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Nouvelles en bref

Des clients d’Access Haïti privés d’internet

«Malgré tous nos efforts pour vous fournir les meilleurs services possibles, la situation s’aggrave à Port-au-Prince et dans nos grandes villes de province. Il devient de plus en plus difficile et parfois impossible de procéder à l’alimentation des sites de distribution de services ou d’opérer des réparations indispensables sur les réseaux. Nous nous trouvons actuellement dans l’obligation de vous aviser que certaines zones de couverture internet sont présentement affectées, telles, à Port-au-Prince, dans la zone de Delmas où des individus mal intentionnés s’amusent à couper les câbles de fibre optique et à porter atteinte aux équipements des différentes compagnies de télécommunication. Il en va de même pour le Cap-Haïtien, Port-de-Paix, Mirebalais, Hinche, Montrouis, Jacmel, Carrefour, Léogâne, Petit-Goâve, Grand-Goâve, Miragoâne, Les Cayes, Jérémie, etc… Nous nous excusons sincèrement auprès de notre aimable clientèle qui a toujours su faire preuve de patience et de compréhension, dans les moments les plus difficiles et social du pays». Dixit Access Haïti.

 

Des ex-détenus haïtiens, en Haïti

Encore un autre groupe d’anciens condamnés haïtiens qui seront bientôt lâchés dans la nature regorgeant de « bandits illégaux » et prêts à tout pour survivre dans cette jungle ingouvernable où les baïonnettes priment sur les lois de la République et où il y a une violation flagrante de la Constitution. ICE (Immigration and Customs Enforcement Service) des États-Unis, a expulsé, lundi, un groupe de 108 anciens condamnés dominicains, après avoir purgé des peines de prison pour trafic de drogue, de crimes, de blanchiment d’argent et autres, a rapporté le journal Listin Diario, comptabilisant à 1574, le nombre de Dominicains déportés jusqu’à date par les États-Unis. Toutefois, a indiqué le journal, l’avion dans lequel sont arrivés les 108 ex-prisonniers dominicains des États-Unis, a atterri à l’Aéroport de Las Americas, en provenance de Port-au-Prince (Haïti), où il a laissé « un autre groupe d’anciens détenus haïtiens, dont le nombre n’a pas été précisé. « Selon les dossiers consultés, les rapatriés haïtiens et dominicains ont été accusés, jugés et condamnés pour trafic de drogue, de meurtres, d’agressions, de viols, d’incendies criminels, d’enlèvements, de blanchiment d’argent, de terrorisme, de vols à main armée, de fraudes, de violences domestiques et d’autres crimes.

 

Cuba: vote de la 28e résolution demandant la levée de l’embargo

L’Assemblée générale des Nations-Unies a adopté une résolution non contraignante « appelant toutefois à la levée de l’embargo américain sur Cuba ». C’est la vingt-huitième fois qu’est adoptée une résolution similaire, et le vote d’Haïti, sans surprise, a toujours été dans le passé, favorable à la Havane. Le monde réaffirme son soutien à Cuba et appelle à la levée du blocus imposé par les États-Unis, écrit l’agence de presse de l’Amérique latine, Prensa Latina, à l’issue du vote concrétisant le soutien de plus d’une centaine de pays, à l’assouplissement de l’embargo commercial des États-Unis sur Cuba. Après que des dizaines de nations et de groupes internationaux aient débattu du projet de résolution pendant deux jours, 187 États membres de l’ONU, incluant Haïti, ont voté en faveur de la résolution, tandis que les États-Unis, Israël et le Brésil ont voté contre et que la Colombie et l’Ukraine se sont abstenues. La résolution réitère l’appel lancé à tous les États de s’abstenir de « promulguer et d’appliquer » des lois et mesures ayant des « effets extraterritoriaux » affectant la souveraineté d’autres États.

