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La semaine en bref – 1er au 7 Septembre

Des Haïtiens, déportés de la République dominicaine

Selon la Direction générale des migrations (DGM) de la République dominicaine, au cours des opérations effectuées du 19 au 23 août 2019, 1 275 Haïtiens ont été interpellés.  Parmi eux, 1 014 ont été déclarés être en situation migratoire irrégulière.  Cette série d’opérations est effectuée dans le cadre des mesures prises par la migration dominicaine d’intensifier ses opérations dans plus de 35 quartiers et secteurs faisant partie de 11 provinces.

Martissant : les bandits continuent de frapper fort

Un policier a été tué, et plusieurs autres personnes ont été blessées, deux camions de marchandises détournés et un camion de sapeurs-pompiers attaqué : tel est le bilan des multiples attaques des bandits, enregistrées le mercredi 28 août 2019 au Bicentenaire et à Martissant.  Ces attaques sont survenues moins de 24 heures après l’installation du nouveau directeur général de la Police nationale d’Haïti (PNH), Normil Rameau.

Aux Cayes : un sit-in contre Jovenel Moïse

Des militants de l’opposition dans le Sud ont organisé un sit-in qui a totalement bloqué l’entrée de la ville des Cayes, dans la matinée du mercredi 28 août 2019.  Selon les organisateurs, ce mouvement s’inscrit dans le cadre des mobilisations pour exiger le départ du président de la République, Jovenel Moïse, à la tête du pays.  Des manifestations de rue sont prévues les jeudi 29 et vendredi 30 août 2019.

Pradel Henriquez quitte le bateau

Après Marjorie Alexandre Brunache qui était nommée au poste de ministre des Affaires étrangères et des Cultes, un autre membre du gouvernement de Fritz William Michel a quitté le navire. Il s’agit de Pradel Henriquez qui abandonne le ministère de la Culture et de la Communication.

Normil Rameau, attendu au Parlement

Le sénateur de l’Artibonite, Youri Latortue, estime qu’il y a un biais dans la nomination, le mardi 27 août 2019,  du nouveau directeur général a. i. de la Police nationale d’Haïti (PNH), Normil Rameau, car la loi stipule que son dossier doit être présenté au Sénat de la République bien avant d’être installé.  Le sénateur de l’Ouest, Jean Renel Sénatus, s’est exprimé sur ce sujet et a dit espérer recevoir au Sénat le dossier du nouveau patron de la PNH.

Démenti du sénateur Onondieu Louis

Le sénateur Onondieu Louis, qui a été  indexé dans un rapport de la Fondation Je Klere (FJKL), dément formellement les informations selon lesquelles il serait impliqué dans un scandale de détournement de fonds publics.  Le parlementaire affirme, dans une note de presse publiée le mercredi 28 août 2019, n’avoir aucun rapport avec les faits le liant audit scandale « porté » par Marie Yolène Gilles, responsable de la FJKL.  Parallèlement, l’élu du Nord-Ouest se dit « disponible et disposé » à répondre aux questions de la justice.

Antonio Chéramy préoccupé par la situation socioéconomique

Le sénateur de l’ouest, Antonio Chéramy, exige que l’État haïtien vienne en aide aux plus démunis, à quelques jours de la rentrée des classes.  En ce sens, le parlementaire exige que le gouvernement offre un 14e mois à ses employés et qu’il prenne des mesures économiques et sociales, le plus rapidement possible, pour aider les parents à envoyer leurs enfants à l’école.

Libération de 188 détenus

188 personnes, qui ont été placées en détention préventive prolongée, ont été  libérées par le parquet près le tribunal de première instance de Croix-des-Bouquets, a annoncé le commissaire du gouvernement, Maxime Augustin, qui a présenté le bilan de ses réalisations.  Le chef des poursuites a souligné que des dispositions étaient en cours, de concert avec le décanat, pour statuer, sous peu, sur les cas de 70 autres détenus.  Toutefois, il entend redoubler d’efforts pour poursuivre la lutte contre la détention préventive prolongée dans sa juridiction.

Manifestation à Petite-Rivière-des-Nippes

Des habitants de Dupuy, 3e section communale de Petite-Rivière-des-Nippes, ont manifesté pour réclamer justice et réparation en faveur de Maria Téléronne, tuée le 1er juillet 2019, dans un incident dans cette localité qui avait fait six morts, parmi lesquels des agents de sécurité du député de Petit-Trou-de-Nippes/Plaisance-du-Sud, Claude Luc Guillaume.  Les manifestants en ont profité pour faire savoir qu’ils ne sont pas encore en mesure de faire face aux exigences de la rentrée des classes.

