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La semaine en bref – 31 Mars au 6 Avril 2019

Plaidoyer pour un nouveau cadre électoral

L’article 17.1 de la Constitution de 1987, dans sa version amendée, impose le principe du quota d’au moins 30% de femmes dans les espaces décisionnels du pays. Au-delà de ce prescrit de la Constitution, Haïti a approuvé des instruments internationaux relatifs aux droits des femmes. Malgré tout, les femmes sont sous-représentées dans les espaces de pouvoir. Des ateliers de réflexion, réalisés par PANOS Caraïbes et d’autres organisations, ont permis de poser ce problème. C’est au mois de mai 2018 que l’organisation PANOS Caraïbes s’est jointe à l’ONG haïtienne «Perspectives pour la santé et le développement» (PESADEV) et le Réseau des femmes des radios communautaires haïtiennes (REFRAKA), pour réaliser une dizaine d’ateliers de réflexion sur la problématique de la violence qui touche les femmes dans la politique. Ces ateliers ont permis aux organisations de femmes, femmes candidates, représentants de partis politiques et de la société civile, de réfléchir sur les causes qui alimentent les violences faites aux femmes et de proposer des mesures devant être adoptées. Ces ateliers de réflexion se sont tenus aux Cayes, aux Gonaïves, à Cap-Haïtien, à Hinche, à Mirebalais, à Port-de-Paix, à Jacmel et à Jérémie.

 

Céant dénonce une campagne de dénigrement

Malgré la remise de sa démission comme chef du gouvernement, Jean-Henry Céant semble encore resté dans le viseur de certains acteurs proches du président Jovenel Moïse. Sur les ondes de la Radio Métropole, un conseiller du chef de l’État, l’ancien député Jude Charles Faustin, a pointé du doigt, sans langue de bois, l’ancien premier ministre, en l’accusant d’avoir financé le mouvement baptisé « peyi lòk » qui a cherché à contraindre le président à abandonner le pouvoir. Quelques heures après cette déclaration, le secrétariat privé de Jean-Henry Céant y a apporté un démenti formel. Dans une note divulguée dans la presse, ledit secrétariat voit dans cette démarche qu’il a tenue à dénoncer, «une campagne malsaine et systématique de dénigrement, orchestrée contre la personne de l’ancien chef du gouvernement », soulignant que depuis la démission de ce dernier, «des individus malintentionnés s’adonnent lâchement à une entreprise de lynchage et d’assassinat de caractère à son encontre, par des allégations aussi fallacieuses que diffamatoires.»

 

Céant doit remettre les véhicules de la Primature

Lors d’un conseil de gouvernement tenu le vendredi 22 mars dernier, le premier ministre a. i du gouvernement démissionnaire, Jean-Michel Lapin, a adopté un certain nombre de mesures traduisant ses priorités durant son passage à la Primature. Dans le cadre de ce conseil, M. Lapin a annoncé qu’à partir du 1er avril, la PNH procédera à l’arrestation de tout véhicule, immatriculé « Service de l’État », qui n’aura pas d’autorisation pour circuler au-delà des heures réglementaires. Le premier ministre a. i. part à la recherche des véhicules détenus illégalement par des tiers. Dans l’une des décisions adoptées vendredi, il demande aux ministres de soumettre à la Primature une correspondance lui demandant d’intervenir auprès du ministère de la Justice et de la Sécurité Publique (MJSP), à travers les Commissaires de gouvernement, afin de les récupérer. Aussi, Jean-Michel Lapin entend porter plainte contre tous ceux qui, sans titre ni qualité, détiennent un véhicule de l’État. En ce sens, les ministres sont appelés à soumettre à la Primature la liste de toutes les automobiles conservées illégalement. Dans la foulée, Jean-Henry Céant n’est pas épargné. Son remplaçant a intimé l’ordre au Secrétaire général de la Primature, de dresser un rapport de tous les moyens de transport qui ont été mis à la disposition de l’ancien premier ministre, de laisser, au regard de la loi, à sa disposition, le nombre de véhicules auxquels il a droit, en tant qu’ancien premier ministre et de prendre toutes les dispositions pour que les autres soient rendus à la Primature, prochainement.