 

Moïse rencontre le chef du SouthCom

Le chef de l’État haïtien, Jovenel Moïse, s’est entretenu, le jeudi 7 novembre 2019, avec l’Amiral Craid Faller, commandant du Commandement Sud de l’armée américaine. Les deux hommes ont discuté de la sécurité dans les Caraïbes, lors de cette rencontre déroulée en présence de l’ambassadeur des États-Unis à Port-au-Prince, Michele Sison. La sécurité dans les Caraïbes s’inscrit dans le cadre d’un programme de coopération entre les États-Unis et plusieurs pays de la région. Les autorités haïtiennes sont confrontées à un énorme défi sécuritaire au cours des derniers jours, en raison des accrochages entre groupes armés et des unités de la Police. Le président Moïse a tenu à remercier l’administration américaine pour l’assistance médicale, accordée au peuple haïtien, dans le cadre de la mission du navire hôpital, USNS Comfort.

 

Des Haïtiens au pied de l’USNS Comfort

Des citoyens haïtiens sollicitent l’aide du navire hôpital américain, USNS Comfort, présent dans la rade de Port-au-Prince. Les files d’attente devant la base Amiral Killick comptent plusieurs milliers de personnes malades, en quête de soins médicaux. Les Haïtiens, confrontés depuis 9 semaines à des turbulences politiques, marquées par le blocage des principaux axes routiers, n’ont plus accès aux soins médicaux de base. Cette crise a provoqué le dysfonctionnement de la quasi-totalité des hôpitaux de la région métropolitaine de Port-au-Prince. Il est évident que le USNS Comfort ne pourra répondre à la demande des milliers d’Haïtiens avant le 13 novembre 2019. Le ministère de la Santé a indiqué que les personnes qui pourront bénéficier d’une intervention chirurgicale avaient déjà été présélectionnées. Des spécialistes sollicitent une prorogation de la mission du navire hôpital au-delà du 13 novembre 2019.

 

Le Bureau départemental de la Cour des comptes de Jacmel, incendié

Le bâtiment, logeant le bureau départemental du Sud-Est de la Cour supérieure des comptes et du contentieux administratif (CSCCA), a été incendié, dans la matinée de ce jeudi 7 novembre 2019. Des matériels de bureau, des documents importants et objets divers ont été consumés par le feu, déclaré dans l’immeuble. Aucune information ne filtre sur les causes et circonstances du sinistre au bureau départemental (Sud-Est) de la Cour des comptes. Dans la nuit du dimanche 20 au lundi 21 octobre 2019, 7 jeunes hommes ont été blessés par balles à Jacmel, par des individus non identifiés, au moment où ils dressaient des barricades sur la route nationale, dans le cadre des mouvements anti-gouvernementaux.

 

Mort par balle de Jean-Philippe Hyppolite

Le militant politique, Jean-Philippe Hyppolite, surnommé Kadafi, l’un des fers de lance de la mobilisation, dans le bas Plateau Central, contre Jovenel Moïse à la présidence, a succombé à ses blessures par balles, dans l’après-midi du samedi 2 novembre 2019, après les funérailles, à Mirebalais, du journaliste Néhémie Joseph de Radio Panic-FM et de Radio Méga. Originaire de Domond, une des localités dans la commune de Boucan Carré (au nord de la ville de Mirebalais), le militant politique, Jean-Philippe Hyppolite, avait participé aux funérailles du journaliste assassiné. Ces funérailles se sont déroulées sous forte tension, avec le crépitement de beaucoup de rafales d’armes à Mirebalais. Hyppolite, surnommé Kadafi, était parmi les personnes, qui transportaient du mortier pour mettre en terre le corps du défunt journaliste, Néhémie Joseph. Durant la manifestation qui a suivi les funérailles de Néhémie Joseph, le samedi 2 novembre 2019, 8 personnes ont été blessées par balles, dont un agent de l’Unité départementale de Maintien d’Ordre (UDMO) et le militant politique Jean-Philippe Hyppolite, surnommé Kadafi. Conduit à l’Hôpital universitaire de Mirebalais, Jean-Phillipe Hyppolite a succombé à ses blessures par balles.