Une centaine d’enfants, d’adolescents et de jeunes, formés à Montrouis

La Fondation Lorquet pour une Nouvelle Haïti (FOLONHA) s’est associée à l’organisation 4 C (Centre communautaire et culturel de Cazale) pour la réalisation d’un camp d’été qui s’est tenu du 20 au 28 juillet 2019, au campus Quisqueya, à Montrouis, sur le thème : «La  fraternité».  Ce camp d’été a permis à une centaine d’enfants, d’adolescents et de jeunes, originaires de Port-au-Prince, de Montrouis et de Cazale, de se former dans la langue anglaise, d’apprendre des rudiments d’hygiène, de savoir-vivre, d’éthique, de vivre-ensemble, de  protocole et de travail  en  équipe.

Nomination d’un conseil d’administration a. i., à la tête de la BRH

Le mardi 27 août 2019, par arrêté présidentiel, Jovenel Moïse a nommé un conseil d’administration par intérim à la tête de la Banque de la République d’Haïti (BRH).  Il s’agit de Jean Baden Dubois (gouverneur), Georges Henry fils (vice-gouverneur), Ronald Gabriel (directeur général), Myrtho René et Edgard Jeudy (membres).

Sweet Micky, interdit de participer au festival de musique Labor Day 2019

Des Haïtiano-Américains se sont prononcés contre la participation de l’ancien président Michel Joseph Martelly et de son groupe Sweet Micky, au festival de musique du Labor Day 2019, et  ont eu gain de cause.  De ce fait, la formation musicale Sweet Micky ne pourra pas participer aux festivités cette année.

Assassinat d’un syndicaliste

Dans l’après-midi du lundi 26 août 2019, des individus armés, non identifiés, circulant à moto, ont ouvert le feu sur le syndicaliste, Mardochée Berry, dans la commune de Léogâne. L’Association des propriétaires et des chauffeurs d’Haïti (APCH) vient de perdre son dirigeant, et c’est un coup dur pour la communauté syndicale, déjà amputée d’un de ses membres, le regretté Romain Morency, assassiné le 8 août 2019, à Martissant.

22 000 candidats aux épreuves de la session extraordinaire du bac

Les candidats ajournés au bac n’ont pas eu le temps de souffler, cette année.  Tout de suite après la publication officielle des résultats, les bacheliers ajournés, 22 000 au total, étaient attendus, dès le mardi 27 août, pour les épreuves officielles de la session extraordinaire du bac, selon une note du ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle.  Les candidats composaient mardi matin en philosophie et dans l’après-midi en biologie.

Onondieu Louis, soupçonné de détournement de fonds publics

Selon un rapport de la Fondasyon Je Klere (FJKL), le sénateur Onondieu Louis et consorts sont soupçonnés de détournement de fonds publics, dans un document en date du 27 août 2019, citant la conclusion du rapport d’enquête du Bureau des Affaires financières et économiques (BAFE). Les noms du sénateur et des dénommés Jimmy Fervil, Anel Nelson et André Auguste sont cités dans cette affaire.  « Ces infractions devraient faire l’objet d’enquête approfondie sur certains points d’ombre tels que : l’existence physique de l’entreprise dénommée Révélation Rent A Car, sise à Vertus 1, Saint-Louis du Nord ;  l’identification et l’audition du comptable public, délégué auprès du Sénat de la République ou du Parlement », souhaite le BAFE.  Ce rapport du BAFE a été adressé au commissaire du gouvernement près le tribunal de première instance de Port-au-Prince, Me Paul Éronce Villard, révèle la FJKL.

Les  sénateurs mettent la République en danger, selon Patrice Dumont

L’un des sénateurs de l’Ouest, Patrice Dumont, a demandé au président du Sénat, dans une lettre, de démettre le sénateur Onondieu Louis de ses fonctions de questeur, à cause des accusations de corruption et de blanchiment des avoirs qui pèsent sur lui.  Dans cette lettre adressée au président du Sénat, Carl Murat Cantave, Patrice Dumont exige des mesures drastiques contre les personnes impliquées dans le récent scandale de corruption et qui ont un lien avec le grand Corps.  Pour cela, il trace un chemin qui semble être à la hauteur de la saleté.  « Plus de tergiversations.  Il faut immédiatement révoquer l’employée, Marie Myrlande Georges Casséus.  En ce qui a trait à Ysmick Choute, il faut une mise en disponibilité par une mesure disciplinaire pour une période de trois mois, et la justice règlera la question en dernière instance.  Ces mesures conservatoires devraient aussi concerner le collègue Onondieu Louis, en tant que questeur ; le secrétaire général signera à sa place. »  Le sénateur Dumont s’empresse de demander le retrait de son collègue du bureau du Sénat, parce qu’il ne veut pas, dit-il, jouer la carte de la solidarité.  « C’est peu de dire que ce qui se passe au Sénat n’est pas acceptable au triple point de vue légal, éthique et administratif.  Par cela, le corps des sénateurs met la République en danger.  Il est inadmissible, en effet, que des élus de notre niveau acceptent de compromettre leur travail, ne serait-ce qu’en se laissant soupçonner de corruption et de collusion avec deux employés, Ysmik Choute et Marie Myrlande Georges Casséus »

