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Quelles issues pour Jovenel Moïse?

Celui qui ne se rebelle pas n’a pas le droit de se lamenter. On peut saluer l’excellent dynamisme du peuple haïtien. Il est peut-être temps que Jovenel Moïse et ses alliés écoutent les conseils, en apprenant à nager le plus rapidement possible. La girouette, Jovenel Moïse, n’inspire plus confiance, et cela, le peuple commence à le comprendre et exige sa démission. Lorsque les éclairs se produisent, c’est en des endroits où l’air est chargé d’électricité. La situation s’aggrave. La tension monte, au risque de provoquer de véritables éclats. L’orage n’a pas encore eu lieu, mais on sent bien qu’il se prépare. L’orage va venir. Toutes les activités sont paralysées à Port-au-Prince et dans plusieurs villes en Haïti, les dimanche 9, lundi 10 et mardi 11 juin 2019. Les écoles, l’administration publique, les magasins sont restés fermés dans plusieurs coins et recoins en Haïti. La population haïtienne a exigé le départ de Jovenel et de son équipe au Palais national. Le peuple décide de rester sur le macadam jusqu’au départ de Jovenel Moïse, ce menteur et usurpateur de titre. Des centaines de milliers de personnes de différents secteurs ont manifesté à Port-au-Prince et dans plusieurs villes de province, le dimanche 9 juin 2019, pour exiger son départ du pouvoir ainsi que l’arrestation et le jugement de toutes les personnes impliquées dans la dilapidation des fonds PetroCaribe. Des barricades de pneus enflammés, de roches et de branches ont été érigées dans plusieurs quartiers de la capitale, alors que les transports en commun et les véhicules privés ont déserté les rues de la région métropolitaine. À Delmas et à Lalue, les manifestants ont érigé des barricades avec de grosses pierres et des panneaux publicitaires, bloquant toute circulation. À Léogâne, les manifestants ont fermé les portes de la Mairie et du tribunal, le lundi 10 juin. Dimitri Hérard, le chef de l’USGPN, a abattu de plein gré un chauffeur de taxi moto, à Carrefour de l’aéroport. La victime a reçu une cartouche à la tête. Le dimanche 9 juin, à Pèlerin, dans la zone où se trouve la résidence du Chef de l’État, en marge de la manifestation anti-gouvernementale, un manifestant a été lapidé par des policiers. La scène qui a été enregistrée sur vidéo et diffusée sur les réseaux sociaux, a révolté les internautes devant les images insupportables de cette nouvelle dérive policière. Sur la vidéo, on voit un homme à terre, incapable de réagir, pendant que des hommes en uniforme de la Police Nationale d’Haïti (PNH) lui jettent violemment des pierres avec force, sans être inquiétés, puis traînent leur victime en sang vers un autre endroit. Le Secteur Démocratique et Populaire a présenté son bilan partiel de la journée de mobilisation du 9 juin qui s’élèverait à 7 morts, 147 blessés et 70 arrestations… Ces chiffres, sans enquêtes, sont invérifiables pour le moment.

 

Jean Michel Lapin parle…

Le Premier Ministre nommé, Jean-Michel Lapin, a réagi aux récents propos de Renald Lubérice, l’un des conseillers du Président Jovenel Moïse, qui avait déclaré que le Premier Ministre devrait démissionner, pour n’avoir pas su dégager une majorité favorable à la ratification de sa Politique Générale, afin de permettre au Chef de l’État de nommer un nouveau Premier Ministre, pour la formation d’un nouveau Gouvernement de consensus. Monsieur Lapin a répliqué qu’il n’entendait pas donner sa démission. Il a minimisé la portée des déclarations de Renald Lubérice, ajoutant qu’elles n’engagent que lui-même. Il précise «on ne peut pas réduire le fonctionnement du Palais National à un citoyen», ajoutant que sa démission n’a jamais été évoquée avec le Président Moïse avec qui, il affirme entretenir «une collaboration sincère, à 100%».

Emmanuel Saintus

 

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