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La semaine en bref – 24 au 31 Mars 2019

Uder Antoine démissionne du CEP

Le Directeur Exécutif du Conseil Électoral Provisoire, Uder Antoine, a décidé de remettre officiellement sa démission. Il a envoyé en ce sens une correspondance en date du 15 mars 2019, au Président du conseil, Léopold Berlanger Fils. Convenances personnelles et professionnelles, sont les raisons avancées par Uder Antoine, en poste depuis 23 mai 2016. Cependant, l’ancien responsable de l’OMRH dit être à la disposition du CEP jusqu’à la fin du mois de mars 2019, pour assurer la passation de ses responsabilités à son successeur, et pour l’informer sur l’état des dossiers en cours. Dans cette correspondance, le Directeur Exécutif a exprimé sa gratitude aux autres membres du Conseil, les cadres techniques et le personnel administratif. La démission de Uder Antoine intervient, environ 24 heures après que le Premier ministre Jean-Henry Céant ait décidé de jeter l’éponge, à la suite d’un vote de censure à la Chambre des Députés, lundi dernier. Cette décision du Directeur Exécutif tombe à un moment où le gouvernement démissionnaire mettait le cap sur l’organisation des élections, prévues en octobre prochain.

2,5 millions d’immigrés peuvent prétendre à un statut légal

Les élus démocrates de la Chambre des Représentants des États-Unis d’Amérique ont introduit, le mardi 12 mars 2019, un projet de loi sur l’immigration qui permettrait à 2,5 millions de personnes, de demander un statut légal et de se mettre sur la voie qui pourrait éventuellement conduire à la citoyenneté américaine. Le projet de loi HR 6 – appelé Dream and Promise Act – permettrait aux titulaires de DACA (Deferred Action for Childhood Arrivals) et de DED (Deferred Enforced Departure) – aussi appelés DREAMers – de demander la légalisation et aux titulaires de TPS (Temporary Protected Status) de demander la carte verte. En prélude à l’introduction de ce projet de loi à la Chambre des Représentants des États-Unis, une centaine de récipiendaires de DACA, TPS et DED étaient présents à Washington, du 5 au 7 mars dernier. Parmi eux, des bénéficiaires haïtiens de TPS qui, à l’initiative de l’organisation de défense des immigrants «Move America Forward», en partenariat avec le National TPS Alliance, ont également fait le voyage jusqu’à la capitale fédérale américaine, pour s’entretenir avec des législateurs de la Floride. « Nous essayons de toucher le côté humain des parlementaires, d’attirer l’opinion publique », a indiqué Farah Larrieux, membre de la délégation haïtienne en provenance de la Floride et récipiendaire de TPS.

 

Prison à vie requise pour Clifford Brandt et consorts

Le procès de Clifford Brandt et de ses acolytes, Edner Comé, Carlo Bendel Saint-Fort et Rico Pierre-Val a atteint un stade très avancé. Après plusieurs reports, l’audience a été reprise cette semaine. À l’ouverture des débats généraux, mardi dernier, les représentants du ministère public, dans leur réquisitoire, ont requis la condamnation à perpétuité de tous les accusés. Dans le camp de la partie défenderesse, cette demande a fait un tollé. En marge de la séance, Me Gélin Lemoine, avocat de l’ex-inspecteur de police, Edner Comé, est le premier à s’élever contre les conclusions des parquetiers. Il a qualifié de « galimatias » le réquisitoire du ministère public. Il soutient fermement que son client n’est pas un accusé, mais un témoin. Le défenseur a rappelé qu’Edner Comé n’a jamais formé pourvoi en cassation. Partant de cette considération, il a indiqué qu’aucun tribunal de renvoi ne peut condamner son client. « Nous attendons la reprise de l’audience pour faire valoir ce point de droit », a-t-il déclaré. Les avocats de Clifford Brandt ont déjà développé leur thèse. Pendant plusieurs heures, le mercredi 20 mars 2019, ils ont mis l’accent sur les troubles mentaux dont souffrirait le présumé kidnappeur, pour demander son acquittement. Selon les défenseurs, Clifford Brandt – quoiqu’impliqué dans l’enlèvement des jeunes Moscoso – n’avait pas agi de son propre chef. Dans un tel cas, ont-ils renchéri, l’élément intentionnel ne peut tenir. Dans leur plaidoirie, les avocats de Brandt ont soulevé le principe stipulant qu’ « On ne punit que les êtres libres et conscients ». Ils ont demandé au doyen du tribunal criminel, Me Denis Pierre Michel, de ne pas donner suite à la demande du ministère public et de ne pas céder à la pression de « l’opinion publique perverse qui a déjà condamné » leur client.

