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Le parquet requiert l’acquittement pour Godson Orélus

Le mardi 9 avril 2019, Me Octélus Dorvilien, le président de la Cour d’Appel des Gonaïves, a ordonné le dépôt des pièces, en vue de rendre son jugement sur le dossier de la cargaison d’armes à feu, saisie à Saint-Marc en septembre 2016. Le représentant du ministère public près la Cour, Me Yves Martial, dans ses conclusions, a demandé l’arrêt des poursuites judiciaires engagées contre quatre personnes: Godson Orélus, ex-DG de la PNH, Réginald Delva, ancien ministre de l’Intérieur, Jonas Vladimir Paraison, ancien coordonnateur de la sécurité générale du Palais national et la nommée Sandra Thélusma. Toutefois, le ministère public a recommandé que les cinq (5) autres accusés dont Ronald Nelson alias Roro Nelson, soient jugés pour leur implication dans ce trafic illicite d’armes à feu. Le chef du parquet près la cour d’appel des Gonaïves, Me Yves Martial, a requis l’infirmation de l’ordonnance de clôture, relative à l’enquête sur l’importante saisie d’armes à feu à Saint-Marc, le jeudi 8 septembre 2016. Selon le magistrat, cette décision rendue par le juge Dieunel Luméran est entachée d’irrégularités. Dans ce cas, il a sollicité l’acquittement des inculpés Godson Orélus, ex-chef de la police nationale, Réginald Delva, ancien ministre de l’Intérieur, André Jonas Vladimir Paraison, ancien chef de la sécurité générale du Palais national et Sandra Thélusma. En revanche, Me Martial a réclamé le maintien de la poursuite engagée contre Ronald « Roro » Nelson et les autres inculpés fugitifs. Après avoir analysé l’ordonnance de clôture et les griefs des parties, Me Martial a souligné en gras la dénaturation des faits, l’excès de pouvoir et la violation des droits de la défense. Dans cette même affaire, l’instructeur a rendu deux ordonnances. La première date du 18 juillet 2017 et la seconde du 3 décembre 2018. De l’avis du commissaire, ceci est une grave erreur. « L’œuvre du juge n’a pas respecté le principe de l’indivisibilité de la cause », a-t-il argumenté. Dans ses conclusions, le parquetier a soutenu qu’il n’y avait pas suffisamment d’indices pour poursuivre Sandra Thélusma et les trois anciens dignitaires. Cette réquisition a réjoui M. Orélus qui a été incarcéré pendant plusieurs mois à Saint-Marc. « Béni soit l’Eternel ! », a-t-il crié haut et fort. Parallèlement, Me Yves Martial a fait savoir qu’il y a lieu de poursuivre le directeur de Global Dynasty Corp, Jimmy Joseph, Junior Joël Joseph, Monplaisir Edouard et Charles Durand comme auteurs et co-auteurs des faits de contrebande, d’association de malfaiteurs et de blanchiment de capitaux. Ces infractions sont prévues et punies par le décret sur l’administration de la douane, la loi du 14 novembre 2013 sur le blanchiment des capitaux et le décret du 23 mai 1989 fixant les conditions d’appropriation, de détention et d’utilisation d’armes à feu et de munitions. Le chef du parquet a également indiqué, dans son réquisitoire, qu’il y a assez de charges et d’indices concordants pour poursuivre Ronald « Roro » Nelson. Ce personnage est accusé de complicité des faits de contrebande, d’association de malfaiteurs et de blanchiment de capitaux. En tant que chef de la poursuite pénale, Me Yves Martial déclare agir en son âme et conscience. « J’ai rendu mes conclusions tout en ayant la loi et la vérité comme boussole », a-t-il renchéri. Rappelons que la Cour d’Appel de la juridiction des Gonaïves a agréé, en février dernier, une demande en main levée d’écrou (libération temporaire) qui a été produite par les avocats de l’ancien patron de la PNH. Godson Orélus a passé environ quatre (4) mois derrière les barreaux de la prison civile de Saint-Marc sur ordre du juge d’instruction Dieunel Luméran. Il lui était reproché son implication dans le trafic illicite d’armes à feu, de munitions et d’association de malfaiteurs.

Altidor Jean Hervé

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