 

15 personnes arrêtées, dans le dossier de Vladjimir Legagneur

Lors d’une conférence de presse, bilan de l’opération «Chacal», tenue le mercredi 20 mars 2019, le porte-parole de la Police Nationale a annoncé que 15 individus ont été arrêtés, dans le cadre de l’affaire liée à la disparition du photojournaliste, Vladjimir Legagneur. Michel-Ange Louis-Jeune a informé que les dossiers de ces personnes seront transférés par devant la justice. Ces arrestations ont été effectuées au cours de la période allant du 9 novembre au 24 décembre 2018. «Les personnes arrêtées seront transférées par devant la justice, pour les suites légales», a poursuivi le porte-parole de la PNH, Michel-Ange Louis-Jeune. Le commissaire de police a fait savoir que le dossier est actuellement devant le cabinet d’instruction. «Pour tout complément d’information, la PNH reste disponible pour la Justice», a indiqué Louis-Jeune. Un an après la disparition du photojournaliste, le dossier traîne encore. Le mandat du juge Jean Wilner Morin qui enquête sur cette affaire, arrive à terme, empêchant ainsi tout avancement dans l’affaire. C’est un blocage qui préoccupe, parents, épouse, amis et toute la corporation journalistique haïtienne.

 

Union School a cent ans d’existence

L’une des plus anciennes institutions scolaires de la capitale haïtienne, l’Union School, a été établie en Haïti en 1919. Cela fait cent ans, depuis qu’elle forme de nombreuses générations d’hommes et de femmes. Dans le but de poursuivre son objectif qui est de passer toute l’année à célébrer leur centenaire, une série d’activités sont organisées pour cette commémoration. Célébré des semaines plus tard, à cause des turbulences politiques, le « Black History symposium exhibits », cet évènement visant à commémorer l’histoire des Noirs, a eu lieu le mercredi 20 mars 2019, dans l’enceinte même de l’institution, à compter de 15 heures, alors que les cours venaient de prendre fin. Selon la directrice de la section secondaire, Marlène Ford Nicolas, cette activité s’est tenue afin que les élèves puissent être bien imbus de leur histoire, pour qu’ils puissent faire une différence dans la société et afin de renforcer leur sentiment d’appartenance. Il leur faut marquer l’histoire des Noirs, à leur tour. «La Union School, c’est tout un parcours, du bicentenaire, en 1919, sous le nom de Colony School, en passant par le Karibe Convention Center et aujourd’hui, leur local au Juvénat, a noté la directrice du primaire qui poursuit que tout au long de ce parcours, l’institution est restée fidèle à sa devise : « We’re building character ». « Notre visée, c’est de motiver les enfants afin qu’ils parviennent à donner le meilleur d’eux-mêmes et à assumer le leadership de ce pays », explique l’une des directrices.

 

De puissantes pluies en début de printemps

Des averses ont été enregistrées le week-end écoulé, particulièrement dans la région métropolitaine de Port-au-Prince. Le météorologue de radio Métropole, Rudy Victor, avait indiqué que les averses devraient s’intensifier à partir du mercredi 27 mars 2019. Selon M. Victor, un front froid et un creux en surface dans la Caraïbe seront à l’origine des averses sur plusieurs régions, notamment le Centre, le Nord-Ouest, la zone frontalière, l’Ouest et le Sud-Est. Une bonne nouvelle pour les agriculteurs, puisque toutes les régions bénéficieront de ces averses. Les agriculteurs ont commencé à emblaver les terres, spécialement pour le maïs, le manioc et le pois Congo. Notons que plus de 95% des agriculteurs réalisent leurs productions, grâce aux averses et ne disposent pas d’autres moyens pour arroser les terres.

