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Le TPS, prolongé d’un an pour les Haïtiens

Les dizaines de milliers de ressortissants haïtiens, détenteurs du TPS, ont encore une autre année pour régler leurs problèmes d’immigration. Le département de la Sécurité intérieure (DHS) a annoncé, vendredi, un avis du registre fédéral, prorogeant jusqu’au 2 janvier 2021, la validité de la documentation liée au TPS pour les bénéficiaires d’origine haïtienne, sous les désignations de statut temporaire protégé. Des ressortissants de pays comme El Salvador, Honduras, Nicaragua, Soudan et le Népal bénéficient également d’une extension de la validité de leur documentation. Les immigrants d’origine haïtienne, détenteurs du TPS (Statut de Protection Temporaire) avaient jusqu’au 5 janvier 2020 pour laisser les États-Unis. La notification prolonge automatiquement la validité des documents d’autorisation d’emploi, Formulaires I-797, Avis d’action, Formulaires I-94, Enregistrement des arrivées / départs (collectivement, documentation relative à TPS).

16e édition du Festival Quatre Chemins

Sous le thème: «Tous les hommes sont fous», la 16e édition du Festival Quatre Chemins se déroulera dans notre capitale barricadée, du 25 novembre au 7 décembre, sans compter un beau prélude qui démarre dès le lundi 4. Avec Michèle Lemoine comme figure de proue, une cinquantaine d’activités nous attendent à cette édition autour du thème de la folie des hommes. Maintenir la programmation des activités, en dépit des crises qui marquent Haïti, devient un mode de vie chez les opérateurs culturels. Mais, s’il faut rendre à César ce qui lui revient, il convient de souffler dans le cor pour le Festival Quatre Chemins comme étant le «trendsetter» de cette façon de faire qui s’emploie depuis qu’on chantait «GNB fò l ale» en 2003. Guy Régis Jr, le capitaine de ce navire aux activités intrépides, chaque année, maintient le même discours. «Ici, l’art ne doit pas être abordé uniquement par le prisme de l’esthétique», explique-t-il. Toutefois, l’homme qui opte pour la folie, comme fil rouge cette année, ne cache point le fait que son moral à lui a pris un coup, un grand, pour être plus précis. «L’an dernier, il était question de manifestation pendant la journée, et le soir, tant bien que mal, il y avait un semblant de calme. Aujourd’hui, il y a des barricades monumentales et, qui pis est, on se fait rançonner à chaque “passage”», regrette-il. Toujours à ce propos, le directeur du festival confie déplorer le fait que les politiques, notamment l’actuel locataire du Palais national, sont dans un mépris du réel qui n’est pas sans conséquences désastreuses.

 

L’armée dans les rues pour le nettoyage

Le Bureau du Secrétaire d’État à la Communication a l’avantage d’informer la population haïtienne que le Ministère de la Défense a mis le corps du génie des Forces armées d’Haïti au service du déblocage des rues, obstruées dans la région métropolitaine, afin de permettre aux citoyens et citoyennes de vaquer librement à leurs activités. Les militaires du corps du génie accompagneront le Centre National des Équipements (CNE), le ministère des Travaux publics, Transports et Communications (MTPTC) et le Service National de Gestion des Résidus Solides (SNGRS). Coordonnés par le Bureau du Secrétaire d’Etat à la Sécurité publique, ces convois sont accompagnés des Unités spécialisées de la Police Nationale d’Haïti (PNH).

 

Le sud de la capitale, paralysé sous les menaces des gangs armés

Les habitants de la commune de Carrefour et les riverains ont pris très au sérieux les menaces des gangs armés qui contrôlent les quartiers de Grand-Ravine et Village-de-Dieu, interdisant à quiconque de fréquenter le boulevard Jean-Jacques Dessalines, à la hauteur de Martissant. Aucun bus qui assure le trajet vers le centre-ville n’a été remarqué dans les rues quasiment désertes. Les quelques rares tap-tap ne dépassaient pas les limitations de la commune, des barricades de pneus enflammés ont été remarquées dans cette artère. Nulle personne sortant de Carrefour, même en provenance du sud du pays, n’ose s’aventurer au-delà de Fontamara. Il n’y a pas de barricades sur la route principale de Carrefour mais les gens sont restés chez eux, toute la semaine quasiment. Les neuf succursales de banques commerciales de la commune sont fermées. Aucun bâtiment destiné au service public n’est ouvert, y compris le tribunal de paix. À certains endroits, des piles d’immondices jonchent les rues. Les camions qui voyagent entre les quatre départements ne sont pas remarqués non plus. Les activités sont complètement paralysées. Le porte-parole de la Police nationale d’Haïti, Michel-Ange Louis-Jeune, a fait savoir que la PNH va faire son travail et s’assurer d’une présence dans toutes les zones en difficulté, afin de porter assistance à la population. Mais, a-t-il souligné, «on ne peut, un bon matin, assurer à la population que le risque est à zéro et que tout le monde peut vaquer à ses activités. Le résultat ne peut pas venir d’un coup !»