Serge Philippe Pierre répond

Dans une lettre, en date du 22 août 2019, adressée au président de la Commission Éthique et Anti-corruption du Sénat de la République, le Sénateur Youri Latortue, avec copie conforme au président du Grand Corps, le Dr Carl Murat Cantave, Serge Philippe Pierre, ex-conseiller à la Direction du cabinet du Président de la République et membre de la Coordination des Médias d’État et de Services publics, a réfuté les allégations relatives à son implication dans le détournement de 10 millions de gourdes allouées à un projet de lampadaires au niveau de la localité de Polo, située dans le Nord-Est du pays.  Serge Philippe Pierre se dit grandement étonné des différents faits avancés par la Commission pour arriver à tirer cette conclusion.  « Je constate qu’aucun de ces faits n’a été juridiquement prouvé.  Dans cette circonstance, je me demande si cette prestigieuse commission, qui a déjà fait œuvre qui vaille dans certains dossiers, ne s’est pas laissé faire par le politique.  Cette conclusion n’est-elle pas l’œuvre d’un sénateur pour qui je suis la cible à abattre, depuis un certain temps ?  Voilà ce que se demande M. Pierre qui soutient qu’aucune preuve tangible, palpable, n’est venue étayer l’accusation dont il est l’objet. Il s’interroge.  Serge Philippe Pierre confirme n’avoir pas signé de contrat, n’avoir pas eu de responsabilité de supervision, et de ce fait, n’a pas été responsable de la conduite de ce contrat.

« Nou p ap dòmi » exige la publication du reste du rapport

Le Groupe des PetroChallengers, Nou p ap dòmi, demande à la Cour supérieure des comptes et du contentieux administratif (CSC/CA) de publier le reste du rapport relatif à la gestion des fonds PetroCaribe.  Nou p ap dòmi encourage les membres de la CSC/CA à enquêter sur chaque personne impliquée, de 2008 à 2018, dans la gestion de ces fonds publics, dans une lettre en date du 24 août 2019.  Il resterait 25% de dossiers à traiter, en ce qui concerne l’audit de la CSC/CA, dans lequel sont indexés de hauts fonctionnaires de l’État et plusieurs firmes.  À travers sa firme dénommée « Agritrans », Jovenel Moïse, qui n’était pas alors à la présidence politique en Haïti, est soupçonné d’avoir utilisé « des stratagèmes de détournement de fonds publics », pour la réalisation de travaux publics dans le Nord d’Haiti, selon deux rapports d’audit de la Cour supérieure des comptes, publiés les 31 janvier et 31 mai 2019.  Le rapport final, autour de la gestion des fonds PetroCaribe, doit être envoyé à la chambre financière de la CSC/CA, pour reddition de comptes, en émettant les rapports de débets ou de quitus, recommande Nou p ap dòmi.

« Les parlementaires sont des vendus », selon Gabriel Fortuné

Le conseiller du chef de l’État, Gabriel Fortuné, a affirmé que la majorité des parlementaires sont des corrompus qui vendent leur votes au plus offrant.  Il assure que le secteur privé contrôle actuellement le Parlement haïtien.  Intervenant à l’émission « Le Point », de Télé Métropole,  M. Fortuné a fait valoir que les députés de la majorité et de la minorité sont impliqués dans le commerce des votes.  Il révèle que les députés de la minorité avaient reçus 800 000 gourdes chacun, pour ne pas perturber la séance de censure du Premier Ministre Jean Henri Céant.  Il s’agit d’un système bien en place.  Les députés sont payés pour voter pour, contre ou pour faire abstention, explique M. Fortuné, également Maire démissionnaire des Cayes.  Il a laissé entendre que le recours à des pots-de-vin constitue une pratique au Parlement, arguant que des montants sont décaissés pour perturber ou empêcher les séances plénières.