 

Modernisation de la gestion des déchets

Une coopération autour de la gestion des déchets semble se dessiner avec plusieurs municipalités haïtiennes, ce, au terme d’une mission menée dans la région métropolitaine de Port-au-Prince, du 17 au 21 mars 2019, par une délégation de Cap Excellence, avec à sa tête, Dominique Biras, vice-président de la Communauté d’Agglomération, regroupant les villes de Pointe-à-Pitre, Baie-Mahault et Abymes. Au cours de cette mission, la délégation a rencontré les maires de Port-au-Prince, de Delmas, de Carrefour et de Tabarre, au sujet de l’organisation et de la modernisation de la gestion des déchets dans la région métropolitaine. À l’issue des échanges, les priorités de ladite coopération ont tendance à s’articuler autour de la mise en place des stratégies de tri pour valoriser, réemployer ou réutiliser ce qui peut l’être, pour en faire des ressources au service du territoire ; la sensibilisation des populations à de nouvelles pratiques économes des matières qui préservent leur environnement et donc leur santé, réduisent les vulnérabilités ; la mise en commun des gisements au sein de l’espace caraïbe, repérés comme pouvant faire l’objet de partenariat, et à y faire émerger des filières durables ; la mutualisation des expériences caribéennes, avec la collaboration de Cap Excellence et de ses partenaires publics ou privés, associés de la Guadeloupe.

 

Wilson Jeudy avise de ses plans pour sa commune

La commune de Delmas, qui était jusque-là épargnée de la contagion de l’insalubrité, subit l’assaut des déchets ici et là. Le maire Wilson Jeudy admet qu’au niveau de Nazon qui devient un site de décharge et à proximité de Gérald Bataille, la situation le dépasse. À ce propos, le maire de Delmas réitère sa volonté de construire une place publique dans la zone de Nazon, ce, pour décourager les gens de jeter les fatras dans cet espace. De plus, il annonce l’installation de 100 poubelles qui seront réparties et implantées dans tous les grands axes de Delmas. Wilson Jeudy déplore, au passage, que des gens viennent de nulle part pour déverser des fatras dans les rues. «Le problème est global», se plaint-il. Le maire affirme que la fermeture momentanément du site de décharge publique de Truitier et la rareté de carburant à répétition sont deux des causes liées à l’insalubrité dans les rues de Delmas.

 

Presque plus de sang pour les malades

Le Fonds mondial, qui finançait depuis plusieurs années les activités de collecte, de traitement et de distribution du service du Centre national de transfusion sanguine (CNTS), a cessé cette subvention. Pour cause, le service est bancal, les employés n’ont pas perçu leur salaire depuis trois mois. L’État, qui était pourtant informé, n’a pas anticipé, a laissé des vides, des inquiétudes, au point même que plus d’un s’interroge sur l’avenir du CNTS. Les parents des malades en quête de sang, doivent désormais endurer un calvaire pour en trouver une pochette et affronter la mauvaise humeur des employés. Le Fonds mondial a mis fin à la subvention du programme de renforcement de la sécurité transfusionnelle depuis décembre 2018. À travers ce programme, le Fonds mondial mettait à la disposition du ministère de la Santé publique et de la Population (MSPP), via le Programme national de sécurité transfusionnelle (PNST), des ressources financières pour les activités de collecte, de traitement et de distribution des produits sanguins. Ce financement se faisait à travers le PSI/OHMASS qui jouait le rôle de récipiendaire principal, assurant la gestion de ce fonds.

 

Les députés retournent à leur habitude

À l’issue de la séance du 18 mars que Jean-Henry Céant n’oubliera jamais, le président de la Chambre basse, Gary Bodeau, avait pourtant pris rendez-vous pour le lendemain avec ses pairs au bord de mer. «Cette date, malheureusement, coïncidait avec la fête de Saint-Joseph, ce qui a paralysé en grande partie les dispositions que nous avons prises pour revenir à la Chambre des députés et faire notre boulot normalement », se défend le député Jean-Mary Forestal. Il explique que beaucoup de députés ont été contraints de retourner dans leur circonscription, tout de suite après la séance du 18 mars, en vue de participer à cette fête catholique. Le jeudi 20 mars, les députés ne se sont pas réunis, à cause d’un «vent de panique » qui soufflait dans les parages du Parlement. « Il y a eu beaucoup de tirs. Certains collègues ont dû rebrousser chemin parce qu’ils ne voulaient pas exposer leur vie », raconte le député, pointant du doigt des bandits qui, depuis un certain temps, imposent leurs lois au Bicentenaire.