 

GHESKIO en difficulté

Les jours se suivent et l’étau se resserre autour des principales structures sanitaires du pays. Dans une entrevue accordée à un média de la capitale, le Dr William Pape dénombre 50 % des patients et 20 % du personnel travaillant aux centres GHESKIO qui sont obligés de rester chez eux. Dans les différents programmes des centres GHESKIO, notamment celui de la prise en charge des patients vivant avec le VIH-SIDA, les professionnels ont élaboré un plan de traitement qui passe par la distribution des médicaments, «le counseling» et les contrôles réguliers des patients enrôlés. Pour s’assurer de la régularité du programme, les responsables ont mis sur pied un plan de contingence pour les médicaments, les carburants et autres substances indispensables au bon fonctionnement des services. Après environ 5 semaines de «peyi lòk», le Dr William Pape n’est pas sûr que le plan de contingence va tenir, si la situation persiste. «Nos plans de contingence ont été élaborés pour des difficultés de courte durée, soit 2 à 3 jours. La persistance de la situation n’a fait que compliquer notre situation, par rapport à la disponibilité du carburant, la préparation et la distribution de la nourriture pour les patients, etc.», a fait savoir le directeur des Centres GHESKIO.

 

Les promesses de Jean Michel Lapin

Le chef du Conseil Supérieur de la Police Nationale (CSPN) indique qu’une série de discussions est engagée, depuis environ sept mois, entre le haut commandement de la PNH et la Primature, autour des revendications des policiers. Le Premier ministre regrette que le haut commandement n’en avait pas informé les policiers. Jean Michel Lapin annonce que des réponses seront apportées à court, à moyen et à long terme, aux revendications des agents de l’ordre. «À court terme, nous travaillons sur le renflouement des cartes (de débit) des policiers», détaille Jean Michel Lapin, rappelant que sur les trois mois dus à ces derniers, ils en ont reçu deux depuis le week-end. Jean Michel Lapin informe que le gouvernement travaille sur un ensemble de dettes de la Police nationale d’Haïti envers d’autres institutions. Le Premier ministre a fait remarquer que ces dettes envers les fournisseurs de la police n’ont pas commencé sous l’actuelle administration. «Nous avons remarqué qu’il y a des dettes qui datent de plusieurs années», a-t-il déclaré. Il promet que toutes les dettes jugées «légales», par rapport aux procédures administratives et les lois sur la comptabilité publique, seront payées à court terme. Le Premier ministre démissionnaire a confirmé que le gouvernement va voir, dans quelle mesure il peut apporter une réponse aux problèmes de matériels et d’équipements, soulevés par les policiers. «La sécurité est une affaire importante dans tous les pays. On ne peut pas parler de développement sans sécurité», a-t-il dit pour se convaincre.

 

La cause des policiers est juste

Le porte-parole de la Police nationale d’Haïti, Michel-Ange Louis-Jeune, qui qualifie de «juste» la cause défendue par les policiers, a assuré que la Direction générale va se pencher rapidement sur les demandes des agents de l’ordre. Pour jouer à fond la carte de l’apaisement, il a aussi fait savoir qu’aucune sanction ne sera prise à l’encontre de ceux qui ont marché jusqu’à la direction générale à Pétion-Ville. «L’actuelle administration est préoccupée par cette situation et va agir, en conséquence, pour les conditions de vie et de travail des agents de police. À cet effet, on parle d’un meilleur système d’assurance, capable de les prémunir contre les risques et accidents dont ils peuvent être victimes, dans l’exercice de leur fonction ; d’un salaire adéquat leur permettant de gagner leur vie honorablement ; et aussi de pallier le déficit de matériels, afin qu’ils s’acquittent de leurs tâches dans de meilleures conditions», a déclaré le commissaire Louis-Jeune. La lecture officielle de l’institution policière de la marche de plusieurs dizaines d’agents témoigne d’une compréhension des problèmes et d’une recherche de solutions. La PNH croit que ses membres voulaient exprimer leur insatisfaction par rapport aux conditions de travail dans l’institution policière, qui affectent leur vie personnelle et professionnelle. «Aucune administration ne pourrait être insensible à leur demande.» Mais il questionne la façon dont ils ont procédé. «C’est peut-être la voie utilisée pour faire entendre leurs revendications qui peut poser problème, dans la mesure où le pays connaît une situation difficile», a-t-il indiqué, tout en clamant que «la cause défendue par les policiers est juste».

