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Core Group: le peuple a révoqué Jovenel Moïse!

Qu’est-ce qu’ils croient, ces dirigeants occidentaux? Pensent-ils qu’il n’y a qu’eux qui ont un cerveau? Haïti, étant une nation libre, devrait pouvoir évoluer, à sa guise. Si les nations pauvres ne pratiquent pas la démocratie, c’est parce qu’elles ne sont pas vraiment libres. Elles sont écrasées par des dictatures, mises au pouvoir par ces mêmes occidentaux, pour que leur peuple n’évolue jamais. Et quand on parle de pays occidentaux, on ne vise pas leur peuple qui n’y est pour rien. On vise leurs «élites» au service du capitalisme. Pays, peuples, nations agressés par les USA et leurs alliés, unissez-vous pour faire barrage aux pilleurs, aux agresseurs, au terrorisme international et à l’impérialisme occidental, au service et aux ordres des barons de la finance internationale. Pourquoi les peuples dits démocratiques acceptent-ils les dérives de leur gouvernement, les protecteurs de la doctrine: voler, piller plus? Cela est-il permis pour les USA, la France, le Canada, l’Espagne, l’Allemagne qui arment le désordre sur terre ? Les Yankees sont finis, mangés par les fourmis venues de la terre bénie. La convention de Vienne n’autorise pas des ambassadeurs de se regrouper en clan mesquin, au profit de leurs intérêts personnels ou nationaux, au détriment de la volonté populaire des pays où ils sont accrédités. Le Core Group fonctionne comme un syndicat ou un organisme de défense pour le Président Jovenel Moïse. Les ambassadeurs membres du Core Group ne comprennent pas ou font fi de la volonté du peuple. La volonté du peuple est souveraine. La population haïtienne exige la démission du Président Jovenel Moïse, un menteur, un corrompu, un dilapidateur de fonds, un usurpateur de titre. En effet, le vendredi 4 octobre 2019, des centaines de milliers de personnes ont manifesté dans diverses grandes villes et régions en Haïti, pour dire au Core Group qu’elles n’entendaient pas dialoguer avec Jovenel Moïse. Ce fut une marée humaine, une foule immense. Le peuple exige le chambardement du système, la «tabula rasa». Et Jovenel Moïse, un produit toxique de ce système pourri, doit démissionner. Le peuple a révoqué Jovenel Moïse. En Haïti, il ne reste plus que le Core Group à le reconnaître encore comme Président. À la capitale, Port-au-Prince, de nombreuses personnalités dont: des dirigeants politiques, des sénateurs, des députés, des maires, des artistes, accompagnées par des centaines de milliers de personnes, ont défilé sur la route de l’Aéroport Toussaint Louverture, pour réclamer la démission de Jovenel Moïse et demander à la communauté internationale de cesser leur appui au Président. Une foule compacte, venant d’horizons divers, s’est rassemblée au carrefour de l’Aéroport pour atteindre les bureaux de l’ONU et demander à ses représentants locaux, de cesser leur ingérence dans les affaires internes du pays. Le Core Group est le seul secteur qui ne cesse de cautionner l’inacceptable en Haïti. «…Quand les gilets jaunes manifestent en France, est-ce qu’il y a un Core Group qui vient parler avec eux ? Non. Donc, nous, les Haïtiens, on ne veut pas d’eux. On leur dit simplement qu’on ne veut plus de ce monsieur Jovenel Moïse comme Président. On ne veut plus de cette ingérence internationale : laissez les Haïtiens gérer leurs affaires…», a dénoncé Antonin Davilus, 31 ans, sur le point de marcher avec le large cortège, en direction de la principale base de l’ONU en Haïti. Arrivés dans la zone de l’entrée de l’Aéroport international Toussaint Louverture, la police a fait un usage abusif de gaz lacrymogène pour empêcher les manifestants de traverser dans cette zone dite stérile. Les manifestants ont contourné la zone pour longer la route de Maïs-Gâté, pour traverser le carrefour Gérald Bataille et côtoyer la route de Clercine. Arrivés à Clercine 12, (notamment à carrefour Ritha), la police a encore fait un usage abusif de gaz lacrymogène pour disperser la foule. Des résidents de la zone ont été sévèrement frappés par l’effet du gaz, dont un enfant d’une année. Une délégation composée de plusieurs responsables de l’opposition, parmi lesquels: les sénateurs Youri Latortue, Evalière Beauplan, Sorel Jacinthe, Nènèl Cassy, le député Manès, Assad Volcy, Josué Mérilien, entre autres, a été autorisée à pénétrer l’espace « Log Base » (la base des Nations Unies en Haïti), pour délivrer le message et remettre un document écrit pour signifier la position de l’opposition démocratique. Entre temps, le Core Group poursuit ses consultations. Après avoir rencontré, en début de semaine, les sénateurs Joseph Lambert, Youri Latortue, Edmonde Supplice Beauzile, Edgard Leblanc et l’ex-premier ministre de facto, Evans Paul, des ambassadeurs, membres du Core Group, dans le cadre de leur tournée de consultations, ont rencontré mercredi, les leaders politiques : Clarens Renois (UNIR/Haïti), Eric Jean-Baptiste (RDNP), Liné Balthazar (PHTK) et Jean Gué (VERITE). Eric Jean-Baptiste, le Secrétaire général du Rassemblement des Démocrates Nationaux Progressistes (RDNP), estime que le Président Moïse n’a aucune chance de terminer son quinquennat. Il appelle le Chef de l’État à démissionner dans le plus bref délai, estimant que son départ devrait permettre d’éviter au pays et à ses citoyens des évènements tragiques. En outre, au Canada, des Haïtiens opposés au Président Jovenel Moïse, ont envahi le local électoral du Premier ministre, Justin Trudeau. En effet, une quinzaine d’Haïtiens de la diaspora, opposés à Jovenel Moïse, ont fait irruption dans le local électoral de Justin Trudeau, pour dénoncer l’appui du Canada au pouvoir en place en Haïti et réclamer du Premier Ministre Trudeau (qui n’était pas présent) qu’il cesse d’appuyer le Président Jovenel Moïse.

Emmanuel Saintus

 

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