 

Des autorités haïtiennes à Belladère

Une délégation s’est rendue le mercredi 20 mars 2019 dans la commune de Belladère pour échanger et enquêter sur l’incident qui s’était produit à la frontière, le vendredi 15 mars 2019, durant lequel un Haïtien a été tué et deux autres blessés par des soldats dominicains. Cette délégation était composée, entre autres, du ministre de l’Intérieur, du délégué départemental et du directeur départemental du Centre, de la Police nationale d’Haïti. De son côté, le ministre de l’Intérieur, Jean-Marie Reynaldo Brunet, a précisé qu’une enquête administrative et technique visant à localiser les infrastructures dominicaines à la base des controverses, a été réalisée. Il en résulte que les infrastructures dominicaines en question qui sont du côté est de la ligne frontalière sont bien en territoire dominicain. Par ailleurs, il a fait savoir que le ministère entend accompagner les familles des victimes. Selon le ministre, la victime qui est morte revenait du marché du côté dominicain. Pour lui, c’est une action regrettable. « Malheureusement, en sortant du marché dominicain, selon des informations, ce drame a eu lieu. Nous venons de parler aux parents et nous promettons de les accompagner en les aidant avec les enfants de la victime », a-t-il fait savoir.

 

Des dizaines de tonnes de semences distribuées

Les autorités gouvernementales sont en train de prendre des dispositions, afin de réussir la campagne de printemps 2019. Pour cette année, une attention spéciale est accordée à la commune de Cornillon. En plus de l’installation d’un bureau agricole communal dans cette zone, le ministère de l’Agriculture a distribué plusieurs dizaines de tonnes de semences et des outils aratoires, le 14 mars 2019. La grande campagne arrive à grands pas. Or, les producteurs agricoles de la commune de Cornillon sont dans l’incertitude la plus totale. La faute revient à une période de sécheresse, du jamais vu dans la commune, et des problèmes liés à la disposition des semences de qualité. En attendant la période pluvieuse, les agriculteurs ne cessent de préparer leurs parcelles, en vue de leur mise en valeur. L’État central répond à l’appel, en mettant à la disposition des planteurs, des semences de qualité de haricot noir, de pois congo, de sorgho, des boutures de manioc et de patate douce. Pour les trois premières denrées, 50 tonnes de semences ont été déjà distribuées dans les cinq sections communales de Cornillon. Aussi est-il question de plusieurs dizaines de milliers de boutures de patate et de manioc. Dans l’ensemble, selon le directeur départemental de l’Ouest, Jean Élie Philogène, à travers cette distribution, plusieurs milliers d’hectares de terre vont être mis en valeur au cours de la campagne.

 

Des lycéens dans les rues à Miragôane et Anse-à-Veau

Des élèves du lycée Jacques Prévert de Miragoâne ont investi les rues, une nouvelle fois, pour continuer d’exiger la présence d’enseignants dans les salles de classe. Ils ont dressé des barricades constituées de pierres et de pneus sur la chaussée, bloquant ainsi la circulation au niveau de Gros-Trou, localité située à l’entrée du centre-ville. Ces lycéens demandent aux responsables du ministère de l’Éducation nationale, de satisfaire les revendications des enseignants qui ne cessent de réclamer le paiement d’arriérés de salaire et de meilleures conditions de travail. À Anse-à-Veau, des élèves du lycée Boisrond Tonnerre étaient également dans les rues, pour dénoncer l’absence d’enseignants dans les salles de classe depuis trois semaines. Furieux, ils ont verrouillé les portes de plusieurs institutions dans le chef-lieu de l’arrondissement d’Anse-à-Veau, dont la mairie, le bureau du district scolaire et le tribunal de paix. Ces lycéens menacent d’intensifier la mobilisation, si les autorités continuent de faire la sourde oreille aux revendications des enseignants.