 

Le PHTK, embarrassé sur l’avenir de Jovenel Moïse

La Passerelle s’active à soumettre, au mardi 5 novembre prochain, un document final résultant des consultations engagées avec des forces vives de la nation, des partis politiques de toutes les tendances, a rapporté son porte-parole. La rencontre du vendredi 24 octobre entre les dirigeants du PHTK et la Passerelle, une structure composée de représentants d’une centaine d’organisations de la société civile, a permis d’écarter les zones d’ombres et de s’enquérir sur la position du PHTK. «Ils maintiennent la même position, à savoir: un gouvernement d’union nationale. Les responsables du PHTK plaident également pour une transition. S’agissant de l’avenir du Président Jovenel Moïse, ils n’ont pas été trop directs», a rapporté Lémète Zéphyr. Dans le même registre, le porte-parole de la Passerelle exprime le souhait que le rapport final des consultations à venir dans le courant de la semaine prochaine, facilitera un dénouement à la crise.

 

Mache Kontre parle

Les partis politiques FUSION, MOCHRENHA, OPL, VERITE et VEYE YO publient une proposition de sortie de crise dans le cadre d’une démarche dénommée «Mache Kontre» Cette proposition de sortie de crise, dénommée «Haïti : pour une résolution inclusive de la crise», prône un consensus entre tous les secteurs de la vie nationale, en vue de mettre en place, immédiatement, un Conseil national de transition. Cet organe aura à remplacer les deux branches de l’exécutif, le pouvoir législatif ainsi que le pouvoir judiciaire que les partis politiques jugent défaillants. Le Conseil national de transition sera formé de représentants d’organisations politiques et divers secteurs clés de la société civile. «Les membres du Conseil national de transition occuperont cette fonction pendant toute la durée de la transition», selon le document. Il précise, par ailleurs, que les membres dudit conseil ne seront pas payés, mais ils recevront des frais pour le service rendu. Les membres du Conseil national de transition ne pourront ni se porter candidats aux prochaines élections, ni intégrer le gouvernement de transition. Le Conseil national de transition sera chargé de désigner le président de la République pour la période de transition. Selon les critères établis par les partis politiques, signataires du document, les partis politiques représentés au sein du Conseil national de transition seront invités à soumettre la candidature de deux personnalités crédibles et honnêtes pour le poste de président de la République pour la période de la transition qui ne doit pas aller au-delà de 7 février 2022. Les secteurs de la société civile auront à soumettre un candidat. «Les membres du Conseil de transition établiront la procédure pour parvenir à la majorité absolue au choix du président de la République qui pourra se faire à huis clos», lit-on dans le document qui ajoute : «Le président de la République prêtera serment devant la Cour de Cassation.»

 

Youri Latortue fait la leçon au pouvoir

Le sénateur de l’Artibonite, Youri Latortue, n’a pas ménagé ses mots pour tacler le pouvoir de Jovenel Moïse, dans sa moindre résolution. Après être monté au créneau, la semaine dernière, pour dénoncer la décision du chef de l’État de suspendre les franchises douanières et les contrats signés entre l’État haïtien et trois compagnies privées qui devaient lui fournir du courant électrique, l’élu de l’Artibonite trouve, une nouvelle fois, de quoi reprocher au président de la République, après que ce dernier eut engagé quatre cabinets d’avocats, avec pour mission de défendre l’État haïtien, en cas d’éventuels recours de ces compagnies par devant la justice. Selon le sénateur Youri Latortue, le président Jovenel Moïse vient, une nouvelle fois, de partir sur son mauvais pied, puisque «seule la Direction générale des impôts est habilitée à défendre les intérêts de l’État haïtien, dans de telles situations», si l’on tient compte de la loi organique de la DGI qui stipule que «la DGI représente l’État tant en demandant qu’en défendant». En termes clairs, la DGI est «l’avocate» de l’État haïtien, conclut le sénateur, qui se questionne sur le fait que le président n’est pas gêné pour utiliser les maigres ressources de l’État, juste pour faire des «deals». Petit faux pas du pouvoir qui habilite Youri Latortue à conclure que le président Jovenel Moïse n’entend pas appliquer ni faire appliquer les lois de la République, dans ses actions.

