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OEA: la mayonnaise ne prend pas

Je ne comprends toujours pas pourquoi des gens qui se réclament d’être des diplomates, qui ont toute leur vie devant eux, acceptent d’aller se faire réduire, mépriser pour des PHTKistes / Jovenélistes. J’avoue que là, c’est une question qui relève de la démence, de la psychanalyse, ou de la magie neurologique. Ce sont des mercenaires. Ils se battent pour l’argent que leur versent les Jovenélistes. Ils ne se battent pas pour une cause mais pour de l’argent, le pillage et le viol. Ce sont des «raketè», des racailles. Une mission sous fausse bannière de l’OEA a visité Haïti, sans mandat du Conseil Permanent de l’OEA. La délégation de l’Organisation des États Américains (OEA), en visite en Haïti, n’aurait reçu aucun mandat du Conseil permanent de l’OEA. C’est ce qu’a révélé Ronald Sanders, ambassadeur d’Antigua et Barbuda auprès des États-Unis d’Amérique et de l’Organisation des États Américains. Ronald Sanders, ambassadeur d’Antigua-et-Barbuda auprès des Etats-Unis et de l’Organisation des États Américains (OEA), a fait savoir que la dernière mission de l’OEA qui s’est rendue en Haïti, le 19 juin 2019, y est allée sans discussion, ni mandat du Conseil permanent. Et au sujet de la lettre d’invitation du président de la République, il a dit dans Caribbeans News Now que : « […] de manière inhabituelle, (elle) n’a pas été distribuée aux États membres de l’OEA, comme c’est la norme.»

 

Quelle était la mission de ces mercenaires?

Alors que le peuple exige le départ de Jovenel Moïse, impliqué dans la dilapidation des fonds PetroCaribe, depuis le 9 juin, Haïti connaît une grande mobilisation pour réclamer la démission de Jovenel Moïse pour corruption. Cette visite ambitionnait de faciliter un dialogue entre l’opposition et le pouvoir. La délégation a été conduite par l’ambassadeur des États-Unis d’Amérique, Carlos Trujillo, président du Conseil permanent de l’OEA, et Gonzalo Koncke, chef de cabinet du secrétaire général de l’OEA, a séjourné en Haïti, le 19 juin 2019, sans mandat ni autorisation du Conseil Permanent. Le séjour, le mercredi 19 juin 2019, de la délégation de l’OEA, en Haïti, aurait été ordonné par l’ambassadeur des États-Unis d’Amérique, Carlos Trujillo, et le secrétaire général de l’organisation hémisphérique, l’Uruguayen, Luis Almagro, selon Ronald Sanders. «Cette visite est survenue, en réponse à une lettre d’invitation, datée du 14 juin 2019, du gouvernement d’Haïti, qui, de manière très inhabituelle, n’a pas été distribuée aux États membres de l’OEA, comme c’est la norme», a expliqué le diplomate Ronald Sanders. En ce sens, la visite semble s’être déroulée en catimini et en dehors de l’autorité du Conseil permanent, organe chargé de l’élaboration et du contrôle des politiques, entre les assemblées générales. En plus, l’ambassadeur d’Antigua-Barbuda auprès des États-Unis d’Amérique suggère à l’OEA de promouvoir un changement systémique en Haïti et non un agenda externe. Il a également exhorté l’Organisme à s’attaquer à la situation en Haïti, non pas de manière ponctuelle, mais en utilisant ses capacités de rassemblement, en association avec des représentantes et représentants légitimes de la communauté haïtienne. Pour sa part, le président Jovenel, via un tweet, avait déclaré le mercredi 19 juin avoir rencontré les représentants de l’OEA, dans le cadre de leur visite en Haïti. À rappeler que cette rencontre a eu lieu dans sa résidence privée. «J’ai rencontré la délégation de l’OEA autour de la crise actuelle. L’entretien a porté également sur les problèmes de sécurité et de précarité dans le pays. Je demeure convaincu que le dialogue est le seul atout qui nous permettra de résoudre nos différends politiques». Mais c’est via le Miami Herald qu’un officiel de l’OEA a révélé les deux messages de l’organisation aux différents acteurs impliqués dans la crise que connaît le pays. Aux opposants, le message est le suivant:«Si vous n’aimez pas Jovenel Moïse, la solution est d’aller aux élections. Nous n’allons pas lui demander de démissionner». Et voici le message adressé au président:«Vous devez gouverner, et maintenant, ce n’est pas ce que vous faites».

Emmanuel Saintus

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