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Corruption: le virus frappe l’INFP

Dans une lettre adressée au ministre de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle, Pierre Josué Agenor Cadet, le commissaire du gouvernement de Port-au-Prince, Paul Eronce Villard, demande à ce dernier de mettre à la disposition de la justice la directrice de l’Institut national de la formation professionnelle, Maguy Durcé, le vendredi 12 avril 2019 à 10 heures. Cette invitation fait suite à la plainte des employés et étudiants du système national de formation professionnelle. Maguy Durcé est accusée de mauvaise gestion par les membres du syndicat des employés du système national de formation professionnelle. Le syndicat des employés de l’Institut National de Formation Professionnelle a dénoncé la mauvaise gestion faite par la Directrice Générale, Maguy Durcé. Ces syndicalistes ont accusé, dans une note de presse publiée en date du mardi du 8 avril 2019, Mme Durcé de corruption, de concussion et de favoritisme. Ils réclament sans condition sa démission à la tête de l’INFP. Dans le cas contraire, les protestataires menacent de paralyser toutes les activités au niveau de l’Institut. Le syndicat des employés lui reproche d’avoir recruté beaucoup de membres à son cabinet, alors que cet institut ne devrait pas avoir de cabinet, selon l’organigramme. Les personnes recrutées reçoivent mensuellement des sommes faramineuses, alors qu’elles ne travaillent pas, ont révélé les syndicalistes. «Depuis son arrivée à la tête de l’INFP, Maguy Durcé a procédé à la nomination de plus de 500 personnes qui n’ont aucun rapport avec la formation professionnelle dont ses deux fils, cousins, neveux et belles-sœurs, alors que les étudiants des différentes institutions sous la tutelle de l’INFP font face à d’énormes difficultés», a dénoncé le président du SE-SNFP, Jean Marie Léveillé. Des étudiants et des formateurs avaient organisé récemment un sit-in devant les locaux de l’institution pour réclamer, entre autres, de meilleures conditions de travail et d’apprentissage, ainsi que des matériels didactiques. Certains d’entre eux avaient été électrocutés, aspergés de gaz lacrymogène après avoir été malmenés par des agents de sécurité de l’institution, lit-on dans la note du syndicat. Maguy Durcé s’est inscrite en faux contre toute accusation que monsieur Jean-Marie Paul Léveillé a porté contre elle. La cheffe de l’INFP a démenti les accusations des syndicalistes. «Je ne participe pas dans le processus de nomination, je ne donne pas de contrat non plus, tout se fait par l’entremise de mon ministère de tutelle, celui de l’Éducation Nationale et de la Formation Professionnelle», rappelle-t-elle. Maguy Durcé, très remontée, rejette toutes ces accusations. S’adressant à des médias, elle leur demande d’enlever ces informations relayées sans le respect du principe de l’équilibre. En dernier ressort, Maguy Durcé a fait savoir avoir déjà déposé une plainte contre Jean-Marie Paul Léveillé, en date du 4 avril 2019. Elle accuse celui-ci d’avoir commis des actes de vandalisme au local de l’INFP, lors d’un sit-in, tout en révélant que monsieur Léveillé est un employé qui subit, actuellement, des sanctions administratives de l’INFP.

Emmanuel Saintus

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