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Dialogue: il faut éradiquer la mauvaise herbe!

On ne dialogue pas avec les dictateurs corrompus, on les renverse. C’est une grande hypocrisie de parler avec Jovenel Moïse, ce corrompu. On ne peut avoir cette grande capacité d’assassinats de manifestants, des pauvres du quartier populeux de La Saline, sans le contrôle des institutions étatiques, notamment la justice. Le dialogue entre l’inculpé du Palais national et l’opposition a atteint un point de non-retour. Il n’y a pas de compromis possible. En effet, l’ancien président Jean Bertrand Aristide a refusé de dialoguer avec Jovenel Moïse. Le chef de l’État, qui a déjà rencontré plusieurs leaders politiques, a sollicité une rencontre avec l’ancien président Jean-Bertrand Aristide qui ne lui a pas répondu.

Jean-Bertrand Aristide refuse l’invitation de Jovenel Moïse. Aristide a même refusé de recevoir la correspondance qui lui a été adressée par le numéro un de l’Exécutif, ont confirmé le leader du parti RDNP, Éric Jean-Baptiste, et un conseiller de la Présidence haïtienne. Jude Charles Faustin, conseiller de Jovenel Moïse, a révélé qu’après avoir rencontré les anciens présidents Jocelerme Privert et Boniface Alexandre, le président Jovenel Moïse qui souhaite discuter avec tous les acteurs politiques de l’opposition comme Jean-Charles Moïse, André Michel parmi d’autres, avait envoyé une invitation à l’ancien président Jean-Bertrand Aristide qui a refusé de recevoir cette invitation du Palais. «Malheureusement, M. Aristide n’avait même pas accepté de recevoir la lettre d’invitation.», a regretté Jude Charles Faustin, conseiller de Jovenel Moïse. Et de poursuivre que Jovenel Moïse entend discuter avec tous les acteurs politiques de l’opposition, comme Jean-Charles Moïse, André Michel, entre autres. Plus d’un mois après la création par Jovenel Moïse d’un Comité (mort-né) devant faciliter le dialogue inter-haïtien, ce dialogue tarde à venir. À la suite de cette situation, Jovenel Moïse a décidé de passer outre cette structure, en cherchant à rencontrer lui-même des acteurs politiques. Plusieurs rencontres ont été réalisées au cours de la semaine allant du 25 au 29 mars 2019, au Palais national, entre le Chef de l’État, des représentants de quelques partis politiques et le comité de facilitation du dialogue inter-haïtien.

Le Président Jovenel Moïse s’est entretenu avec des représentants de la plateforme Vérité, du parti Konvansyon Inite Demokratik (KID), du Parti haïtien Tèt Kale (PHTK), de l’Organisation du Peuple en Lutte (OPL), de l’Union nationale pour l’Intégrité et la Réconciliation (UNIR) et ceux du parti Rassemblement des Démocrates Nationaux Progressistes (RDNP). Éric Jean-Baptiste, homme d’affaires et philanthrope, a été reçu au Palais, le jeudi 28 mars, pour un entretien avec le président Moïse. L’ancien candidat à la présidence a fait état de nombreuses difficultés rencontrées par le président dans son processus de dialogue, et a révélé que différentes personnalités ont boudé les invitations du chef de l’État. À rappeler que rentré de son deuxième exil en 2011, peu avant la tenue du second tour des élections ayant porté le chanteur Michel Martelly au pouvoir, l’ex-président Jean Bertrand Aristide avait néanmoins accepté de rencontrer celui-ci à sa résidence, dans la commune de Tabarre. Cette cordiale rencontre n’a pourtant pas empêché le président Martelly de retirer, quelque temps après, les agents de la Police Nationale d’Haïti, affectés à la sécurité d’Aristide. Lors de cette réunion, Martelly avait même émis l’idée de créer une conférence d’anciens présidents. Un projet qui n’a d’ailleurs jamais été concrétisé.

Emmanuel Saintus

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