 

Dégradation de la source Miette

La source «Miette» subit l’assaut de la population qui habite ses environs. La dégradation de cette source, qui dessert certains quartiers de Pétion-Ville et de ses environs, est inquiétante. Le risque pour que certaines zones de Pétion-Ville soient privées d’eau augmente chaque jour. La cause ? La dégradation accélérée de cette source située à environ 10 kilomètres de Duplan. Déjà, le débit de la source, captée par la Direction Nationale de l’Eau Potable et de l’Assainissement (DINEPA), diminue considérablement. Le périmètre de protection de la source est abandonné. Des tonnes de détritus jetés dans les environs de la source, ajoutés au déboisement sauvage du site, accélèrent le spectre de pollution. Pour se débarrasser des tonnes de détritus entassés dans les parages du site, la population a souvent recours à la mauvaise pratique qui consiste à les brûler. Tout cela, dans l’indifférence du ministère de l’Environnement et de la DINEPA. La source « Miette », captée aux moyens d’importantes infrastructures métalliques dans le sol, dessert plusieurs quartiers de Pétion-Ville, dont Montagne-Noire, Thomassin, Pèlerin. Le débit de l’eau a complètement diminué depuis quelque temps.

 

Formation pour des techniciens facilitateurs du CEP

Techniciens, membres du personnel et des cadres du Conseil électoral provisoire (CEP) ont reçu une formation visant à professionnaliser les activités électorales, tout en leur permettant de développer leurs capacités. Cette formation de dix jours, qui s’est achevée ce jeudi, au local de la Fondation internationale pour les systèmes électoraux (IFES), l’une des institutions partenaires du Conseil électoral provisoire, a été assurée par des experts nationaux et internationaux. Du 18 au 28 mars 2019, des techniciens du CEP ont suivi une formation sur les modules du programme international dénommé BRIDGE (Bâtir des Ressources en Démocratie, Gouvernance et Élections). C’est un programme qui cherche à développer ou à renforcer les capacités de ces agents, tout en les outillant de la pédagogie efficace, susceptible de les aider à maîtriser le système. Cette formation doit leur permettre d’utiliser ce programme articulé dans le sens du développement professionnel des administrateurs d’élections, explique la consultante et experte en formation électorale, Alexandra Hovelacque, également facilitatrice du programme. BRIDGE est le programme de formation le plus complet sur la question électorale, largement utilisé à travers le monde et reconnu comme l’un des meilleurs dans le domaine. Le programme tient compte de tous les aspects de l’administration électorale, comportant des modules abordant l’ensemble des sujets relatifs à l’organisation des élections, relate Alexandra Hovelacque.

 

Le procès de Clifford Brandt et consorts proche du dénouement

La seizième audience du procès de Clifford H. Brandt et de ses acolytes s’est déroulée le mercredi 27 mars 2019, au tribunal criminel des Gonaïves, dans une atmosphère torride. Du bec et des ongles, les avocats des trois autres accusés, en l’occurrence, Edner Comé, Carlo Bendel Saint-Fort et Rico Pierre-Val, ont défendu les intérêts de leurs clients. Avec des arguments solides, ils ont pris le contre-pied des conclusions du ministère public. Celui-ci répliquera à la reprise de l’audience, le 2 avril 2019. Deux audiences consécutives ont lieu cette semaine. Elles ont débuté le mardi 26 mars avec la plaidoirie du conseil de la défense d’Edner Comé. Considérant leur client comme un « témoin assistant », ces avocats ont plaidé uniquement sur la forme procédurale. De l’avis de l’un d’eux, Me Gélin Lemoine, plaider le fond du procès constituerait un accord tacite sur le fait qu’Edner Comé est jugé comme accusé. Il appelle au respect des droits fondamentaux de l’intéressé, en demandant au juge, Me Denis Pierre-Michel, de renvoyer son client par-devant la juridiction d’instruction. «En cas de rejet, le conseil exigera sa libération sans condition», a conclu Me Lemoine. Dans son avant-dire droit, le président du tribunal criminel a renvoyé l’affaire à huitaine, le temps d’exercer sa fonction de juge d’instruction et de permettre aux parties de préparer leurs répliques. D’après le magistrat, si les troubles sociopolitiques ne paralysent pas les activités, la semaine prochaine, une ou deux autres audiences seront tenues afin d’évacuer la cause.