 

Demande d’une trêve politique

La plateforme Religions pour la Paix invite les acteurs concernés par la crise actuelle, à observer une trêve et à entamer un processus de dialogue inclusif, en vue de faciliter une solution pacifique. Dans une note de presse conjointe, rendue publique le 1er novembre dernier, « Religions pour la Paix Haïti et Religions pour la Paix Internationale », disent craindre une catastrophe humanitaire dans le pays. Dans cette note portant la signature du Révérend Pasteur Clément Joseph, ces structures inter-religieuses se montrent préoccupées, par rapport à la dégradation de la situation socio-politique que connaît Haïti, depuis plus de deux mois. Dans un premier temps, Religions pour la Paix Haïti souligne que la crise actuelle et les actes de violence qui y sont associées, sont en train de conduire le peuple haïtien vers une catastrophe humanitaire sans précédent. « La crise a déjà fait de nombreuses victimes innocentes. Des rues sont bloquées, les écoles sont fermées, privant des millions d’enfants d’accès à l’éducation. Ces effets ne feront qu’exacerber les injustices et les inégalités sociales, au détriment des plus pauvres », se plaint Religions pour la Paix Haïti. Profondément préoccupée par la résistance « infructueuse » des parties en conflits, la RPPH exhorte les Haïtiens à renforcer l’esprit de dialogue, de négociation et de compréhension dans leur culture politique. Ceci, selon la structure inter-religieuse, est nécessaire pour faciliter une solution pacifique de cette crise et éviter plus de victimes parmi la population civile, en particulier parmi ceux qui sont les plus nécessiteux.

 

Paul Lamaute, 105 ans, honoré par le Parlement québécois

Né le 26 mars 1914 à Bois-Verna (quartier bourgeois à l’époque), Paul Lamaute, poète, a été honoré par l’Assemblée nationale du Québec. Prenant la parole à la rubrique « Déclaration des députés », Paule Robitaille, représentante de Bourassa-Sauvé, a présenté cet homme âgé de 105 ans comme un « incontournable du soccer haïtien et montréalais ». Le porte-parole de l’opposition officielle, des Relations internationales et de la Francophonie a dévoilé à l’Assemblée que Paul Lamaute (qu’elle a d’ailleurs côtoyé) fut un « homme très engagé dans le monde du soccer pendant des années ». « Tout l’Est de Montréal le connaît pour son engagement dans le sport », affirme Mme Robitaille. « Paul Lamaute est un homme gravé dans le cœur des gens qui le rencontrent. J’ai voulu que son nom soit gravé dans les archives de l’Assemblée nationale ». Outre le sport, Paul Lamaute a, au cours de sa vie, travaillé dans le journalisme et a bossé comme inspecteur dans une compagnie d’électricité.

 

Réaction du Consulat d’Haïti à Santiago

Le Consulat Général d’Haïti à Santiago tient à apporter certaines précisions concernant la mort tragique d’Eddy Joseph en République Dominicaine. Dans un communiqué de presse parvenu à la rédaction de Loop Haiti, le Consulat déplore cet acte émouvant qui frappe une fois de plus la communauté haïtienne et mentionne qu’il « profite de l’occasion pour présenter ses sympathies et sincères condoléances à la famille et aux proches du défunt ». Un représentant du Service des Migrants du Consulat a confirmé la mort par pendaison du jeune haïtien, à la suite de détails recueillis à l’ « Instituto Nacional de Ciencias Forenses (INACIF) » et au département d’homicide de la ville de Santiago. « L’acte se serait produit dans la soirée du 30 octobre, et le corps de la victime, Eddy Joseph âgé de 19 ans, a été retrouvé le jeudi 31 octobre », lit-on dans le communiqué. Aussi est-il relaté que des promesses ont été faites par les autorités dominicaines, en vue de « faire toute la lumière sur cette mort tragique et de prendre, le cas échéant, toutes les mesures qui s’imposent. »

 

Exaspération de la plateforme GARR

La plateforme Groupe d’Appui aux Rapatriés et Réfugiés (GARR) exprime son indignation, après la pendaison, le jeudi 31 octobre 2019, en République Dominicaine, d’un autre migrant haïtien, Eddy Pierre, âgé de 18 ans, dans une note. Résidant dans le secteur « El Tamarindo », ce jeune migrant haïtien a été retrouvé pendu, avec les mains liées, à un arbre, dans un champ abandonné de canne à sucre, à Montellano, dans la région de Puerto Plata (Nord de la République Dominicaine). Il s’agirait d’un homicide, au lieu d’un suicide, contrairement à ce que laissent croire certaines déclarations, souligne la plateforme GARR. En février 2015, un autre ressortissant haïtien, Harry Jean-Claude Jean, 19 ans, a été également retrouvé pendu, avec les mains liées, sur une place publique à Santiago (également au Nord de la République Dominicaine). Une enquête, dont les conclusions ne sont pas connues, a été ouverte par les autorités dominicaines, en vue de déterminer les auteurs de ce crime crapuleux. La plateforme GARR signale un contexte, particulièrement marqué par des rapatriements abusifs de migrantes et migrants haïtiens à la frontière.