 

Le gouvernement veut montrer ses biceps

Le Premier ministre démissionnaire, Jean Michel Lapin, a annoncé, le mardi 29 octobre 2019, à la huitième semaine de «peyi lòk», que «des décisions viennent d’être prises, au cour d’une réunion, pour assurer la sécurité du pays». Chaque responsable «va donner des garanties au peuple haïtien pour qu’il puisse vaquer à ses occupations», a poursuivi le numéro 1 du Conseil Supérieur de la Police Nationale (CSPN), entouré du ministre de l’Intérieur, Pierre Josué Agénor Cadet, de celui de la Justice, Jean Roudy Aly, du secrétaire d’État à la Sécurité publique, Ronsard St-Cyr et des gradés de la PNH. Le ministre de l’Intérieur, récemment abonné à la phraséologie des hommes forts, a affirmé «qu’aujourd’hui, l’État dit c’en est assez», par rapport aux individus qui pillent, qui cassent, qui attaquent des écoles. «La police, la justice et les autres membres du gouvernement viennent de prendre de grandes décisions pour faire respecter les normes, les principes et la loi», a poursuivi Pierre Josué Agénor Cadet, soulignant qu’en démocratie, l’État garantit le droit de manifester et la liberté des citoyens et citoyennes d’exercer leur profession. «Aujourd’hui, nous disons que la police et la justice ne vont pas tolérer les gens qui font des casses et pillent. Aujourd’hui, la décision est prise de combattre l’impunité, jusqu’à la dernière rigueur. C’est la loi qui va être appliquée, sans faire d’injustice», a ajouté Pierre Josué Agénor Cadet qui, il y a quelques semaines, fraîchement arrivé à la tête du ministère de l’Intérieur, avait annoncé que les autorités vont mettre leurs pantalons à leur taille, c’est-à-dire durcir le ton.

 

Le gouvernement engage des avocats dans le dossier d’achat de l’électricité

Le bureau du Secrétaire d’État à la Communication informe la population que l’État haïtien a engagé les services professionnels des Cabinets Févry, Joissaint Law Firm, Canton et Vir Bonus Cabinet D’avocats Associés, représentés respectivement par MesOsner Févry, Éphesien Joissaint, Fritzo Canton et Newton Louis St-Juste, Avocats, dans le but de défendre ses intérêts, dans le dossier des contrats de fourniture d’énergie. Cette décision intervient, suite aux Résolutions adoptées en Conseil des Ministres, en date du 23 octobre 2019, portant sur la rupture de contrats léonins, conclus entre des entreprises commerciales, privées et l’État haïtien, depuis 2005, et ayant constaté des dettes de plus en plus accumulées au sein de certaines entreprises publiques, autonomes, et des irrégularités manifestes, au détriment des intérêts de la Nation. Ces Cabinets d’Avocats sont habilités à prendre toutes les mesures que requièrent la Constitution et les lois haïtiennes, à l’amiable ou par voie judiciaire, devant toutes instances et à tous les niveaux, en vue d’arriver au recouvrement de toutes créances de l’État et des institutions autonomes et/ou de faire restituer toutes valeurs indûment perçues et dues.

 

Des députés encouragent Jean Michel Lapin à remettre tous les matériels

Une douzaine de députés de l’opposition exigent, du Premier ministre Jean Michel Lapin, démissionnaire depuis mars 2019, la remise, dans un délai de 48 heures (à partir du 25 octobre 2019), à l’État haïtien, de tous les matériels à la disposition du cabinet ministériel, selon les informations. «Passé ce délai de 48 heures, qui vous est imparti pour le remise desdits matériels, la population haïtienne, maîtresse de son destin, se verra, en toute légitimité, dans l’obligation de les récupérer, à sa convenance, dans les limites légales», menacent les députés, dans une lettre en date du mercredi 23 octobre 2019, adressée à Jean Michel Lapin. «Aujourd’hui, vous n’êtes qu’un individu, prenant d’assaut et usurpant le poste de Premier ministre. Vous n’avez aucune habilitation pour engager l’État haïtien et décaisser les fonds publics, sous aucun prétexte», affirment-ils. Des démarches vont être entreprises pour confisquer les plaques officielles, celles des services de l’État et de location des véhicules, à disposition des ministres démissionnaires et des directeurs généraux, nommés suite à la démission, le 22 juillet 2019, du Premier ministre démissionnaire, annoncent les parlementaires de la Chambre basse.