 

Le corps consulaire honoraire répond à Réginald Boulos

L’homme d’affaires Réginald Boulos avait dénoncé le fait que les consuls honoraires en Haïti bénéficient de franchises douanières, ce qui représente un manque à gagner pour le Trésor public. Dans une note de presse publiée, le doyen du Corps consulaire honoraire a démenti les déclarations du Dr Boulos. « Suite aux déclarations erronées et publiques du docteur Réginald Boulos au micro de Magik 9, au journal du lundi 18 mars 2019, le Corps consulaire honoraire tient à informer le pays en général et la presse locale en particulier que les consuls honoraires ne bénéficient pas de franchises douanières, liées à leur statut », écrit Johnny A. Handal, doyen du corps consulaire honoraire. « Dépositaires de la confiance des gouvernements des pays qui les ont investis comme représentants, et en respect des règlements internationaux tels qu’édictés par la Convention de Vienne du 18 avril 1961 sur les immunités et privilèges diplomatiques, les consuls honoraires s’astreignent à suivre scrupuleusement les lois de la République. Par conséquent, le Corps consulaire honoraire dément et proteste énergiquement contre les affirmations non fondées du docteur Réginald Boulos. Aussi, il demande aux autorités compétentes de mettre en évidence toute franchise qui aurait été octroyée au nom du Corps consulaire honoraire », conclut M. Handal.

 

Le secteur privé reprend le contrôle du carburant

Les autorités haïtiennes ont consenti à libéraliser le secteur pétrolier. Après des conflits ayant provoqué des pénuries récurrentes, le Bureau de Monétisation de l’Aide Publique au Développement (BMPAD) et les compagnies pétrolières ont enterré la hache de guerre. Le BMPAD abandonne son monopole d’intermédiation sur le marché pétrolier. La libération du secteur, tant réclamée par plusieurs opérateurs économiques, se concrétisera dans les prochains jours. Le BMPAD, « dans le cadre de la libéralisation de l’importation des produits pétroliers : diesel, gazoline et jet », annonce aux compagnies pétrolières qu’une « lettre de crédit stand-by sera requise par les potentiels fournisseurs locaux desdits produits, pour la valeur équivalente à la demande exprimée par chacune des compagnies, afin de garantir les paiements et de minimiser les risques éventuels », précise une correspondance aux compagnies pétrolières.

 

L’Association des professionnels du pétrole réclame six milliards de gourdes

Dans une correspondance adressée à Fils-Aimé Ignace Saint-Fleur, directeur général du Bureau de Monétisation des Programmes d’Aide au Développement (BMPAD), en date du 19 mars 2019, l’Association des professionnels du pétrole (APPE) a communiqué, d’une part, son refus catégorique de se plier à la dernière décision «unilatérale » du BMPAD, découlant de son souhait de libéraliser l’importation des carburants en Haïti et, d’autre part, a formulé ses revendications. « L’Association des professionnels du pétrole (APPE) […] vous informe qu’elle a pris acte de votre souhait de libéraliser l’importation des carburants, tout en maintenant l’administration des prix par le ministère des Finances », a, d’entrée de jeu, relevé l’APPE, tout en soulignant que ses nombreuses demandes de réunion au ministère des Finances sont restées sans réponse et que les modalités de cette libéralisation restent à définir, afin de clarifier le rôle des parties prenantes. « D’autre part, votre lettre datée du 15 mars 2019 nous informe de la décision unilatérale du BMPAD d’exiger des compagnies pétrolières qu’elles ouvrent des lettres de crédit (stand-by letter of Credit) au profit de potentiels fournisseurs locaux, retenus dans le cadre des appels d’offres pour l’importation de carburants, ceci, sans tenir compte des nombreuses correspondances adressées au ministère des Finances, relatives aux « avances à rembourser », poursuit cette correspondance qui porte la signature de Randolph Rameau, président de l’APPE.