 

1065 migrants haïtiens arrêtés et transférés à Dajabón

Les autorités dominicaines poursuivent leur chasse aux migrants, arrivés de manière illégale sur leur territoire. Un certain nombre de mesures ont été récemment prises par le ministère dominicain de la Défense. Parmi elles, le renforcement des points frontaliers, afin d’éviter l’entrée massive de compatriotes haïtiens qui fuient la crise et la misère galopante en Haïti. La surveillance au niveau des frontières a été intensifiée : 600 officiers de l’armée terrestre et du CESFRONT ont été déployés, pour contrôler plusieurs zones dont Dajabón où un millier d’Haïtiens ont été capturés, lors d’une opération menée entre le 28 octobre et le 1er novembre, cette année. En effet, la Direction générale des migrations (DGM) a signalé l’arrestation de 1 292 étrangers, dans le cadre de plusieurs opérations menées dans onze des provinces de la République dominicaine, à la demande du directeur général de l’institution, le lieutenant général Máximo William Muñoz Delgado, conformément à la loi 285.-04, a révélé le journal Diario Libre. Ces opérations s’étaient étendues dans les provinces d’Azua, d’Espaillat, des Sœurs Mirabal, de Mgr Nouel, de Monte-Cristi, de La Altagracia, de La Vega, de Santiago de los Caballeros, de Santiago Rodríguez, de Puerto Plata et de Valverde. Les interventions effectuées, du 28 octobre au 1er novembre, couvraient différents secteurs du district national et les municipalités de Santo-Domingo Oeste et Este. Les autorités ayant participé à cette opération étaient composées d’agents de contrôle de l’immigration du DGM, avec le soutien du personnel militaire de l’armée, de la marine et des forces aériennes de la République dominicaine, de la police nationale et de représentants du ministère des Affaires publiques et de l’Environnement.

 

Une personne tuée à Limbé

Wendy Blaise a été tué par balle, le mardi 5 novembre, à Limbé, département du Nord. Les premières données recueillies font montre d’une arme « volée » en sa possession. Il été abattu par les agents de la Police nationale d’Haïti à Limbé, département du Nord, à l’arrière d’une motocyclette où il tentait de prendre la poudre d’escampette parce qu’il détenait en sa possession une arme déclarée volée, appartenant à la PNH. C’est le quotidien Le Nouvelliste qui a relayé l’information, hier, à la mi-journée. Le 1er novembre dernier, le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’Homme a dressé un tableau sombre de la situation sécuritaire en Haïti depuis le mois de septembre. Pas moins de 42 personnes ont perdu la vie dans des circonstances parfois douteuses, et 86 autres ont été blessées.

 

Les Haïtiens peuvent faire leur demande de visa à l’Ambassade

Une déclaration des Services de la Citoyenneté et de l’Immigration des États-Unis (USCIS), en date du 29 octobre dernier, avait prêtée à confusion en Haïti. L’on croyait à tort que la section consulaire de l’Ambassade suspendait ses opérations le 29 novembre prochain. Ce jeudi, 7 novembre, l’Ambassade des États-Unis à Port-au-Prince a publié une note pour éclairer les zones d’ombre, et prévenir que la section consulaire de l’ambassade restera bel et bien ouverte. Les réseaux sociaux, principalement, se sont enflammés, ces dernières heures, à la suite d’une déclaration émanant des Services de la Citoyenneté et de l’Immigration des États-Unis (USCIS), en date du 29 octobre dernier. Si la note n’est pas forcément récente, certains l’ont cru, rien ne l’a empêchée de devenir virale, l’espace d’un cillement, et de prêter à confusion pour nombre de nos compatriotes. Dans ce bouillonnement, l’Ambassade des États-Unis à Port-au-Prince a jugé bon de publier, ce matin, une déclaration dans le but d’éclairer la lanterne de tout un chacun. « Le bureau de l’USCIS en Haïti sera définitivement fermé au public, le 29 novembre prochain. Toutefois, la section consulaire de l’Ambassade américaine à Port-au-Prince assumera la responsabilité de certains services individuels que l’USCIS fournit actuellement aux personnes résidant en Haïti », peut-on lire dans la note. Le troisième paragraphe serait peut-être le plus important pour les Haïtiens, en particulier, les demandeurs de visa. Nous lisons ce qui suit : « La section consulaire de l’ambassade, qui est principalement responsable de fournir des services aux citoyens américains et du traitement des visas de non-immigrants et d’immigrants, reste ouverte pour tous les services consulaires ». Donc, les doutes sont levés, les portes de l’Ambassade ne seront pas cloîtrées définitivement, comme prétendait la rumeur qui circulait ces dernières heures, et l’imbroglio que la note a su provoquer, à elle-seule.

