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Nouvelles en bref

Choléra: aucun cas depuis 9 mois

Dans un éditorial publié dans The Miami Herald, la semaine écoulée, l’Envoyée spéciale de l’ONU, Josette Sheeran, a souligné qu’il n’y avait eu aucun cas de choléra confirmé en laboratoire, dans tout le pays, au cours des neuf derniers mois. Selon elle, cet «énorme succès» est le résultat d’un partenariat stratégique, novateur entre le gouvernement haïtien, l’ONU et les principales parties prenantes. «Lorsque le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, a pris ses fonctions en 2017, il a déploré que les Nations-Unies, qui se sont excusées pour leur rôle dans l’épidémie, n’aient pas fait assez au début de la crise et qu’elles auraient dû réagir plus efficacement et plus rapidement. Nous avons fait, depuis, de gros efforts pour être les partenaires à part entière que mérite Haïti», a écrit Mme Sheeran. Elle a précisé que l’ONU et ses partenaires travaillaient aux côtés des autorités haïtiennes, pour développer une approche unifiée et une stratégie financière contre le choléra, avec plus de 700 millions de dollars investis depuis 2010.

 

Un autobus détourné

Un homme, dans la tourmente, raconte le moment intense qu’il a vécu à bord d’un véhicule. En revenant de Jacmel, il s’est fait braquer par des malfrats qui ont dépouillé tous les passagers confinés à l’intérieur du véhicule. Les voyageurs étaient au nombre de douze. «Cinq individus, lourdement armés, ont stoppé l’autobus sur son passage près du Théâtre National (entrée Sud de la capitale), et nous ont ordonné de suivre une voie menant vers un virage», raconte le monsieur, visiblement atterré. Pour corroborer les faits, il a présenté sa valise qui, dit-il, a subi une fouille minutieuse par les bandits. «Ils ont dépouillé les passagers de tout ce qu’ils avaient en leur possession», avance-t-il. Poursuivant son témoignage, la victime explique que les malfrats lui ont dérobé 9 750 gourdes (équivalant de 104 dollars américains). Une somme qu’il devait utiliser pour «soutenir des affaires familiales», soupèse-t-il. La victime déplore la recrudescence de l’insécurité dans la capitale haïtienne, en particulier à l’entrée Sud où des passants et autobus sont constamment dépouillés.

 

Accident: au moins 5 blessés

Cinq personnes sont sorties blessées, à la suite d’un accident survenu, ce jeudi 14 novembre, à Des Cahos, aux Gonaïves. L’incident s’est produit au marché d’Acipha, en pleine activité. «Le véhicule impliqué dans cet accident est une propriété de l’État», a informé Le Nouvelliste. Le chauffeur du véhicule, affecté au ministère de l’Agriculture, aurait voulu esquiver une barricade plantée sur la route, et administrée par des civils armés. C’est ce détour qui aurait provoqué l’accident. Rien que durant la période allant du 21 au 27 octobre dernier, l’organisation Stop-Accident avait compté 7 morts (dont 1 enfant) et 71 blessés. Ils sont tous victimes des accidents de la route.

 

