Fédération nationale des travailleurs de l’hôtellerie, plus de 10 000 employés ont été suspendus, au cours des premiers mois de l’année 2019, sans jouissance salariale, en raison du faible taux d’occupation des hébergements et de l’annulation des réservations d’hôtels. Ces suspensions, a expliqué M. Ramírez, cité dans le journal Diario Libre, visaient ceux qui n’avaient pas droit aux avantages sociaux et qui comptaient le moins d’années de services.

Nou p ap dòmi critique la collaboration de l’OEA avec Jovenel Moïse

La structure citoyenne Nou p ap dòmi condamne l’initiative, prise par l’Organisation des États américains (OEA), de travailler avec le président Jovenel Moïse qui serait également impliqué dans la dilapidation des fonds PetroCaribe de l’aide vénézuélienne à Haïti. Cette décision de l’OEA montre clairement combien celle-ci n’est pas intéressée à combattre réellement la corruption et l’impunité en Haïti, fustige Nou p ap dòmi, dans une note rendue publique. En juin 2019, une délégation de haut niveau de l’Organisation des États américains (OEA) avait effectué une mission d’enquête, dans le pays, pour trouver les moyens de faciliter, au mieux, un dialogue entre les protagonistes politiques haïtiens. Toute initiative, entreprise par des organisations internationales et des ambassades étrangères, sans tenir compte de la voix du peuple, est condamnée à échouer, avertit le regroupement de citoyennes et de citoyens, tout en demandant la démission de Jovenel Moïse.

Bahamas poursuit le rapatriement des migrants

Quelques mois après avoir annoncé son interruption, vu les conditions de vie déplorables qui prévalent en Haïti, le gouvernement des Bahamas poursuit le processus de rapatriement des migrants haïtiens en situation irrégulière. En effet, le bureau de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) en Haïti et l’Office national haïtien de la migration (ONM) font état de 340 migrants haïtiens, rapatriés des Bahamas, le 5 novembre dernier. Arrivés aux aéroports de Port-au-Prince et de Cap-Haïtien, les Haïtiens ramenés dans leur pays ont fourni à l’OIM des explications concernant ce retour involontaire. L’OIM admet avoir interrogé 153 d’entre eux. «Les personnes rapatriées ont indiqué être principalement originaires des régions au nord d’Haïti (départements du Nord-Ouest, du Nord et du Nord-Est) », indique l’organisation. En outre, les rapatriés haïtiens détaillent «qu’ils avaient été principalement arrêtés dans la rue, sur leur lieu de travail ou chez eux, lors de raids généralement effectués en pleine nuit par les responsables de l’immigration».

Altidor Jean Hervé

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