 

L’USCIS ferme son bureau en Haïti

La représentation diplomatique américaine à Port-au-Prince annonce la fermeture définitive de son bureau en Haïti. Le bureau de l’USCIS en Haïti sera définitivement fermé au public, le 29 novembre prochain, précise l’Ambassade, expliquant que cette décision des Services de la Citoyenneté et de l’Immigration des États-Unis (USCIS), une agence du Département de la Sécurité Intérieure, s’inscrit dans le cadre de la fermeture de 13 bureaux à l’étranger. ” Toutefois, la section consulaire de l’Ambassade américaine à Port-au-Prince assumera la responsabilité de certains services individuels que l’USCIS fournit actuellement aux personnes résidant en Haïti. La section consulaire de l’ambassade, qui est principalement responsable de fournir des services aux citoyens américains et du traitement des visas de non-immigrants et d’immigrants, reste ouverte pour tous les services consulaires.

 

Un militant, criblé de balles à Petit-Goâve

Junior Dufort, militant et membre de la base rue Benoît, à Petit-Goâve (à 68 km au sud de la capitale, Port-au-Prince), a été criblé de balles ce mercredi 6 novembre. Touché au visage, il risque de perdre l’un de ses yeux, d’après les médecins. Junior Dufort a terminé la journée d’hier sur un lit d’hôpital, blessé par balles. Ce dernier a été pris pour cible au moment où il s’apprêtait à planter une barricade sur la route nationale numéro #2, zone Pont Ladigue (douzième section communale de Petit-Goâve). Selon les dires, il aurait été victime d’un règlement de compte, après que ses camarades militants de la rue Benoit ont incendié une motocyclette qui serait la propriété privée d’un chauffeur originaire de Pont Ladigue. Un peu plus tard, après avoir reçu la nouvelle de Dufort, ses alliés ont lancé un mouvement de protestation qui prenait la direction de Pont Ladigue. De là, est né un échange de tirs entre les deux camps rivaux à Pont Ladigue. Le coordonnateur du Conseil d’administration de la douzième section communale, Me Nosalito Soliman, condamne ces attaques perpétrées entre les deux camps. « Je déplore les actions des militants des deux camps. Tout le monde a le droit de manifester librement », prévient l’autorité communale.

 

Une nouvelle souche rare du VIH, enregistrée

Le laboratoire américain Abbott a annoncé avoir identifié un nouveau sous-type du virus du sida chez trois personnes depuis les années 1980, que les tests actuels sont déjà capables de détecter. Ce type de classification aide les scientifiques à maintenir leur arsenal thérapeutique à jour. Le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) mute, comme tous les virus. Il existe en fait deux virus distincts: VIH-1, qui représente la quasi-totalité des infections dans le monde, et VIH-2. VIH-1 est divisé génétiquement en quatre groupes (M, N, O et P). Au sein du groupe M, responsable de la pandémie, il existe neuf sous-types, représentés par des lettres allant de A à K. Abbott a annoncé mercredi, dans un communiqué, avoir identifié un dixième sous-type, «L», chez trois personnes. A priori, les traitements antirétroviraux devraient fonctionner. «Puisque le sous-type L fait partie du groupe majeur du VIH, le groupe M, on peut s’attendre à ce que les traitements actuels soient efficaces contre lui», dit à l’AFP, Mary Rodgers, cheffe du programme de surveillance virale mondiale chez Abbott. Cette nouvelle mutation avait été identifiée dans deux échantillons de sang prélevés en 1983 et 1990, dans ce qui est aujourd’hui la République Démocratique du Congo. Mais pour ajouter un sous-type à la nomenclature officielle, il fallait un troisième cas indépendant, selon des règles établies en 2000. Ce cas a finalement été découvert dans un troisième échantillon suspect qui avait été prélevé en 2001. Son séquençage n’avait, à l’époque, pas été possible, parce que la quantité de virus était trop faible, a expliqué Abbott. Mais les scientifiques, grâce à de nouvelles technologies, sont parvenus récemment à isoler le virus et à confirmer qu’il correspondait aux souches de 1983 et 1990.

