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Députés ou des pions aux mains de Jovenel Moïse

Seul le peuple détient le monopole, et nous, humains, devrions bien le comprendre, surtout les dirigeants haïtiens. Que sa volonté soit faite. Ce Jovenel Moïse à un complexe d’infériorité car il ne fait plus confiance même à son propre ombre, à en croire, son ancien protecteur, Joseph Lambert. Les gorets pètent les plombs … ils auront bientôt peur de leur ombre. Ça sent la panique à bord de l’arche de Jovenel Moïse. Avec des voyous et des bonimenteurs de fausses promesses, seul un soulèvement populaire peut balayer leurs saletés de planteurs de mensonges. Ils vivent et se développent, avec ce qu’ils ont volé et escroqué des pauvres. Ce sont des gens qui cautionnent tout et nourrissent leurs enfants avec des biens mal acquis. Ces injustices vont les conduire à la terre promise par Dieu: L’Enfer. En effet, les députés PHTK et alliés ont rejeté la motion d’accusation du président Jovenel Moïse, dans la nuit du mercredi 21 au jeudi 22 août 2019. Le mercredi 21 août vers 4h45 p.m., avec plusieurs heures de retard, la séance de demande de mise en accusation du Président Jovenel Moïse, après 2 mises en continuité ( le 7 août dernier puis le 12 août) s’est finalement ouverte avec 64 députés répondant présents à l’appel nominal. Devant la confusion dans la salle, en raison du faible nombre de députés, le Président de la Chambre, Gary Bodeau, a annoncé une suspension de séance de 30 minutes. Plus d’une heure après, la séance a repris. Le député de l’opposition, A Rodon Bien-Aimé, a sollicité du Président, la vérification du quorum, avant de poursuivre la séance. À la demande du Président de la séance, la députée Gladice St-Jean a vérifié le quorum et annonce 83 députés présents dans la salle. Le Bureau de la Chambre des Députés a ensuite mis à disposition des députés « accusateurs », tous les documents sollicités lors de la première séance, en rapport à la demande de mise en accusation du Président Jovenel Moïse. Après une intervention du député de Cabaret, Joseph Manès Louis, une suspension de séance de 15 minutes a été accordée aux députés « accusateurs » pour qu’ils puissent consulter les documents transmis par le bureau. Vikerson Garnier (LAVALAS), l’élu de la circonscription de Thiotte, a fait un inventaire des documents. Selon son constat, seulement 21% (seulement sept (7) documents) des pièces sollicitées ont été remises sur les 33 documents demandés dans leur correspondance du 8 juillet dernier. «Ils sont des trompeurs. Ils veulent tout simplement nuire à la réputation du Président de la République », a déclaré le député Claude Lesly Pierre sur la tribune, en parlant des députés « accusateurs ». Par la voix de Sinal Bertrand (LAVALAS), les députés « accusateurs » ont réitéré leur demande d’authentification du procès-verbal (l’une des pièces requises) de la séance du 14 juillet 2018 par le président Bodeau, avant de donner lecture de l’acte de mise en accusation. S’adressant à ses collègues, Ronald Étienne, Député de Pestel, leur demande de faire une trêve. «On a un pays à construire et l’on est en train de perdre trop de temps». Sous l’ordre de Gary Bodeau, président de la Chambre basse, vers 2 heures du matin, a été lu l’acte de demande de mise en accusation par la première Secrétaire, Gladice St-Jean, provoquant la colère des députés initiateurs de cette demande qui estiment que la lecture ne peut avoir lieu avant l’analyse des documents remis lors de cette séance. Malgré leurs protestations rien n’y fait et l’acte de mise en accusation est finalement lu par le bureau et le débat est ouvert. La première intervention a été accordée au député Jacob Latortue (AAA) des Gonaïves. «Fuyez vos intérêts personnels… Mettez-vous aujourd’hui dans la peau du peuple haïtien qui souffre. Je vous demande, chers collègues, de donner un vote favorable à la demande de mise en accusation », a conclu Jacob Latortue. En raison de la machination du président Gary Bodeau, plusieurs députés de l’opposition ont quitté les débats pour tenter d’infirmer le quorum et provoquer le report de la séance, sans y parvenir. Le Président de la Chambre, Gary Bodeau, a rappelé que les députés de l’opposition ayant quitté la salle de la séance, n’ayant pas rayé leur nom, étaient toujours considérés comme présents, conformément à l’article 156 des règlements intérieurs de la Chambre basse. À l’issue des débats, la demande de mise en accusation du Président de la République, Jovenel Moïse, a été soumise au vote des députés encore présents dans la salle et a été rejetée. Trois (3) députés ont voté pour, 53 contre, 5 ont fait abstention. Ce qui explique que le vote de rejet de la motion d’accusation du Président Moïse ne comporte que 3 voix appuyant la motion. En outre, après le vote, le Palais national s’est dit satisfait du travail des députés gagnés à la cause du Président à la Chambre basse. Jude Charles Faustin, le Conseiller du Président Jovenel Moïse, a salué l’attitude des députés qui, par leur vote, ont rejeté définitivement, dans la nuit du mercredi 21 au jeudi 22 août, la demande de l’opposition minoritaire, de mise en accusation du Chef de l’État.

Emmanuel Saintus

 

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