Venezuela: Moïse Jean-Charles demande pardon

L’ex-sénateur haïtien, Moïse Jean-Charles, a pris la parole au premier congrès international des afro-descendants qui s’est tenu au Venezuela, du 10 au 12 novembre 2019. Le leader de la Plateforme Pitit Desalin a défendu la langue créole, s’est excusé du vote d’Haïti contre la République Bolivarienne à l’OEA, le 10 janvier dernier. En face de Nicolas Maduro, l’actuel président du Venezuela, Moïse Jean-Charles ne se faisait pas prier. «Au nom du peuple haïtien […] je vous présente mes excuses pour le vote d’Haïti contre le Venezuela, à l’Organisation des États Américains (OEA)», s’est exprimé en ces termes, le leader de la plateforme politique Pitit Desalin (Fils de Dessalines), dans le premier congrès international des afro-descendants qui s’est tenu au Venezuela, du 10 au 12 novembre courant. «Quelle que soit la raison, vivre ou mourir, Haïti ne devait pas voter contre le Venezuela», fulmine ce dernier, acclamé par une foule acquise à sa cause. Le point culminant : Nicolas Maduro n’a pas pu résister face à cet élan de l’âme, il a fondu en larmes. Dans la vidéo qui retrace les instants de ce discours, à une minute 13 secondes, on a vu un Maduro en train d’essuyer ces larmes qui perlaient sur son visage. Monsieur Jean Charles Moïse a aussi élevé l’âme de la langue créole qui a servi de moteur de solidarité dans les luttes pour la libération en Haïti, à la fin du 18e siècle. «Aujourd’hui, nous avons pris la parole en créole, parce que cette langue nous a fusionnés, afin de nous libérer contre le joug esclavagiste», dit-il. Une prise de parole qui fera plaisir aux défenseurs de la langue créole, en particulier les académiciens qui s’occupent de la standardisation de ce «véhicule de la pensée».

 

Démagogie salariale

Le salaire minimum journalier, fixé par le président contesté, Jovenel Moïse, à 500 gourdes pour 8 heures de travail, dans la branche de la sous-traitance, en Haïti, est «indécent» et «démagogique», estiment plusieurs syndicats d’ouvrières et d’ouvriers. Le salaire minimum journalier, qui était jusque-là de 420 gourdes, est passé désormais à 500 gourdes, à compter du 1er novembre 2019, selon un arrêté présidentiel, en date du 31 octobre 2019. Avec cet ajustement insuffisant, le gouvernement démissionnaire ne montre aucun respect, face aux revendications des ouvrières et des ouvriers, critique Dominique Saint-Éloi, coordonnateur de la Centrale nationale des ouvrières et ouvriers haïtiens (CNOHA). La hausse des prix des produits de première nécessité et des tarifs des circuits de transports en commun n’a pas été prise en compte, à travers cet ajustement, fait remarquer la CNOHA, affirmant que «c’est un crime contre la population». Les syndicats des travailleuses et des travailleurs, dans la branche du textile, réclamaient un montant de 1 500 gourdes comme salaire minimum journalier, avec des accompagnements sociaux, rappellent les syndicats d’ouvrières et d’ouvriers. La CNOHA invite les ouvrières et ouvriers à maintenir la mobilisation, pour chambarder le système politique actuel, «basé sur l’exploitation».

 

3 jeunes racketteurs arrêtés

La Police de Petit-Goâve, très active ces derniers jours, après l’arrestation, samedi, de 3 individus pour vandalisme et braquage, a procédé, le lundi 11 novembre, à l’arrestation, à quelques mètres des barricades érigées sur la Nationale #2, de 3 jeunes voleurs : Léandre Michel, alias Blanc, Sadrac Josaphat, Dérisiers Santana, alias «Dominicain ou Nana», à la Madeleine, Deuxième Plaine de Petit-Goâve. Ils sont accusés de rançonner des véhicules et des passants. Deux de leurs victimes les accusent de les avoir menacés et dépouillés pour l’un de 8 000 dollars américain et pour l’autre de 10 000 gourdes. Les militants de l’opposition de la Madeleine, craignant d’être perçus comme complices, ont pris leur distance et félicité la Police pour l’arrestation de ces individus qui jetaient le discrédit sur le mouvement revendicatif de la population.