Rareté de carburant aux Gonaïves

À la stupéfaction de plus d’un, un groupe de chauffeurs de taxi-moto se sont insurgés, le mardi 27 août 2019, contre la rareté des produits pétroliers dans les stations-services.  Frustrés et mécontents du laxisme des autorités, les protestataires se sont violemment pris aux détaillants du centre-ville.  L’affrontement qui a éclaté entre les deux groupes, a créé une vive tension dans les parages du Lycée Fabre Nicolas Geffrard.  Les chauffeurs de taxi-moto ont organisé ce mouvement spontané pour exprimer leur ras-le-bol.  Ils déclarent en avoir assez de la flambée des prix du carburant.  Ce matin, plusieurs d’entre eux affirment avoir acheté le gallon de gazoline à 600 gourdes.  Ils estiment que c’est de la méchanceté.  Il y a cinq mois, face aux réprimandes des autorités, ils exprimaient leur solidarité envers les marchands ambulants.  En raison de la rareté, ces dernières semaines « nous roulons dans les rues sans trouver de passagers. Les gens n’ont pas toujours les moyens de s’offrir nos services », se plaint un chauffeur.  Sans aucune hésitation, les protestataires ont lancé l’assaut contre les revendeurs du centre-ville.  Ils ont renversé certains récipients et troué d’autres.  Les détaillants ont riposté à leur tour.  Échange de coups de poings, jets des pierres.  Une véritable panique.  Dans les deux camps, des personnes en sont sorties blessées.  Cette scène violente s’est déroulée en face du parquet, à quelques mètres du commissariat.

L’État a payé certaines commandes

Les compagnies pétrolières ont reçu un paiement équivalent à un mois de taxes à rembourser à titre de subventions.  Un bateau livrera du carburant à la fin du mois, pour DINASA et trois autres compagnies.  Le rationnement sera maintenu jusqu’à l’arrivée du navire pour éviter une rupture de stock, a confié au journal une source proche d’une compagnie pétrolière, le vendredi 23 août 2019.  « Les compagnies ont commandé moins de produits que d’habitude, du  fait du manque de trésorerie », a poursuivi cette source.  « L’avenir  dépendra de la capacité de l’administration à rembourser les subventions », a indiqué notre source.  « Le MEF a payé.  Total a reçu moins de 30% du montant dû.  Des compagnies vont faire une petite commande pour couvrir les frais opérationnels.  Selon elles, jusqu’à la mi-septembre, on aura cette situation de rareté, sans pour autant avoir une rupture totale.  Si rien n’est fait pour réviser les prix, à ce moment, la rupture peut être totale.  Sol a une petite commande en route qui arrivera probablement le 26 ou le 27 août, pour deux semaines maximum », a indiqué une autre source proche de l’ANADIPP.

Haïti, proche de la crise de carburant

Des stations d’essence fermées à Port-au-Prince, des automobilistes qui font la queue dans l’espoir d’acheter quelques gouttes de carburant… Depuis plus d’une semaine, les produits pétroliers, notamment l’essence et le diesel, se font de plus en plus rares en Haïti.  Dans la capitale, comme dans les villes de provinces, le constat est le même: les automobilistes font la queue dans les rares stations d’essence qui vendent encore du carburant, et dont le prix a fortement augmenté.  « Cela fait des heures que je suis dans cette ligne interminable.  Quand les stations de service ne sont pas fermées, (celles) qui vendent de l’essence le font au compte-gouttes », se plaint un chauffeur de taxi-moto, l’un des moyens de transport le plus fréquent à Port-au-Prince.  Le président de l’Association nationale des distributeurs des produits pétroliers (ANADIPP) a confirmé à l’AFP que la pénurie de carburant était bien réelle.  « Il y a effectivement une rareté de produits pétroliers sur le marché local », a indiqué à l’AFP David Turnier.  Une source proche d’une des principales compagnies importatrices de produits pétroliers a indiqué à l’AFP qu’il s’agissait d’un problème de trésorerie.  « L’État haïtien n’a pas assez de moyens économiques pour payer ses dettes auprès des compagnies qui importent l’essence dans le pays.  Et nous, quand on n’a pas d’argent, on ne peut pas placer des commandes », a expliqué cette source, sous couvert d’anonymat.

Vive tension aux Cayes

Des citoyens des Cayes ont exprimé, ce mercredi, leur ras-le-bol contre une pénurie d’électricité et de carburant, constatée dans la commune, depuis quelques jours.  Un mouvement de protestation organisé dans la ville des Cayes, ce matin du mercredi 28 août, a donné lieu à une situation de tension durant laquelle, au moins une personne a été agressée physiquement et les pare-brise de plusieurs véhicules ont été fracassés.  Les protestataires, qui exigeaient de l’État la prise de mesures en vue de résoudre ce problème d’électricité auquel est confronté la population cayenne depuis quelques jours, ont bloqué, à l’aide de barricades, plusieurs rues de la commune, dont Charpentier, Croix-des-Martyrs, Pont-l’Îlet, entre autres.  Des agents de la police nationale sont intervenus, en vue de reprendre le contrôle des artères concernées, selon notre source.

Altidor Jean Hervé

 

 

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