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Ce jeu du chat et de la souris est fini

L’étau se resserre autour de Jovenel Moïse. Les clans de Jovenel Moïse ne prennent même plus la peine de dissimuler leurs intentions. Leur jeu fougueux est tellement grossier. Eh bien, la série de surprises n’en est pas à sa fin. Ils vont désormais être chassés comme des lapins. Depuis le mois de juillet 2018, date à laquelle le mouvement populaire a été lancé, Jovenel Moïse n’a pas cessé de s’acheter du temps et d’être aidé par le Core Group, en vue d’une revigoration. Mais l’heure n’est plus au compromis. En effet, l’équipe au pouvoir n’a aucune chance de s’imposer, vu la détermination du peuple haïtien. Immanquablement, les coups de boutoir du peuple finiront par avoir raison des jovenéliens et de leurs sponsors. Jovenel Moïse et ses alliés le savent mais ils comptent se donner du temps pour pouvoir continuer à piller le pays. En effet, la mobilisation visant à exiger le départ du pouvoir de Jovenel Moïse a été relancée. Moïse Jean-Charles, Secrétaire général de la plateforme de l’opposition «Pitit Dessalines» et Porte-parole de la «Force de l’Opposition Progressiste» (FOP) a annoncé la reprise des manifestations antigouvernementales dans le pays, le 14 août, afin d’en finir avec le pouvoir en place. «Ces mobilisations contre le régime politique en place devraient s’étendre jusqu’au mardi 23 août 2019», a dit Jean-Charles Moïse, lors d’une conférence de presse, le lundi 5 août 2019. L’inflation a déjà atteint plus de 18%, alors que le climat sécuritaire se détériore davantage avec une remontée du banditisme, un peu partout sur le territoire national. Le 14 août constitue une date symbolique pour gagner les rues et dénoncer la misère à laquelle fait face la population haïtienne, a poursuivi Jean-Charles Moïse. Le 14 août rappelle le 228e anniversaire de la cérémonie du Bois-Caïman (14 août 1791-14 août 2019), un rassemblement d’esclaves marrons, considéré en Haïti comme l’élément déclencheur de la révolution des esclaves à Saint-Domingue, ce qui allait conduire à la proclamation de l’indépendance d’Haïti de la France, le 1er janvier 1804. D’autre part, le samedi 10 août, à l’initiative de Moïse Jean-Charles, leader du Parti de l’opposition radicale «Pitit Dessalines», plusieurs centaines de militants et de sympathisants se sont rassemblés au Cap-Haïtien, pour condamner le blocus américain contre le Venezuela. Les protestataires ont critiqué l’escalade des agressions économiques de l’administration Trump et ont apporté leur soutien en faveur de la nation sud-américaine. «Nous n’acceptons pas ce blocus contre le Venezuela. C’est pourquoi nous organisons ce rassemblement pour soutenir le peuple vénézuélien. Ensemble, nous serons forts et nous ne serons jamais les colonies de qui que ce soit», a déclaré Moïse Jean-Charles qui n’a jamais accepté le vote d’Haïti à l’Organisation des États Américains (OEA) contre la légitimité politique du Président Nicolas Maduro, l’assimilant à un vote contre le peuple vénézuélien et qualifiant le Président Moïse, d’aliéné mental, dans une lettre qu’il avait adressée au Président Maduro, en janvier 2019, pour demander pardon pour ce vote.

Emmanuel Saintus

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