 

La déportation des Haïtiens se poursuit

La Direction Générale des Migrations (DGM) a annoncé avoir réalisé, sur une période de 5 jours, des opérations de contrôle migratoire dans le district national et dans onze provinces : Azua, Espaillat, Sœurs Mirabal, Mgr Nouel, Monte-Cristi, La Altagracia, La Véga, Santiago de los Caballeros, Santiago Rodríguez, Puerto Plata et Valverde, au cours desquelles, 1 292 personnes, la plupart d’origine haïtienne, ont été arrêtées et contrôlées. Après vérification, à l’aide notamment de lecteurs biométriques, et en consultation avec la base de données centrale de la DGM, 1 065 Haïtiens (82,4%) ont été déclarés en situation migratoire irrégulière et reconduits aux postes frontalières de Dajabón, Elías Piña et Jimaní, pour y être enregistrés et déportés en Haïti. Les équipes migratoires étaient composées d’inspecteurs, d’agents de la Direction Générale de la Migration (DGM), avec le soutien des militaires, de la Police Nationale, en coordination avec le Ministère public des provinces concernées.

 

Affrontements entre policiers et étudiants

Des dizaines d’étudiants de l’Université Autonome de Saint-Domingue (Curne-UASD) de San Francisco de Macorís ont affronté des policiers dans les rues, alors qu’ils revendiquent l’amélioration des locaux abritant l’établissement universitaire, pour mieux faciliter l’apprentissage. Au cours des affrontements, personne n’a été blessé. Ces étudiants de UASD à San Francisco de Macoris ont occupé l’avenue Manolo Tavárez Justo où ils ont incendié des pneus et déposé des barricades obstruant la circulation normale des automobiles dans la zone. Alors qu’ils revendiquent l’amélioration des états des lieux, il s’est produit des affrontements entre eux et des policiers qui ont riposté avec le lancement de bombes lacrymogènes et qui ont tiré en l’air avec des balles en caoutchouc. Néanmoins, aucune perte en vie humaine, ni aucun blessé n’est à déplorer. La manifestation des étudiants s’est étendue à d’autres rues, notamment au coin de Libertad, Duarte, où ils ont également brûlé des pneus et jeté des déchets sur la voie publique, rapporte la presse locale.

 

République dominicaine: 2 morts et 4 blessés

Deux morts et quatre blessés, en majorité des ressortissants haïtiens, c’est le bilan d’une explosion enregistrée dans le secteur Evaristo Morales, dans le district national, en République Dominicaine. Une explosion a été enregistrée, mardi soir 12 novembre, dans une tour en construction, située à la rue Emiliano Tardiff, Santo Domingo. Jusqu’à présent, les autorités ont signalé deux morts et au moins quatre blessés parmi les ouvriers, en majorité des Haïtiens. Le colonel José Luis Herasme, chef du service des incendies du district national, a déclaré que les victimes et les blessés étaient des travailleurs, pour la plupart, de nationalité haïtienne. Plusieurs ressortissants haïtiens se sont d’ailleurs massés devant l’immeuble, afin d’obtenir des informations sur leurs proches. L’incident s’est produit vers 10 heures du soir, quand des matériaux inflammables, utilisés dans les travaux de peinture de l’immeuble, ont explosé, à la suite d’un court-circuit.

 

Deux Haïtiens, condamnés à 25 ans de prison par la justice voisine

C’est la Cour collégiale de l’indépendance qui, en octobre dernier, a prononcé la sentence. Après avoir été reconnus coupables du crime d’abus sexuel et d’agression physique au détriment de deux sœurs jumelles dominicaines, Elias Noel et Finel Falcen purgeront au total une peine de 25 ans de prison, conformément aux dispositions légales dominicaines, relatives à la protection des mineures, selon les informations relayées par le journal Diario Libre. Le premier, Elias Noel, est condamné à 15 ans de prison, et le second, Finel Falcen, à 10 ans. Le bureau du procureur général a déclaré que les deux concernés sont condamnés en tant qu’auteur et complice d’abus sexuels, commis sur ces adolescentes de 13 ans dont les noms ont été omis pour des raisons juridiques. La peine, qui doit être exécutée à la prison de Barahona, a été prononcée pour les crimes d’abus sexuels, de sévices corporels et de blessures, actes qui constituent une violation de plusieurs articles du code pénal dominicain, modifié par la loi 24-97, sur la violence sexiste et intrafamiliale, et le code de la protection et des droits fondamentaux de l’enfant et de l’adolescent (loi n ° 136-03), ont rappelé les juges lors de l’audience.