 

Clarithromycin 500 mg, un faux médicament en circulation

« Clarithromycin tablets, 500 mg », présenté dans un flacon en plastique, opaque de couleur blanche contenant 100 comprimés, est un médicament contrefait en circulation sur le marché, a informé la ministre de la Santé publique, le Dr Marie Gréta Roy Clément, dans une note qui vise à alerter la population en général, les professionnels de la santé et les distributeurs de produits pharmaceutiques en particulier. « Ce médicament frauduleusement libellé Clarithromicin tablets, 500 mg peut contenir n’importe quelle molécule dangereuse. Par conséquent, il peut entraîner des symptômes, aggraver l’état de santé du consommateur et même provoquer sa mort », a souligné la note qui attire l’attention sur le faux logo « MYRLAN » estampillé sur la boîte. A-t-il déjà fait de victimes ? « Oui », a indiqué Romel Cajuste, vice-président de l’Association des pharmaciens d’Haïti (APH), joint par le journal, en début de soirée du jeudi 21 mars. Les premiers cas ont été documentés par un médecin affecté à l’hôpital public de Saint-Marc, l’hôpital Saint-Nicolas. Un groupe de patients qui suivaient un protocole de traitement pour ulcère se sont retrouvés, convulsés et hypoglycémiques, à la suite de la consommation de Clarithromycin qui est un antiinfectieux (antibiotique) utilisé pour prévenir ou traiter l’infection à base de Complexe Mycobacterium Avium (MAC). Il est aussi utilisé pour traiter d’autres sortes d’infections telles que la pneumonie bactérienne, la toxoplasmose et les ulcères d’estomac / intestinaux, causés par un organisme nommé H Pylori.

 

Explosion sociale imminente en Haïti

Le dirigeant du parti politique Mouvement Patriotique Populaire Dessalinien (MOPOD), Serge Jean-Louis a mis en garde contre l’aggravation de la crise politique, suite au renvoi, le lundi 18 mars 2019, par la Chambre des Députés, du Premier Ministre Jean Henry Céant. Il anticipe une explosion sociale en Haïti, après ce vote. Le Mouvement patriotique populaire dessalinien invite les acteurs, notamment les politiciens, à anticiper sur les événements. Des mouvements de protestations anti-gouvernementales, enclenchées depuis le jeudi 7 février 2019 avaient globalement paralysé le pays pendant 11 jours. Serge Jean-Louis annonce la reprise de la mobilisation pour obtenir le départ du pouvoir en place. Il déplore la faillite des institutions de l’État et le manque de responsabilité des élites, ainsi que des citoyennes et citoyens du pays. Le MOPOD plaide en faveur de la mise en place d’un gouvernement de transition pour une durée de 36 mois et de l’organisation du procès autour de la dilapidation supposée de plusieurs milliards de dollars des fonds PetroCaribe.

 

Des consultations politiques, engagées par le comité du dialogue inter-haïtien

Le Comité, dit de facilitation du dialogue inter-haïtien, s’est entretenu, le vendredi 15 mars 2019, à Port-au-Prince, avec des représentantes et représentants de plusieurs secteurs de la vie nationale. Les échanges ont eu lieu avec des déléguées et délégués de la société civile, du secteur privé, de partis politiques et du vodou haïtien, informe Kettly Julien, présidente du Comité de facilitation, lors d’une conférence de presse. Ces consultations surviennent, deux semaines après l’installation, le lundi 25 février 2019, de cinq membres du Comité, dit de facilitation du dialogue inter-haïtien (initialement constitué de 7 membres), au Palais national, par le président Jovenel Moïse. « Nous voulons recueillir leurs opinions, leurs manières de penser, pour que nous puissions avancer », affirme Kettly Julien. La méthodologie, l’agenda de travail et le budget de fonctionnement du comité, dit de facilitation du dialogue inter-haïtien, seront rendus publics, d’ici la semaine prochaine, annonce-t-elle. Le comité, dit de facilitation du dialogue inter-haïtien, projette de rencontrer d’autres secteurs, dans le cadre du processus de dialogue inter-haïtien envisagé. Il est constitué de Kettly Julien, présidente, Marie Carmel Mentor, vice-présidente, Dorothie F. Sénatus, secrétaire générale, Carlo Joseph, trésorier, et Marie Michelle Sylvie Rameau, conseillère.