 

Haïti Tech Summit annonce un partenariat avec l’ambassade américaine

Haïti Tech Summit a annoncé le renouvellement de son partenariat avec l’Ambassade des États-Unis en Haïti, pour la tenue de son 3ème sommet annuel. L’Ambassade fait désormais partie intégrante de l’expérience de ce Sommet technologique en Haïti, en y facilitant la participation d’entrepreneurs haïtiens. Pour l’édition de cette année 2019, les États-Unis étendront leur soutien aux entrepreneurs des Caraïbes. En 2018, l’Ambassade américaine en Haïti a financé la participation d’entrepreneurs haïtiens de divers départements du pays, leur permettant d’assister, de présenter et de recevoir un mentorat de personnalités américaines qui exercent dans le domaine de la technologie. Mettre l’emphase sur les entrepreneurs locaux a été l’un des points forts de ce sommet. Depuis sa création, Haiti Tech Summit est devenu la plus grande conférence technologique des Caraïbes et a toujours accueilli les entrepreneurs de toute la région.

 

Le MENFP condamne les agressions d’un parent contre une directrice de lycée

Le ministère de l’Éducation Nationale et de la Formation Professionnelle (MENFP) dénonce les agressions, commises, le 25 mars 2019, par un parent d’élève, à l’encontre de la directrice d’établissement du lycée Célie Lamour, à Jacmel (Sud-Est). Le MENFP juge ‘’inacceptables’’ ces agressions survenues au sein même de l’école, dans un communiqué de presse. Le parent d’élève, un agent de sécurité, aurait menacé de mort la directrice, en raison de sanctions appliquées contre sa fille pour une infraction commise à l’école. Le MENFP indique avoir déjà instruit les autorités judiciaires pour les poursuites légales à engager en la matière. «L’espace scolaire est un endroit inviolable. Il est de la responsabilité de tous les agents éducatifs et de tous les acteurs de protéger l’école et son personnel, en toutes circonstances, pour la bonne marche de l’établissement», rappelle-t-il.

 

Des partis politiques proches du pouvoir contre le «peyi lòk»

Des partis politiques, se disant proches du gouvernement Tèt Kale, dont la plateforme politique dénommée G18 et le Front des nationaux engagés (FNE), disent appuyer toute manifestation pacifique qui ne viserait pas à provoquer la paralysie des activités en Haïti. « Nous exprimons énergiquement notre appui à toutes manifestations pacifiques qui charrient toutes les revendications de la masse populaire ». C’est ce qu’a déclaré l’ancien député des 46e et 48e législatures, Maxeau Balthazar, du FNE, lors d’une conférence de presse, le jeudi 28 mars 2019.

 

Position de L’OCID

L’Observatoire Citoyen pour l’Institutionnalisation de la Démocratie (OCID) alerte sur les risques d’aggravation de la crise politique, dans un communiqué. L’OCID se dit préoccuper par la multiplication des décisions ou prises de position des acteurs politiques, en particulier ceux des pouvoirs publics, qui contribuent considérablement à cette dégradation. Les poches d’insécurité continuent de se multiplier dans le pays, alors qu’aucune action énergique et soutenue n’a été, jusqu’ici, engagée pour rassurer la population frappée d’une véritable psychose de peur, critique-t-il, appelant à la mise en œuvre d’un plan cohérent de lutte contre l’insécurité. L’OCID recommande aux décideurs, plus particulièrement, au chef de l’État et aux deux Chambres du Parlement, d’engager des actions énergiques, affirmant leur volonté politique d’œuvrer à la stabilisation du pays. Il les exhorte à engager un processus de dialogue plus crédible, qui puisse rassurer un maximum d’acteurs politiques et de la société civile.

 

PetroCaribe: des mesures conservatoires

Des mesures conservatoires ont été prises par le juge d’instruction Ramoncite Accimé contre des personnalités et entreprises citées dans le dossier de dilapidation présumée des fonds PetroCaribe. Leurs comptes bancaires ont été bloqués, selon ce que révèle la Fondasyon Je Klere (FJKL).

Altidor Jean Hervé

 

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