 

La plateforme Haïti de Suisse s’inquiète

La Plateforme Haïti de Suisse (PFHS) exprime ses inquiétudes, par rapport à la dégradation de la situation, liée à la crise qui s’amplifie depuis des mois en Haïti, dans un communiqué de presse, en date du 24 octobre 2019. «Face à la corruption, étalée en plein jour, à la crise multiforme et sans précédent qu’elle entraîne, la colère de la population haïtienne est légitime. Ses revendications sont claires et doivent être entendues», souligne la Plateforme Haïti de Suisse qui met en garde contre tout processus visant à conduire le pays au chaos. La PHFS en profite pour exprimer ses sympathies aux victimes directes (personnes mortes et blessées) et indirectes (victimes de l’insécurité et des dégradations des conditions de vie, jusque dans les campagnes). Des mobilisations populaires se multiplient dans le pays pour réclamer le départ du président Jovenel Moïse, paralysant toutes les activités, depuis le dimanche 15 septembre 2019. Depuis sa création, en 1992, la Plateforme Haïti de Suisse soutient le travail des organisations haïtiennes, qui œuvrent à défendre les droits de la personne en Haïti.

 

Un navire-hôpital de la marine des États-Unis d’Amérique, en visite médicale en Haïti

Le navire-hôpital de la marine étasunienne «USNS Comfort» réalisera, du lundi 4 au mercredi 13 novembre 2019, une mission médicale en Haïti, indique un communiqué de l’ambassade des États-Unis d’Amérique à Port-au-Prince. Une variété de services médicaux sera fournie à des personnes majeures et à des enfants sur le site médical, ainsi que des soins chirurgicaux de base, par des équipes médicales de «USNS Comfort», qui travailleront aux côtés de professionnelles et professionnels médicaux d’Haïti. Les services médicaux gratuits seront dispensés en médecine familiale, médecine préventive, examens et traitements dentaires, optométrie (examens des yeux), pédiatrie, dermatologie, santé féminine et thérapie physique. La visite du navire-hôpital de la marine des États-Unis «USNS Comfort» s’inscrit dans le cadre de l’opération «Promesse durable» (Enduring Promise) de la marine des États-Unis d’Amérique. Cette initiative vise à intensifier l’engagement des États-Unis d’Amérique, dans la région, pour renforcer le pilier sanitaire de la stratégie 2020 États-Unis/Caraïbes. «Cette visite est une étape de la tournée du navire dans l’Amérique Latine et les Caraïbes, qui, sur une période de cinq mois, réalise une mission d’assistance médicale», lit-on dans le communiqué.

 

L’opposition exige le respect de la souveraineté nationale

«Quand tout un peuple décide de descendre dans la rue pour exiger la démission d’un chef d’État, ou pour exprimer une quelconque revendication populaire, c’est l’expression de l’exercice de la souveraineté populaire. Cela doit être respecté. Car, rien n’est au-dessus de la volonté populaire, pas même la Constitution». Telle est la position, exprimée par le Secteur dit démocratique et populaire, signataire de l’alternative Consensuelle pour la refondation d’Haïti, face au souhait des États-Unis d’Amérique, qui «encouragent un dialogue inclusif, sans conditions préalables ni délais, entre les protagonistes pour la résolution de la crise haïtienne». La situation de blocage actuel des activités, sur le territoire national, «contribue directement à la violence, à une montée en flèche des besoins humanitaires», soulignent les autorités américaines, qui plaident en faveur de la «formation d’un gouvernement opérationnel, en vue d’adresser les préoccupations économiques et sociales pressantes du pays». Le Secteur dit démocratique et populaire invite l’ambassade américaine et le reste de la communauté internationale à cesser de supporter le président Jovenel Moïse, rejeté par la population.

Altidor Jean Hervé

 

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