 

Construction d’un bâtiment dominicain à la frontière de Belladère

L’actuelle construction d’un mur et d’un bâtiment dominicain à la frontière de Belladère respecte les bornes frontalières entre Haïti et la République Dominicaine, confirme le ministère de l’Intérieur et des Collectivités Territoriales (MICT). Le ministère se base sur les premiers résultats d’une étude menée récemment sur ce dossier, en vue d’établir la localisation des infrastructures dominicaines à la base des controverses. Divers ouvrages dominicains, notamment la construction d’un mur et d’un bâtiment attenants à la ligne frontalière au niveau de Belladère, sont, depuis quelques temps, à l’origine d’une situation de confusion et de grave tension dans la zone. Les deux États se partageant l’île, ont convenu du tracé frontalier délimitant les deux territoires, à partir des traités, accords et conventions de révision frontaliers des 21 janvier 1929, 27 février 1935, 9 mars 1936, ainsi matérialisé par des bornes, rappelle le MICT.

 

«Jovenel Moïse avait ordonné de libérer les mercenaires»

Le sénateur Youri Latortue lève le voile sur le dossier des ”sept mercenaires” et indexe le président Jovenel Moïse. Dans des déclarations faites dans la presse le 19 mars, l’élu de l’Artibonite a fait savoir que le président avait ordonné la libération des “mercenaires”, deux heures après leur arrestation. Youri Latortue, président de la Commission Éthique et Anti-corruption au Sénat de la République, annonce que le dossier des mercenaires serait un des éléments majeurs ayant conduit à la motion de censure, le 18 mars, du Premier ministre Jean-Henry Céant par la Chambre des Députés. Le sénateur qui répondait aux questions d’un journaliste a aussi révélé, dans le cadre de ce même dossier, que le président Jovenel Moïse, deux heures après l’arrestation, dans les parages de la BRH, des huit hommes lourdement armés, avait ordonné au ministre de la Justice, Jean Roody Aly, de libérer les concernés.

 

Le Palais Sans-souci, champion de l’AIA

Le Palais Sans-souci (Haïti) est sorti champion du 8e concours annuel de photos de l’AIA (Archeological Institute of America) qui a rassemblé des clichés de scènes archéologiques de vingt pays du monde. Les photos ont été recueillies selon cinq catégories : paysages archéologiques, fouilles, vie sur le terrain, découvertes amusantes et monuments. Les votes ont duré environ une semaine et 28 000 votes ont été enregistrés. Les gagnants, cette année, pour les 5 catégories respectives sont : La contemplation du chat sur le mont Ida (Grèce), El-Hudi Assouan (Egypte), Images fantomatiques du passé présent, le Képhali (Grèce), Mosaïque romaine – un ancien équivalent d’un panneau publicitaire annonçant le Telegeni (Tunisie) et la Résidence royale du roi Henri Christophe de la République d’Haïti, le Palais de Sans-Souci. Le palais de Sans-Souci, l’un des sites touristiques d’Haïti, vient en effet d’être champion de la catégorie « Monument » dans un concours organisé par une institution américaine. C’est une nouvelle qui vient ajouter une once de fierté chez les Haïtiens qui ne ratent jamais une occasion de faire étalage de leurs sites touristiques.