 

Jean-Rabel: un séisme de magnitude 3,6, enregistré

L’Institut d’Études Géologiques des États-Unis (USGS) a signalé le passage, le 5 octobre, d’un séisme de magnitude de 3,6 sur l’échelle de Richter, non loin de Jean-Rabel, dans le Nord-Ouest. Le séisme enregistré vers les 22h20 et 56 secondes, à 8 km au Nord-Est de Jean-Rabel, n’a causé aucun dégât, rapporte Haïti Libre. Selon les détails fournis par l’Institut d’Études Géologiques des États-Unis (USGS), son épicentre était localisé à 19.900 de latitude et -73.149 de longitude, avec une profondeur de15 kilomètres. Ce tremblement de terre est survenu six (6) mois après qu’un autre de magnitude 3,8 ait été enregistré dans la commune de Jean-Rabel le 7 Avril dernier.

 

La plateforme 4G Kontre souhaite le maintien de la résistance populaire

La plateforme d’organisations paysannes, 4G Kontre, exhorte la population haïtienne à tenir, encore plus haut, le flambeau de la mobilisation, jusqu’à la démission du Président Jovenel Moïse, dans une note de presse, en date du 4 novembre 2019. La plateforme 4G Kontre suggère aux autres secteurs de discuter avec la structure « Passerelle », en vue de parvenir à une entente autour de la formation d’un gouvernement de transition et d’une feuille de route. Cet appel est lancé, notamment à l’endroit de l’Alternative Consensuelle pour la refondation d’Haïti, du parti politique Fanmi Lavalas, du secteur privé, du Forum patriotique de Papaye et des protagonistes dans la société civile. « Nous leur demandons de se liguer, cette semaine, pour libérer le pays de Jovenel Moïse. Le peuple en a assez ! Jovenel Moïse doit partir rapidement, pour favoriser un retour à la vie nationale », lit-on dans cette note du 4 novembre 2019. Les activités dans les écoles et administrations publiques ne reprendront qu’après la démission de Jovenel Moïse, soutient la plateforme 4G Kontre, tout en encourageant les protestataires à maintenir les barricades dans les rues. 4G Kontre appelle le Core Group à se désolidariser avec Jovenel Moïse, qui est déjà rejeté littéralement par le peuple haïtien.

Mise en garde du ministère de l’Éducation nationale

Alors qu’il n’est pas en mesure d’annoncer une réouverture des classes, suspendue depuis le début septembre 2019, le ministère de l’Éducation Nationale et de la Formation Professionnelle (MENFP) met en garde les directions d’écoles qui réclameraient de l’argent aux parents pour un service non fourni, dans un communiqué. Le MENFP indique avoir été alerté, « par de nombreux parents, sur les réclamations, venant de certaines directions d’écoles et exigeant un paiement pour les élèves, en dépit du service non fourni par ces établissements scolaires ». « Une telle attitude est contraire aux normes et à l’éthique de fonctionnement d’une école », critique le MENFP. « Ces directions d’écoles ne se soucient pas de la protection des enfants, ni de la lutte visant à créer de meilleures conditions d’apprentissage. Elles ne pensent plutôt qu’à remplir leurs poches », réagit le coordonnateur général de l’Union nationale des normaliennes et normaliens haïtiens (UNNOH), Josué Mérilien, lors d’une conférence de presse, le mercredi 6 novembre 2019.

Altidor Jean Hervé

 

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