 

Appel au secours de l’hôpital Bernard Mevs

Le centre hospitalier Bernard Mevs fait aujourd’hui face à de graves crises financières. Ses créanciers ont accusé une dette colossale qui a affecté la bonne marche de l’institution et plongé son avenir dans le doute. L’administration crie au secours. Le système sanitaire en Haïti fonctionne au ralenti. C’est connu de tous. Toutefois, il aurait été encore pire, si le principal centre de référence de trauma dans le pays, en l’occurrence l’hôpital Bernard Mevs, tirait sa révérence dans les prochains jours. C’est une situation que Catheline Séjour, administratrice de l’institution, n’écarte pas pour autant. Dans un pèlerinage médiatique, entrepris dans plusieurs médias de la capitale haïtienne, des responsables de l’institution tirent la sonnette d’alarme sur les principales difficultés que connaît actuellement l’hôpital Bernard Mevs, et dont il n’est pas en mesure de s’affranchir. «Comment fournir des soins de qualité aux patients, quand vous faites face à tant de difficultés financières», s’interroge Madame Séjour, perplexe? Elle déclare que le service des soins intensifs de l’hôpital pour adultes et aussi de la pédiatrie, est déficitaire. Avec une pointe de souplesse, elle reconnaît que la crise a aussi affecté la bourse de ceux qui sont en quête de soins adéquats. Depuis le retrait de la Croix-Rouge américaine en 2011, l’hôpital Bernard Mevs ne reçoit pas d’aide financière. L’institution casse à chaque fois sa tirelire pour s’offrir des matériels modernes qui sont extrêmement coûteux, explique l’administratrice. «Nous aimerions recevoir cet argent pour continuer à desservir la population».

 

Nouvelle grève en perspective à l’Hôpital général

Ce sont les membres du personnel de l’hôpital de l’Université d’État d’Haïti (HUEH), qui avaient fait l’annonce, mettant en garde le ministère de la Santé publique et de la Population (MSPP), si rien n’est fait pour améliorer leurs conditions de travail ainsi que la distribution d’intrants au plus grand centre hospitalier du pays. Cette menace faite par le président du Syndicat des travailleurs de la santé (STS) de l’HUEH, Lebien Joseph, arrive au moment où le pays traverse des moments pénibles, avec des dizaines de blessés par balle qui remplissent l’urgence de cette institution publique, tous les jours. Le syndicaliste a aussi critiqué les responsables qui n’ont pas respecté les termes de collaboration entre l’USNS Comfort et l’hôpital universitaire. Les besoins humanitaires ont beaucoup augmenté, au cours de la période «peyi lòk», pendant qu’à l’inverse, les conditions de travail dans le secteur deviennent de plus en plus difficiles. C’est une situation insupportable pour les membres du personnel de l’HUEH, qui n’écartent pas la possibilité de fermer les portes de l’Hôpital. «Seuls les véhicules affectés aux services des institutions sanitaires ont le droit de franchir certaines zones barricadées, alors que le bus qui doit assurer le transport des employés de l’HUEH, reste immobilisé depuis huit (8) mois», déplore M. Lebien Joseph qui croit que le MSPP, chargé de la politique sanitaire de l’État, ne fait aucune obligation au personnel de l’HUEH pour venir travailler. «Si la situation reste telle, très prochainement, nous allons bloquer l’accès à l’hôpital», a annoncé le syndicaliste.

