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Mobilisation: l’orage va venir

Tiens! Encore des «trolls» véreux qui viennent se tortiller ici pour un billet. Il y en a qui sont prêts à tout. Et ces «trolls» se disent être des journalistes d’opinions, alors qu’ils n’en sont rien. Encore des fourbes qui, pour plaire à leurs maîtres, viennent remuer alors qu’ils intoxiquent la population. Ils maintiennent dans leurs micros de stations de radio un climat de mensonges, de marchandage systématique, pour convaincre le peuple, en diffamant quotidiennement pour le pouvoir. Très bien, les «trolls». Alors, allez donc ramper aux pieds de votre maître Jovenel, et vous tortiller sous ses yeux, pour qu’il vous donne vite un sucre en remerciement, avant que vous ne fassiez une autre hypocrisie au peuple haïtien. Il n’existe au monde aucun hypocrite, menteur, dangereux et imprévisible vassal comme Jovenel Moïse, l’homme aux mille visages, caméléon, girouette. Désormais, le peuple n’entend plus baisser les bras face à Jovenel Moïse et son équipe de corrompus. La mobilisation populaire se poursuit dans diverses villes, coins et recoins en divers départements en Haïti. À Port-au-Prince, aux Gonaïves, aux Cayes, au Cap-Haïtien, à Saint-Marc, à Mirebalais, à Petit-Goâve, à Jacmel, à Port-de-Paix et à Hinche, le peuple reste debout. Le pouvoir n’a aucun contrôle sur le territoire. Lâché par de nombreux secteurs de la vie nationale qui exigent sa démission, Jovenel Moïse a dit qu’il ne démissionnera pas. Et de poursuivre qu’il ne donnera pas le pouvoir à des casseurs. Jovenel Moïse a affirmé qu’il n’a aucune intention de démissionner, soulignant qu’il ne permettrait à quiconque de venir semer le chaos et la désolation dans le pays. Il a fait cette déclaration lors de sa participation, le mercredi 12 juin 2019, à la cérémonie d’anniversaire des 24 ans d’existence de la Police Nationale d’Haïti (PNH). Le Président Moïse ne démissionnera pas et assumera ses responsabilités jusqu’au bout, selon Jude Charles Faustin, un des Conseillers du Chef de l’État. «Ce sont certains secteurs de l’opposition, de la société civile et du secteur des affaires qui cherchent à provoquer le chaos dans le pays», a dit Jude Charles Faustin. Schiller Louidor, Marjory Michel et Me André Michel, leaders de l’opposition, du Secteur Démocratique et Populaire, ont fait part de leur position de ne pas reconnaître Jovenel Moïse comme Président et, par conséquent, ils ont rejeté toute possibilité de cohabitation avec le régime en place et continuent d’affirmer que la solution à la crise passe avant tout par la démission de Jovenel Moïse. Le clan PHTK et Jovenel Moïse sont effectivement dans l’impasse. De nombreux responsables se sont dit inquiets de la tournure que prennent les évènements en Haïti, dans la foulée des mouvements de protestation. Cet appel concerne Jovenel et son équipe qui poussent les Haïtiens à la confrontation. Jovenel Moïse, à travers ses déclarations, continue de jeter de l’huile sur le feu. Ses déclarations ont mis en colère le peuple qui exige sa démission et qu’il se mette à la disposition de la justice haïtienne pour répondre des accusations de corruption à son endroit. Jovenel Moïse va-t-il risquer de voir le pays mis à feu et à sang, et ce, pour les beaux yeux de ses protecteurs qui ne voient en lui qu’une vache-à-lait?

 

Sept tours de la muraille de la corruption

Les jeudi 13 et vendredi 14 juin, à l’initiative des «Petro Challengers», des milliers de personnes ont manifesté à Port-au-Prince pour exiger la démission du Président Jovenel Moïse et la tenue du Procès PetroCaribe. Les manifestations aux abords du Palais National étant interdite, les manifestants ont défini un parcours faisant sept (7) fois le tour du Palais National dans les rues proches.Durant plusieurs heures, les manifestants ont suivi ce parcours, en dépit des dispositifs de sécurité du Palais. Plusieurs barricades de pneus enflammées ont été érigées le long du parcours, et des pares-brises des voitures ainsi que des vitrines de différentes entreprises ont été brisés. À Saint-Marc (Artibonite), dans la nuit du 12 au 13 juin, des individus non identifiés ont tentés de mettre le feu aux bureaux de la Douane de Saint-Marc ainsi qu’à ceux de la Mairie qui ont été partiellement endommagés. Nicolas Dorvilus, le Maire de la commune de Saint-Marc, a fermement condamné ces actes criminels. Le jeudi 13 juin 2019, le marché Seradòt de Petit-Goâve (route Nationale #2) a été, pendant plus de deux heures, le théâtre de vives tensions et de violents affrontements, à coups de pierre et de bouteille, entre des jeunes de la rue Benoît et des membres de l’opposition du Secteur populaire et démocratique dont certains brandissaient leurs machettes. Par ailleurs, le jeudi 13 juin 2019, l’Ambassadeur du Canada auprès des Nations Unies, Marc-André Blanchard, Président du Groupe consultatif «ad hoc» du Conseil économique et social des Nations Unies sur Haïti, a déclaré que son groupe s’inquiétait de la détérioration de la situation politique, économique et sociale en Haïti, après son voyage dans le pays, à la fin de mai. «Tous les gens que nous avons rencontrés en Haïti ont convenu que l’exclusion et les inégalités économiques sont les causes fondamentales de l’instabilité politique et de la détérioration de la situation en matière de sécurité. Il y a un lien direct entre la violence et le fait qu’il n’y a aucune perception d’un avenir économique pour beaucoup de gens. Le désespoir pousse les gens à la criminalité. Il y a une profonde crise institutionnelle, de gouvernance et d’État de droit qui découle d’une situation économique de plus en plus difficile, d’un processus politique bloqué et d’un sentiment omniprésent d’exclusion sociale», a dit Marc-André Blanchard. En outre, dans un communiqué, en date du 12 juin, JURIMÉDIA, une Association haïtienne de promotion des droits humains et de la gouvernance démocratique, dont la mission consiste à mobiliser l’engagement citoyen pour responsabiliser l’État et défendre les droits des populations les plus vulnérables, a dit « observer, avec une très grande préoccupation, la descente aux enfers du pays, sous les yeux impassibles des décideurs politiques et de leurs alliés ». JURIMEDIA dit prendre acte «des différents scénarios de tergiversation qui ont suivi chacun des mouvements de réveil citoyen, appelant les élites dirigeantes à redresser la situation économique, sociale, politique et sécuritaire d’Haïti qui ne cesse de s’empirer au fil des jours.»

Emmanuel Saintus

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