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La Communauté Internationale ne jure que par le dialogue

Le Président a.i. de la Communauté des Caraïbes (CARICOM), le Premier Ministre de Sainte-Lucie, Allen Michael Chastanet, presse le gouvernement et l’Opposition à engager le dialogue, en vue de trouver une solution à la crise. Préoccupé par les conséquences des turbulences qui perdurent depuis 8 semaines, le Président de la CARICOM réitère son offre de bons offices pour faciliter le dialogue politique entre les parties. La crise politique prolongée, qui a bouleversé la stabilité politique et économique du pays et prolongé la perturbation des activités quotidiennes de la population, ne peut être résolue de manière pacifique que par un dialogue constructif. La CARICOM lance donc un appel à toutes les parties concernées pour qu’elles engagent un débat constructif, de bonne foi, afin de rétablir l’ordre et la normalité en Haïti. «La Communauté appelle toutes les parties à reconnaître les dommages causés et à s’abstenir de toute action susceptible d’entraver le règlement pacifique des différends, et le retour à la Paix et au calme en Haïti». L’ambassadeur des États-Unis, comme le Président de la CARICOM, appelle une nouvelle fois à l’ouverture, sans conditions préalables, d’un dialogue entre les différents protagonistes, pour mettre fin à la crise politique en Haïti. Michèle J. Sison a rappelé que son pays soutient les aspirations des Haïtiens à de meilleures conditions de vie. «C’est par la voie d’un dialogue inclusif sans pré conditions, sans préalables, que la solution doit être trouvée, une solution qui mène à la formation d’un gouvernement qui peut sauver le peuple en ce moment», a déclaré la diplomate américaine, au cours d’un bref entretien au journal, organisé dans son bureau à l’ambassade située à Tabarre. L’idée de dialoguer, les acteurs du pays doivent l’accepter, prescrit l’ambassadeur. «Pour nous, les États-Unis, nous avons encouragé avec urgence les leaders politiques, du secteur privé, de la société civile, des secteurs religieux et syndical à s’asseoir ensemble pour trouver une solution. C’est aux Haïtiens de trouver une solution démocratique, constitutionnelle et paisible. Ce n’est pas par la violence dans les rues. Ça doit être dans un dialogue qui mène au bon résultat», a-t-elle insisté. Mme Sison dit être convaincue que si tous les acteurs s’assoient ensemble, ils vont trouver la solution salvatrice au bénéfice de tous les enfants du pays. «Avec de la bonne foi et de la bonne volonté, je suis convaincue que les leaders politiques, économiques et de la société civile, s’ils s’assoient ensemble, trouveront une solution». Tout comme l’ambassadrice américaine, le secrétaire d’État américain, Michael Pompeo, a appelé les leaders haïtiens au dialogue, afin qu’ils résolvent la crise politique. Oui au dialogue, pas avec le président Jovenel Moïse, rétorquent ses opposants… «Nous appelons tous les leaders d’Haïti à se mettre ensemble pour résoudre la crise politique actuelle et le blocage économique à travers le dialogue et les institutions. Nous sommes aux côtés de tous les Haïtiens qui, pacifiquement, appellent à ce que des responsabilités soient assumées», a-t-il tweeté, le jeudi 7 novembre. L’Union Européenne (UE) souhaite elle aussi «des solutions réalistes et durables » à la crise politique, économique et humanitaire actuelle. «Le droit de manifester librement et pacifiquement doit être garanti, tandis que les parties en présence doivent s’abstenir de recourir à la violence, en toutes circonstances, afin d’éviter que l’instabilité et les souffrances de la population n’empirent encore», souligne l’UE. L’UE encourage toutes les parties à participer à « un dialogue inter haïtien franc, ouvert et inclusif, qui devrait mener, de toute urgence, à un consensus, en vue de mieux satisfaire aux besoins fondamentaux de la population». Le groupe consultatif ad hoc du Conseil économique et social sur Haïti (ECOSOC) a publié, le mercredi 6 novembre 2019, une déclaration officielle, exhortant la Communauté Internationale à rester collectivement engagée dans son soutien à Haïti. Le Groupe a également exprimé sa «grave préoccupation» devant la détérioration de la situation humanitaire en Haïti. «Le Groupe exhorte la Communauté Internationale à rester collectivement engagée dans le soutien à Haïti. Le Groupe exprime sa profonde préoccupation devant la détérioration de la situation humanitaire en Haïti et souligne qu’il est important que les partenaires internationaux apportent une contribution accrue au Plan d’intervention humanitaire pour faire en sorte que les besoins humanitaires et de protection qui prévalent dans le pays soient rapidement et efficacement satisfaits», a écrit l’ECOSOC, qui révèle avoir tenu une réunion extraordinaire, le 31 octobre dernier, à la lumière de l’aggravation de la crise économique, de la détérioration de la situation humanitaire, de l’insécurité croissante et de l’impasse politique actuelle dans le pays. «Le Groupe reste activement saisi de la situation et continuera à suivre de près l’évolution de la situation en Haïti», assure l’ECOSOC, précisant avoir été briefé sur la crise en Haïti par Helen La Lime, Représentante spéciale du Secrétaire général (RSSG) et chef du Bureau intégré des Nations unies en Haïti (BINUH), et Fernando Hiraldo, coordonnateur suppléant du RSSG pour les questions humanitaires et coordonnateur résident par intérim. Pour l’ECOSOC, il ne saurait y avoir de paix durable et de stabilité, sans s’efforcer de parvenir à un développement durable et à la sécurité économique de tous les Haïtiens. «Le Groupe reconnaît que la crise haïtienne est de nature multidimensionnelle, et ne sera résolue que par le leadership et l’appropriation du peuple haïtien, et par une solution politique».

Emmanuel Saintus

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