 

Un enfant de 2 mois, vit avec une masse derrière la tête

Un enfant haïtien, de deux mois, vit avec une immense masse à l’arrière de la tête. Ses parents, inquiets, lancent un appel à l’aide, afin de trouver de l’argent pour le faire opérer de toute urgence. Vania, sa mère, est dans la souffrance, puisque son fils de deux mois a commencé, peu après sa naissance, à développer une tumeur à l’arrière de sa tête. La déformation s’aggrave, jour après jour. La famille n’a pas réussi à faire opérer l’enfant, faute d’argent, selon ce qu’a raconté la jeune femme. Récemment, Vania est allée tenter sa chance avec le bateau-hôpital des États-Unis d’Amérique, en mission en Haïti. Sans succès. En revanche, les médecins du «USNS Comfort» lui ont donné un «papier». Le document atteste de l’urgence de procéder à une intervention chirurgicale sur l’enfant. Il importe de souligner que, deux semaines avant sa tentative sur le bateau de la marine américaine, Vania s’était rendue à un hôpital de la capitale, visite suite à laquelle on lui avait donné rendez-vous dans trois (3) mois, sans précision, d’après elle, notamment sur le coût de l’opération. Inquiets pour la vie de leur fils, les parents souhaiteraient qu’il soit opéré, le plus tôt possible, même si cela doit se tenir dans un pays étranger. Pour y parvenir, ils sollicitent l’aide, notamment financière, de chacun. Appelez les numéros suivants pour donner votre aide: (509) 4431 5407 / 4868 6284.

 

Des bourses d’études de l’Ambassade de Suisse, aux Haïtiens

Le mardi 12 novembre, l’Ambassade de Suisse en Haïti a annoncé aux Haïtiens, l’ouverture du processus de la bourse d’excellence de la Confédération de Suisse. L’information a été partagée sur la page Facebook de l’institution. Les prétendants à un doctorat peuvent allègrement soumettre leur document, au plus tard, en décembre. Aucune date spécifique n’a été retenue pour les Haïtiens, parce que la date de soumission varie en fonction de chaque pays. «Ces bourses gouvernementales encouragent les échanges internationaux et promeuvent la collaboration entre la Suisse et plus de 180 pays. Elles sont attribuées par la Commission fédérale des bourses pour étudiants étrangers (CFBE)», lit-on dans le message posté sur Facebook. «Les chercheurs, titulaires d’un master ou d’un doctorat de toutes disciplines, qui souhaitent effectuer un séjour de recherche ou poursuivre leurs recherches doctorales ou postdoctorales en Suisse, peuvent prétendre à une bourse de recherche».

 

Crise: énième réaction des États-Unis

Les États-Unis déplorent le blocage actuel du pays qui est la cause directe de la violence, de l’augmentation significative des besoins humanitaires et de l’interruption des activités quotidiennes du peuple haïtien. Les États-Unis exhortent les acteurs politiques, économiques et de la société civile, à collaborer, afin de trouver ensemble un dialogue inclusif, sans conditions préalables, en urgence, dans les jours à venir, qui sera une solution non-violente et démocratique, menée par les Haïtiens, une solution viable, démocratique et visant à protéger la santé, l’éducation et le bien-être du peuple haïtien. Tel est un message publié sur le compte Facebook de l’ambassade des États-Unis en Haïti.

 

Bonus à Noël pour tous les fonctionnaires publics

En République Dominicaine, où l’État fait l’effort de payer régulièrement et à temps, les employés de la fonction publique, il est prévu de doubler leur salaire à partir du 5 décembre prochain. «… L’argent est disponible pour être distribué à tous les fonctionnaires et il n’était pas nécessaire d’aller emprunter comme auparavant». Ceci est une note émanant du ministre de la présidence dominicaine. En effet, le mardi 12 novembre 2019, le ministre de l’administration de la présidence dominicaine a annoncé que ce sera à partir du 5 décembre que le gouvernement commencera à verser le treizième salaire, pour clôturer l’année 2019, alors qu’en Haïti, l’administration Moïse-Lapin/Michel doit encore plus de 6 mois d’arriérés de salaire aux professeurs et dont elle exigeait de reprendre les cours, lundi dernier. «Il y a un certain temps que le secteur financier du gouvernement n’a pas eu de réunion avec le président Danilo Medina, pour l’informer que tous les fonds pour la redevance de Noël étaient prêts. Il a autorisé qu’elle soit accordée, à l’instar des années antérieures, à partir du 5 décembre», a déclaré José Ramón Peralta, ministre à la présidence.

