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Le MENFP fait tout pour s’améliorer

Les examens d’État de fin d’études secondaires (le baccalauréat et NSVI) se sont  déroulés, du lundi 8 au vendredi 12 juillet 2019, sur le territoire national en Haïti.  Les élèves, régulièrement inscrits, qui n’ont pas pu obtenir leurs fiches d’examens ou ayant des problèmes de siège, se sont vu autorisés à composer en se catégorisant parmi les cas spéciaux.  C’est ce qu’a indiqué le titulaire du ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP), Pierre Josué Agénor Cadet, lors d’une conférence.  142 912 élèves étaient attendus aux épreuves officielles pour l’année scolaire 2018-2019.  64 593 candidates et candidats pour le baccalauréat régulier, 23 735 pour la session des recalés et 54 584 pour le secondaire rénové, devraient y prendre part, a précisé le directeur général du MENFP, Meniol Jeune.  Les mobilisations, réalisées les samedi 6 et dimanche 7 juillet 2019, pour réclamer la démission de Jovenel Moïse de la présidence politique, faisaient encore craindre d’éventuels débordements pour cette semaine.  Néanmoins, cela n’a eu aucun effet sur le déroulement des examens, seules les irrégularités du ministère ont perturbé les épreuves.  En vue de diminuer les cas de fraude et d’irrégularité répétés lors des examens du baccalauréat, le ministre de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle a annoncé que, d’ici l’an prochain, les candidats pourront s’inscrire aux examens sur internet.  Cette décision fait suite à une visite de supervision de Pierre Josué Agénor Cadet dans des centres d’examen du baccalauréat 2019 qui s’est terminé le vendredi 12 juillet. Ailleurs, dans l’objectif de former les futurs formateurs-enseignants et formatrices-enseignantes, le ministère de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle, l’Institut national de Formation professionnelle (INFP), en partenariat avec les Salésiens de Don Bosco, ont inauguré, le mardi 10 juillet, une École normale technique dénommée ENTEC.  Les partenaires se disent déterminés à doter les jeunes formateurs de «solides compétences pédagogiques, applicables à la formation technique et professionnelle ».  La direction du bureau technique de la Formation professionnelle salésienne a accueilli, à la maison provinciale des Salésiens de Don Bosco, à Fleuriot, des personnalités du système éducatif et technique du pays. Dans le cadre de l’inauguration de l’École normale technique (ENTEC), les responsables entendent former par cohortes, les futurs enseignants pour un système technique qualifié.  Selon eux, l’ENTEC cherche des stratégies nouvelles, par rapport aux besoins pressants des jeunes, en harmonisant les défis de la modernité, de l’écosystème éducatif et les services aux plus pauvres.   Dotée de plusieurs salles, dont une salle informatique, cette école, informe le coordonnateur Soirélus Joseph, offre des formations pédagogiques, basées sur l’Approche Par Compétence (APC), des formations techniques à distance et accréditées des acquis de l’expérience.  D’après lui, une cohorte de 30 formateurs commencera à assister à des cours dès lundi 15 juillet 2019 pour une période de 360 heures.  Ces formateurs et formatrices, poursuit-il, seront formés en Approche Par Compétence où six modules seront visionnés.  « Cette séance de formation concerne six formateurs/formatrices des écoles professionnelles publiques et 24 issus des centres salésiens », a-t-il ajouté.  D’autre part, après la révision de l’analyse sectorielle, le ministère de l’Éducation nationale rencontre les acteurs impliqués dans le secteur éducatif.  Ils ont réalisé plusieurs séances de travail pour continuer la révision du plan.  Cette initiative tend vers la finalisation du Plan décennal d’Éducation et de Formation (PDEF), pour répondre aux exigences des bailleurs de fonds.  Seulement 11,26 % des écoles du pays font partie du réseau public d’éducation.  Les écoles privées, quant à elles, sont confrontées pour la plupart à des difficultés pour payer des enseignants qualifiés, ce qui nuit gravement à la qualité de l’éducation.  C’est l’un des problèmes majeurs soulevés dans l’analyse sectorielle révisée.  Jugée un tantinet faible par les bailleurs, elle offre des informations crédibles sur les taux de scolarisation bruts et d’abandon, ainsi que des données de qualité sur l’évaluation des acquis d’apprentissage dans le pays.  Cette partie du plan qui représente en effet une « photographie de l’état du secteur de l’éducation en Haïti, est nécessaire pour identifier et développer les grandes orientations, stratégiques et (les) programmes à mettre en œuvre pour atteindre les objectifs fixés », a fait savoir Judith Johannes, Chargée de programmes en éducation et formation professionnelle, à la délégation de l’Union Européenne.  Pour elle, « la révision des objectifs prioritaires se fait désormais en fonction de la nouvelle analyse sectorielle, pour voir ce qui manque par rapport aux nouvelles données. »  C’est ce qui explique la tenue de trois séances de travail et d’autres rencontres à venir avec les acteurs du système et des experts, sous l’égide d’un comité technique de pilotage.  Cette révision des stratégies et des programmes du PDEF s’appuie sur les défis prioritaires, relevés dans l’analyse sectorielle qui a fait une vraie radiographie du système éducatif.  Elle permettra de suivre la feuille de route établie et d’espérer recevoir à temps les 16 millions de dollars promis par le Partenariat Mondial pour l’Éducation (PME).  Avec le support financier de l’Union Européenne et l’expertise de l’Institut International pour la Planification en Éducation (IIPE), le comité veut livrer une version finale incluant les objectifs et les priorités révisés à la fin de 2019.

Altidor Jean Hervé

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