 

Revitalisation des recettes fiscales de Port-au-Prince

Environ quarante (40) agents sont mobilisés, dans le cadre d’une importante opération de recouvrement des recettes fiscales sur le terrain, lancée par le conseil municipal de Port-au-Prince, le mercredi 13 mars 2019. Ces agents portent des casquettes et des t-shirts de couleur blanche et bleue sur lesquels arborent des messages tels : «An nou tout kontribiye nan devlopman vil la! Revitalizasyon resèt fiskal vil Pòtoprens !». La mairie de la capitale entend, par cette démarche, aller à la rencontre des contribuables de la commune. Cette initiative permettra également de renforcer la capacité financière de l’administration communale de Port-au-Prince, afin qu’elle puisse fournir les services de base à sa population. Le maire principal de la commune, Youry Chevry, a cité, entre autres, l’acquisition des camions destinés au ramassage des fatras et le renforcement du service de pompiers de Port-au-Prince. L’édile de Port-au-Prince, a lui-même donné le coup d’envoi. Il a visité plusieurs maisons et a remis aux propriétaires des enveloppes à l’intérieur desquelles se trouve un bordereau symbolique, leur demandant ainsi de se mettre en règle avec la fiscalité. Désormais, les contribuables n’ont pas besoin de se rendre à la mairie pour avoir leurs bordereaux, la mairie se propose d’aller vers les contribuables, explique Youry Chevry. Les contribuables qui désirent avoir de plus amples informations sur cette opération peuvent composer le numéro 509 3765 6039.

 

Des gens boivent de l’eau souillée d’excréments d’animaux

Incapables de parcourir de longues distances, des personnes âgées sont obligées de boire de l’eau de la rivière Lathème où des animaux défèquent. La commune de Mirebalais fait face à une pénurie d’eau depuis plusieurs mois. Les habitants de Nauyau, Plotier, Dalèze et Daussan, des quartiers de Grand-Boucan situé de la commune de Mirebalais, s’inquiètent, face à ce problème. Ils lancent un cri d’alarme à l’endroit des autorités compétentes. En raison de cette situation, des enfants et des personnes âgées sont tombées malades. Les habitants de ces localités expriment leur inquiétude, notamment par le fait que des personnes âgées, incapables de parcourir de longues distances, se voient obligées de boire de l’eau de la rivière Lathème où des animaux défèquent. « Nous ne savons plus à quel saint nous vouer, depuis plusieurs mois, nous subissons du stress hydrique. Les personnes de troisième âge ont eu recours aux eaux souillées par des excréments d’animaux. Les autorités compétentes doivent intervenir en urgence», indiquent les habitants qui se disent obligés de parcourir plusieurs kilomètres pour trouver un gallon d’eau non-potable pour boire ou pour se baigner.

La FDS et la DINEPA créent un programme de maîtrise

La Faculté des sciences (FDS) de l’Université d’État d’Haïti (UEH) va accueillir un nouveau programme de maîtrise en génie hydraulique et assainissement. Cette formation, qui se réalise en étroite collaboration avec la Direction nationale de l’eau potable et de l’assainissement (DINEPA), devra doter le pays de cadres compétents, capables de répondre aux besoins de ce secteur. Le jeudi 21 mars 2019, un atelier de restitution a été organisé au local de la Banque interaméricaine de développement (BID) par les acteurs de chacune des institutions concernées. En gestation depuis la signature en 2015 du protocole d’accord entre l’UEH et la DINEPA, ce programme de formation de deuxième cycle compte fournir, tant pour des étudiants diplômés que pour des cadres de la DINEPA, une formation post-graduée qui va contribuer au renforcement du secteur Eau potable et Assainissement (EAP). Le recteur de l’UEH, Fritz Deshommes, le représentant de la FDS, Janin Jadotte, le titulaire de la DINEPA, Guito Édouard, des cadres, d’autres acteurs du monde académique et des partenaires techniques et financiers ont assisté à la restitution des différents résultats liés à l’implémentation du programme. « La Faculté des sciences accorde une place de choix à ces programmes de formation… », fait remarquer le professeur Janin Jadotte, membre du conseil de direction de la FDS, avançant que cette formation va donner aux diplômés, des connaissances scientifiques de base qui leur permettront d’aborder des problèmes complexes.

Altidor Jean Hervé

 

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