 

Une organisation lance une marche à Miami, en support à Haïti

Un rallie, en support à la lutte du peuple haïtien, devrait se tenir le 16 novembre dans les rues de Miami, en Floride. Ce rendez-vous est fixé pour le samedi 16 novembre 2019, à 4h30 p.m, près de la statue de Toussaint Louverture, érigée à l’angle de North Miami avenue et 62th Street. Pour l’organisation Fanm Ayisyen Nan Miyami (FANM), initiatrice de la marche, Haïti est au point mort. «Depuis plusieurs semaines maintenant, des millions de personnes sont descendues dans la rue pour demander un changement, la fin de l’impunité et un arrêt des massacres et des violations des droits de l’homme. Rejoignez des milliers de personnes d’Haïti, du Canada, de New-York, etc.… pour dire à haute voix: Nous sommes aux côtés du peuple haïtien. Nous sommes pour le changement!» , a indiqué FANM.

 

Un nouvel ambassadeur du Chili, en Haïti

Le Chili a nommé un nouvel ambassadeur en Haïti. Il s’agit de Cristian Rodrigo Donoso Maluf. Le diplomate chilien a remis ses lettres de créance au Président de la République d’Haïti, Jovenel Moïse, au cours d’une cérémonie tenue au Palais national, le mardi 12 novembre 2019. En tête-à-tête, les deux personnalités ont discuté sur le renforcement des relations bilatérales entre les deux (2) pays. Cristian Rodrigo Donoso Maluf remplace à ce poste, l’ancien Ambassadeur Patricio Utreras.

 

La création d’un couloir humanitaire est urgent, selon Food for the Poor

L’organisation humanitaire «Food for the Poor» appelle les acteurs politiques à créer, en urgence, un couloir humanitaire, afin qu’elle puisse approvisionner en nourritures, en intrants médicaux et en médicaments, les paroisses, les églises locales, les hôpitaux et les organisations des personnes vulnérables. Le directeur exécutif de Food for the Poor, Monseigneur Ogé Beauvoir, indique qu’il est impossible de toucher surtout les partenaires qui sont dans les villes de provinces. La mobilisation anti-gouvernementale, dénommée «pays lock» et marquée par la paralysie des activités, réalisée par l’opposition, provoque de graves problèmes humanitaires, au détriment des couches vulnérables. Des milliers de personnes âgées et handicapées, d’enfants et de femmes enceintes sont en difficulté depuis plusieurs semaines, note l’organisation. Le directeur exécutif de Food for the Poor, Monseigneur Ogé Beauvoir, indique que c’est seulement depuis le 19 octobre, les acteurs ont permis à Food for the Poor de livrer des conteneurs remplis d’aide humanitaire, dans certaines villes de provinces, précise Ogé Beauvoir.

 

Un drapeau noir et rouge, hissé à Vertières

À cinq jours de la commémoration du 216e anniversaire de la bataille de Vertières, le 18 novembre, un drapeau noir et rouge a été constaté, en lieu et place du bicolore haïtien, bleu et rouge, sur la place des héros à Vertières, dans la ville du Cap-Haïtien, dans le nord d’Haïti. Cette action n’a pas été revendiquée. Mais il y a tout juste un an, l’ancien sénateur du Nord et ex-candidat à la présidence, Jean-Charles Moïse, avait hissé un drapeau noir et rouge au même endroit. Jean-Charles Moïse fait partie de la branche radicale de l’opposition qui réclame la démission du président Jovenel Moïse dont la présence à Vertières, pour ce 18 novembre, n’est pas encore confirmée. Rappelons qu’en 2018, le chef de l’État ne s’était pas rendu à Vertières.

