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Menaces, intimidations et sanctions: les méthodes mafieuses, habituelles des Etats-Unis

Il y en a vraiment marre de la politique du moi-je-suis-seul-au-monde, des Etats-Unis. Quand est-ce qu’ils vont finir par comprendre qu’ils ne sont pas seuls au monde et qu’ils vont apprendre à y jouer un rôle positif, au lieu de foutre le bazar, dès qu’il est question d’opposition frontale à l’impérialisme américain et au néolibéralisme sauvage, de changement de rapports, d’argent ou d’énergie? Le monde doit s’unir face à cette oppression constante et injuste de leur part. La plus grande dictature du monde imposera toujours des conditions égoïstes, et c’est ça qu’il faudra arrêter, dès que possible. Car le monde est multilatéral et non unilatéral. L’Occident a installé et semé la mort partout où il intervient, de la Syrie, à l’Irak, en passant par l’Afghanistan et même en Bolivie. Aujourd’hui, des Occidentaux se font éborgner, se voient même interdit de manifester, mais ils osent, quand même, donner des leçons aux autres. Que cet Occident hypocrite et criminel balaye devant sa porte. Aujourd’hui, après avoir brandi la menace sur la question de visa, les USA passent de la menace à l’exécution. En effet, les États-Unis ont annulé le visa du Sénateur de l’opposition, Antonio Chéramy dit «Don Kato». Le Sénateur de l’opposition institutionnelle, Antonio Chéramy, a confirmé, que le Consulat nord-américain en Haïti avait révoqué son visa, une mesure qu’il attribue à ses positions politiques et qu’il a qualifiée de tentative d’intimidation. De son côté, l’Ambassade des États-Unis à Port-au-Prince refuse de commenter, se réfugiant derrière la loi américaine et la confidentialité des visas, rappelant seulement que le Département d’État dispose de larges pouvoirs pour révoquer, à n’importe quel moment, les visas d’un simple citoyen, d’un diplomate ou d’un officiel comme le sénateur Chéramy. Toutefois, pour «Don Kato», il ne fait aucun doute que c’est pour son combat visant à la démission du Président Jovenel Moïse que les Etats-Unis ont pris cette mesure. Le sénateur Chéramy affirme qu’ils ne veulent pas du départ du Président Moïse. «Ils disent que je représente une menace pour les Américains». Si, selon le sénateur Chéramy, cette mesure le laisse indifférent, du fait qu’il ne voyage pas aux États-Unis, il en est visiblement frustré. Il n’en reste pas moins que c’est un signal clair, envoyé à de nombreux autres leaders et personnalités de l’opposition radicale qui, sans visas, seraient autrement plus affectés que «Don Kato». Rappelons que Jon Piechowski, Sous-secrétaire d’État adjoint, chargé de la diplomatie publique au sein du Bureau des affaires de l’hémisphère occidental, avait accordé une entrevue en octobre dernier sur La Voix de l’Amérique en créole. Interrogé sur les préoccupations de certains chefs de l’opposition haïtienne, selon lesquelles, les États-Unis envisageaient d’annuler leurs visas comme moyen de pression, il avait alors répondu: «bien sûr, nous pouvons toujours prendre des mesures contre les auteurs de crimes ou ceux qui se comportent de manière non démocratique, mais je ne veux pas spéculer là-dessus pour le moment. Ce que nous souhaitons, c’est que tous les acteurs politiques en Haïti s’assoient ensemble et entament un dialogue, dès que possible, pour discuter de la formation d’un Gouvernement». Lorsqu’on a interrogé des militants sur le rôle des États-Unis dans la lutte et le support apporté par ce pays à Jovenel Moïse pour le maintenir au pouvoir, ils ont déclaré : «les États-Unis ne nous aideront pas. Nous devons, nous-mêmes, nous entraider.» Le peuple viendra bien à bout de ce fléau criminel.

Emmanuel Saintus

 

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