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L’insécurité s’accroît un peu partout dans le pays

Des rafales d’armes automatiques sont entendues depuis plusieurs jours au Bicentenaire. Entre Base Pilate, Grand-Ravine et les «soldats» du chef de gang d’Arnel Joseph, les bandits s’affrontent pour avoir le contrôle de Village-de-Dieu, fief d’Arnel. Plusieurs morts et blessés sont déjà enregistrés, selon des témoins. Pour échapper à cette situation de terreur, les passants courent à vive allure, tandis que ceux qui se trouvent à une certaine distance, rebroussent chemin. Les riverains, les habitants de Village-de-Dieu, les petits détaillants de la zone, connaissent la terreur. On parle de plus de 5 morts et d’une dizaine de blessés, selon les informations. Selon la défenseure des droits humains, le pays n’est pas dirigé. Il y a un regain d’actes de banditisme à travers le territoire. Selon les témoignages des riverains, Grand-Ravine aurait voulu placer au Village-de-Dieu un autre redoutable chef de gang, connu sous le sobriquet de «Ti Lapli», en l’absence d’Arnel Joseph. Ce qui a soulevé de vives tensions ressenties et la grogne de l’autre clan qui s’y oppose catégoriquement. Les efforts consentis par les deux clans, en vue d’installer ce climat de paix dans divers autres quartiers avoisinants de la 3e circonscription de Port-au-Prince, ont été donc sapés, quelques mois après qu’un accord ait été conclu entre eux. Marie Yolène Gilles dit constater que la violence est généralisée. Quant à lui, le coordonnateur du Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH), Pierre Espérance explique que la situation qui se développe à Village-de-Dieu est un stratagème du pouvoir en place, visant à intimider les gens participant aux mouvements de manifestation anti-Jovenel Moïse. «Le climat d’insécurité est provoqué par le ministère de l’Intérieur», croit savoir Pierre Espérance, affirmant, sans donner de détails, que plusieurs personnes ont perdu la vie lors de ces affrontements. Un peu plus au nord de la capitale, dans la zone de Tabarre, le mercredi 19 juin 2019, une personne a été tuée et deux autres blessées entre 10h et 11h du matin, à la suite d’une fusillade perpétrée par des individus armés. L’incident s’est produit non loin du local de l’ambassade américaine, à quelques mètres de l’OAVCT, selon les premiers éléments d’information disponibles. Dans le département de l’Artibonite, au moins huit personnes sont mortes à l’issue d’affrontements entre deux groupes armés ayant éclaté au niveau de Bwa Lavil. Le bilan de ces affrontements entre deux gangs rivaux ayant eu lieu au niveau de l’Artibonite ont été d’au moins huit morts et de plusieurs blessés au sein de la population civile et des gangs rivaux. Parmi les blessés se trouverait Arnel Joseph, le chef de gang de Village-de-Dieu, très recherché par la police. Selon les informations, il aurait reçu un projectile au niveau du tibia. Et le leader de «Baz Gran Grif», opérant à Savien, serait lui aussi blessé au niveau de son cou. Ces affrontements sont dus au fait qu’un véhicule, protégé par quatre soldats d’Arnel, a été attaqué par des individus appartenant au gang de Ti Sourit, opérant dans la zone de Pérard, ce qui a donné lieu à ce bain de sang ayant fait des victimes, tant au sein des groupes concernés qu’au sein de la population civile. Tous ces actes de banditisme, qui font couler le sang un peu partout dans le pays font grandir la peur au sein de la population qui exige sécurité afin de pouvoir vaquer librement à ses activités. Selon les organismes de droit de l’homme, cet accroissement de l’insécurité est dû à l’incapacité du pouvoir dirigé par Jovenel Moïse à faire régner un climat de paix dans le pays où les foyers de gangs poussent partout.

Altidor Jean Hervé

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