 

Une Haïtienne, parmi les personnalités les plus influentes en Angleterre

L’Haitiano-américaine, Geneviève Léveillé, et fondatrice en chef de la compagnie AgriLedger, remporte cette année, le prix des cent personnalités les plus influentes en Angleterre. Geneviève est reconnue pour être l’une des rares femmes noires à diriger le monde, dans l’adoption des technologies numériques émergentes d’aujourd’hui. Londres, le 14 novembre 2019.- Ce prix est à sa deuxième édition et a été́ produit par la société́ de nominations Inclusive Boards, en partenariat avec le Financial Times d’Angleterre. Une spécialiste dans la technologie Block Chain, Geneviève Léveillé a été́ au centre de nombreux changements à l’échelle mondiale, dans plusieurs grandes entreprises et banques pendant plus de 25 ans, avant de s’efforcer de rationaliser les chaînes d’approvisionnement mondiales et de soutenir les jeunes entreprises innovantes dans l’espace numérique.

 

USNS Comfort boucle sa mission en Haïti

L’ambassadeur des États-Unis en Haïti, Michele Sison, a salué les résultats probants, obtenus lors de la mission du navire hôpital américain USNS Comfort. Lors de la cérémonie de clôture de la mission 2019 de USNS Comfort, la diplomate américaine a indiqué que le personnel a pris en charge plus de 3 500 malades. Dans son intervention, Mme Sison a mis l’accent sur l’engagement de l’équipage ainsi que sur la détermination des volontaires haïtiens. Haïti est la dernière étape d’une mission de 5 mois dans l’Amérique Latine, l’Amérique Centrale et les Caraïbes. Cette mission entre dans le cadre de l’opération «Promesse Durable» de la Marine des États-Unis –the U.S. Navy, «Enduring Promise» operation. Elle assure que cette visite témoigne des liens étroits qui unissent Haïti et les États-Unis. «En tant qu’amis, en tant que voisins, nos deux pays travaillent ensemble pour apporter à tous de meilleures conditions de vie.» Dans les six missions du Comfort, ils ont traité 43 500 patients, ont fait plus que 1 000 chirurgie. C’est un très beau partenariat, a laissé entendre la diplomate. «Pour cette visite du Comfort de 2019, les dons accordés ont une valeur de plus de 300 000 dollars américains. Ces dons incluent douze génératrices ; de nombreuses tables de consultation, d’opération et de traitement ; des chaises et des fauteuils de prélèvement sanguin ; des lits d’hôpitaux ; et des incubateurs pour les nouveaux-nés», a expliqué Mme Sison.

 

40 migrants haïtiens en situation irrégulière en Bolivie

Les autorités boliviennes ont annoncé l’arrestation, le 7 novembre dernier, de 40 migrants haïtiens en situation irrégulière, à Santa Cruz en Bolivie. 40 Haïtiens dont neuf (9) hommes, vingt-cinq (25) femmes et six (6) enfants ont été arrêtés en Bolivie, notamment à Santa Cruz, selon ce que rapporte Rolando Millares, directeur d’Interpol, dans une interview accordée au réseau PAT et rapportée par le journal La Razón Digital. D’après monsieur Millares, «ils sont entrés depuis le Brésil par voie de transit. À cause du blocus dans la zone de Cotoca, ils ont été retenus dans ce secteur, pour un contrôle d’immigration.» Millares, qui confirme qu’aucun d’entre les migrants n’avait de casier judiciaire international, souligne que ces derniers ont été renvoyés au bureau de la migration, pour les suites légales.

