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Antonio Guterres a fait état du massacre de La Saline

La puissance PHTKiste n’existe pas.  En retour, l’hypocrisie, la fourberie, les assassinats, le vol, le mensonge, les complots, la tuerie sauvage, tout ça existe bien.  Le temps joue, d’évidence, contre le malfaisant régime au pouvoir.  Et c’est très bien ainsi.  L’invincibilité est un mythe qu’il faut remettre en question, par la parole d’abord, par la motivation ensuite, mais il faut bien se défendre également, quand c’est le seul moyen de subsister…  Ces tueurs, ces assassins du PHTK ne sont que des enfants gâtés qui retourneront vite sous le jupon de leur mère, à la moindre écorchure. Ces imbéciles PHTKistes et leur laquais tirent sur la corde jusqu’au point de rupture, c’est à peine s’ils se rendent compte qu’ils risquent de perdre plus que la face.  Dans un récent rapport du Secrétaire Général des Nations Unies, Antonio Guterres, présenté au Conseil de Sécurité de l’ONU, il est fait état du massacre de La Saline et du rapport de la Cour des Comptes et du Contentieux Administratif (CSC/CA) sur la dilapidation des fonds PetroCaribe.  Dans ce document rendu public, le mercredi 17 juillet 2019, le Secrétaire Général des Nations Unies a également montré qu’Haïti faisait face à une situation potentiellement explosive, soulignant que sur les plans politique, économique et sécuritaire, la situation ne fait que s’aggraver, et il demande aux acteurs concernés d’œuvrer à la mise en place d’un vrai dialogue.  Dans le rapport, Antonio Guterres, a affirmé que le massacre de La Saline a bel et bien eu lieu.  Le rapport a prouvé qu’il y avait la main haute du pouvoir dans le massacre de La Saline, contrairement à ce que les défenseurs aveugles du pouvoir et leurs alliés veulent ignorer.  Le Secrétaire Général des Nations-Unies, António Guterres, s’est montré attristé par les découvertes des enquêteurs sur le massacre perpétré à La Saline et par le déficit d’action en justice contre les accusés, incluant deux ex-policiers et un officiel du gouvernement.  Le Secrétaire Général de l’ONU a demandé aux autorités haïtiennes d’agir, afin que les responsables de ces crimes répondent rapidement de leurs actes devant la justice.  « Je suis alarmé par les constatations qui ressortent du rapport sur les allégations de violation des droits de l’homme et d’atteinte à ces droits, survenues à La Saline et par l’impunité qui continue de prévaloir en ce qui concerne les violations graves des droits fondamentaux.  Les allégations, selon lesquelles au moins deux agents de police et un représentant de l’État se seraient rendus complices des faits, doivent pousser les autorités à prendre rapidement des mesures pour que les responsables de ces crimes répondent de leurs actes devant la justice.  Le fait que l’un de ces deux agents ait participé à un an d’écart, aux violences extrêmes perpétrées à La Saline et à la tuerie de Grand-Ravine est une parfaite illustration du cercle vicieux de l’impunité, d’autant plus, qu’à ce jour, aucune procédure judiciaire n’a été engagée, concernant la tuerie de Grand-Ravine », a dit Guterres dans le rapport.  À rappeler que, le Service des «Droits de l’homme» de la Mission des Nations-Unies pour l’Appui à la Justice (MINUJUSTH) avait publié un document de 20 pages, contenant les résultats de son enquête menée sur le massacre de La Saline, les 13 et 14 novembre 2018.  Selon le SDH, l’attaque de La Saline était une opération bien planifiée, menée par des membres d’au moins cinq gangs différents, avec la possibilité de complicité des membres de l’État, contre des membres de deux groupes rivaux (Kafou Labatwa et Projet La Saline) ainsi que des résidents soupçonnés d’être associés à ces deux groupes.  « Au terme de son enquête, la MINUJUSTH a conclu que l’attaque des 13 et 14 novembre 2018 à La Saline était une opération bien planifiée, conduite par des membres de cinq gangs organisés s’étant associés pour s’en prendre à des membres ou à des sympathisants supposés de deux gangs rivaux.  La MINUJUSTH a confirmé que 26 personnes, dont trois femmes et trois enfants, avaient été tuées, trois personnes blessées et deux autres soumises à des viols, en réunion pendant l’attaque où de nombreux vols et actes de destruction de biens ont également été commis.  Douze personnes ont en outre été portées disparues.  Il semble que certains des auteurs de l’attaque portaient des chemises de l’uniforme d’une unité de la police nationale, la Brigade d’Opération et d’Intervention Départementale (BOID), ou des chemises qui y ressemblaient », a écrit le Secrétaire Général de l’ONU.  À rappeler que dans ce rapport, la MINUJUSTH avait souligné n’avoir pas un bilan exhaustif des victimes.

Par ailleurs, dans son rapport publié le jeudi 18 juillet 2019 sur les violences à La Saline, le Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH) a fait état que  du 5 au 13 juillet 2019, pas moins de 20 personnes ont perdu la vie à La Saline, deux sont portées disparues et six autres ont été blessées par balle.

Emmanuel Saintus

 

 

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