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Guerre de commissions entre le Pouvoir et l’Opposition

On se demande à quoi sert la Constitution, si on est pour créer autant de commissions à chaque complication ou situation de trouble. Après plus d’une quinzaine de commissions déjà créées depuis le début de son mandat, le président a jugé bon de mettre sur pied une autre commission pouvant conduire à une entente, afin d’aboutir à une sortie de crise, comme pour répondre à celle récemment mise sur pied par l’opposition, celle-ci dénommée Commission de facilitation pour la passation de pouvoir. D’un côté, la Commission de facilitation de passation de pouvoirs de l’opposition a été officiellement installée le jeudi 10 octobre 2019, à Terrasse Garden, Delmas 75. La présentation de la Commission a été assurée par Marvel Dandin. Cette cérémonie a eu lieu en présence des membres et signataires de l’Alternative Consensuelle qui est composée de 9 membres, dont deux femmes. Ces membres sont: Claire Lydie Parent, Himmler Rébu, Augustin Antoine, Gary Victor, Antoinette Duclair, Hugues Célestin, Me Gervais Charles, Michel Legros et le révérend Père Michel Frantz Grandoit. Leur mission sera de nommer trois (3) juges de la Cour de cassation qui auront à leur tour la responsabilité de choisir le président qui remplacera Jovenel Moïse. D’un autre côté, le Président de la République a, lui aussi, mis sur pied une commission pouvant présenter une proposition de sortie de crise. Cette commission est composée de: Evans Paul, ex-premier ministre de facto, Liné Sainphor Balthazar, président du PHTK, Renald Lubérice, secrétaire d’État du Conseil des ministres, ainsi que d’autres conseillers et alliés du pouvoir. Cette énième commission présidentielle est considérée comme un coup d’épée dans l’eau, de la part du Pouvoir, car l’Opposition n’est pas prête à s’entretenir avec elle, celle-ci étant considérée comme inutile à la solution de la crise. Dans cette guerre de commissions entre le pouvoir et l’opposition, les membres de l’opposition politique disent attendre le document de sortie de crise du gouvernement, mentionnant l’accord du chef de l’État, Jovenel Moïse, pour un départ ordonné. C’est ce que souligne avec force, le sénateur de l’Artibonite, Youri Latortue, membre de cette opposition. Toutefois, ce dernier a assuré que l’opposition est prête à consentir un sacrifice sur le délai de départ du président de la République, lequel pouvant aller de 24 à 48 heures. Le parlementaire accuse le chef de l’État d’être la source de tous les problèmes puisqu’il demeure, selon la Constitution, le garant de la bonne marche des institutions. Evans Paul, pour sa part, a relayé la nouvelle d’une demande de compromis politique recherché par le président de la République. En tout cas, «komisyon pa chay, tout moun ap fè komisyon»

Altidor Jean Hervé

 

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