 

Haïti parmi les pays les moins sûrs pour un voyageur LGBTI

Selon une étude sur les pays les plus et les moins dangereux pour les voyageurs LGBTI, Haïti est classée en 66e position (sur 150), soit plus proche des pays les moins sûrs pour les voyageurs gays, lesbiennes, entre autres. La République dominicaine, mieux placée, occupe la 81e place. Le Nigéria, en tête de liste, est le pays le plus dangereux au monde pour les voyageurs LGBTI, selon les résultats d’une étude menée par le journaliste sur les voyages, Asher Fergusson, publiés le 12 novembre 2019. La Norvège reste le coin le plus sûr au monde pour les touristes gays, lesbiennes, d’après le classement. Les enquêteurs ont dressé une liste de 150 pays et les ont placés des plus dangereux aux plus sûrs pour les voyageurs LGBTI. L’indice de danger pour la communauté LGBTI a été créé à l’aide de huit (8) facteurs : légalisation du mariage entre des personnes du même sexe, protection des travailleurs gays ou lesbiennes, protection contre la discrimination, discrimination, reconnaissance de l’adoption, est-ce un bon lieu de vie, relations illicites entre personnes de même sexe, lois sur la moralité de la propagande. Au Nigéria, pays le plus dangereux pour les amoureux de même sexe, même le fait de faire valoir les droits des homosexuels est pénalisé et un adhérent à la communauté gay risque jusqu’à 14 ans de prison.

 

Des militaires du Corps du génie à l’œuvre

Des militaires du Corps du génie des Forces Armées d’Haïti (FAd’H), de concert avec des agents de la Police nationale d’Haïti (PNH) et du ministère des Travaux publics, Transports et Communications (MTPTC) ont balayé l’avenue Bolosse. Cette opération a provoqué des embouteillages monstres sur la route de Carrefour. Comme annoncé, les militaires du Corps de génie sont à pied d’œuvre dans plusieurs quartiers dans la zone métropolitaine, pour libérer les rues bloquées par des barricades et enlever les tonnes d’ordures et de débris qui jonchent les artères.

La peste porcine en terre Dominicaine

Un délai de 30 jours, à partir du 12 novembre 2019, est accordé aux éleveurs de porcs informels en République dominicaine, pour éliminer les couvoirs porcins qui constituent un vrai problème de santé publique et également un vecteur de pollution de l’air, très préjudiciable aux populations de Colonia de Juancho et de ses environs, révèle le quotidien dominicain Listin Diario, dans son édition du 9 novembre. Cette décision fait suite à des opérations d’inspection menées dans environ 25 écloseries informelles de la zone susmentionnée et dans d’autres endroits de la région de Pedernales, pas trop loin de la frontière haïtiano-dominicaine. Le bureau du procureur spécial, chargé de la Défense de l’environnement et des Ressources naturelles, qui a diligenté cette mesure, a demandé aux éleveurs et aux propriétaires de respecter le délai de retrait volontaire. En cas de refus d’obtempérer, les écloseries seront fermées et le bureau procédera à la saisie appropriée des animaux par décision de justice pour violation de la loi n ° 64-00 sur l’environnement et les ressources naturelles, lit-on dans cet article de Listin Diario. Depuis le début de l’année en cours, la population dominicaine et particulièrement les autorités sont en état d’alerte maximale, concernant des cas de peste porcine diagnostiqués dans plusieurs fermes. Cette situation a poussé l’État dominicain, par le biais de son ministre de l’Agriculture, M. Osmar Benítez, à octroyer en mai dernier, un chèque de 10 millions de dollars américains à la Fédération dominicaine des éleveurs de porc (FEDOPOR) pour la mise en œuvre du Programme national d’éradication définitive de la peste porcine classique. La menace d’un tel phénomène pour Haïti devrait mettre la puce à l’oreille des responsables haïtiens, vu le danger que représente cette zoonose pour l’élevage porcin et l’économie paysanne tout court.

Altidor Jean Hervé

 

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