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Attitude scandaleuse du PM nommé

Tout ce qui surgit du régime doit être balayé sèchement. Le menteur est au bout du rouleau, même ses plus proches collaborateurs pro-PHTK et de son parti PHTK l’ont abandonné. Jovenel Moïse est un fou, un menteur qui est directement accusé « de trahison » par ses anciens amis. La ratification du premier ministre nommé, Fritz William Michel, est au cœur d’un vaste scandale, au Sénat de la République, et aucune date n’est encore fixée pour la reprise de la séance avortée du mercredi 11 septembre dernier. Les sénateurs de l’opposition, entre temps, écrivent au président du Sénat, Carl Murat Cantave, pour poser un ensemble de problèmes liés à la ratification du PM nommé. En effet, le mercredi 11 septembre 2019, les sénateurs de l’opposition, appuyés par des centaines de militants, ont empêché la séance de ratification du Premier ministre nommé, Fritz William Michel. Tôt dans la matinée, des dizaines de militants se sont massés aux abords du Parlement. Des échauffourées ont éclaté entre un agent de l’UDMO et le sénateur Antonio Chéramy. Le policier aurait menacé de tuer le parlementaire. Le président du Sénat, Carl Murat Cantave, a fait appel à la police pour assurer la sécurité du Parlement, alors que l’accès à l’enceinte du Parlement était refusé par les sénateurs de l’opposition, au commissaire Joe Casséus et aux policiers qui l’accompagnaient. Aux environs de 10h p.m, après une journée de mobilisation des militants au Sénat, le président du Sénat, Carl Murat Cantave, a annoncé que «la séance de ratification de l’Énoncé de Politique générale du Premier Ministre nommé, Fritz William Michel, au Sénat, est renvoyée sine die». Cette situation survenait, à la suite de la mobilisation de plusieurs centaines de militants, accompagnés des sénateurs de l’opposition. Les agents de sécurité n’ont rien pu faire pour empêcher la situation de dégénérer. Les militants ont investi l’une des salles de séance du Sénat, car il y en avait deux salles, selon les propos du président du Sénat, Carl Murat Cantave, qui voulait jouer au malin avec les sénateurs de l’opposition. Ils ont improvisé une séance. Jouant une caricature des sénateurs, un jeune homme s’est autoproclamé président du Sénat. Le Premier Ministre nommé et son cabinet ministériel sont restés dans le salon diplomatique sous la protection renforcée des policiers et des membres de la sécurité de la Primature. «Entre l’incompréhension et l’entêtement, un leadership ivre a rencontré la frustration et le désespoir d’un peuple aux abois, jusqu’à souiller les lieux sacrés du Sénat. Pour un retour rapide à la normalité institutionnelle, il y a urgence pour qu’intervienne un accord politique», a dit le sénateur Joseph Lambert, s’exprimant sur le blocage de la séance de ratification du PM nommé, Fritz William Michel.

Par ailleurs, dans une note de presse publiée vendredi 13 septembre, le ministère de la Justice et de la Sécurité Publique, condamne « l’acte de profanation et les dérives graves » qui se sont déroulés dans l’enceinte du Sénat, le mercredi 11 septembre «par des d’individus » dont certains étaient armés « avec la complicité d’un groupe de sénateurs» et informe que « Le Parquet près le Tribunal de Première Instance de Port-au-Prince est saisi et l’action publique est mise en mouvement contre les auteurs et co-auteurs de ces actes honteux et répréhensibles.» Le Ministère souligne que «les partisans du chaos, acharnés, des heures durant, ont offert un tableau où s’alternaient invectives, menaces, actes de vandalisme, tentatives d’incendie, profanation des espaces abritant le Grand Corps. Un spectacle véritablement avilissant pour notre République et notre peuple, à la face du monde entier, de nature à galvauder les fruits d’années de luttes, d’efforts et de sacrifices consentis pour instaurer la démocratie pour laquelle les pouvoirs de l’État et tout citoyen doivent œuvrer à la consolidation.». Le Ministère informe qu’un juge de Paix a été dépêché sur place pour verbaliser les faits et affirme, en conclusion: «toutes les dispositions seront mises en œuvre pour permettre à la Justice de s’élever et de réagir proportionnellement à cet outrage qui obscurcit notre image.»

Emmanuel Saintus

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