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De commission en Commission…

Jovenel Moïse ne cesse de mettre sur pied des commissions. À chaque crise, une nouvelle commission prend naissance. Alors que le pouvoir a relaxé les sept hommes lourdement armés, alors que l’alimentation en armes et munitions des gangs rivaux dans divers quartiers de la capitale, Port-au-Prince, se poursuive, le lundi 18 mars, des bandits armés ont semé la pagaille sur le Boulevard Jean-Jacques Dessalines (Portail Léogâne) où se trouve un sous-commissariat de police. Au cours de ces dernières semaines, les bandits armés ont fait la pluie et le beau temps au centre-ville de Port-au-Prince, sans être inquiétés. En effet, le Président Jovenel Moïse a pris la décision de réactiver la Commission nationale de désarmement, démantèlement et de réinsertion sociale (CNDDR). Le lundi 11 mars, le président Jovenel Moïse a procédé à l’installation des membres de cette commission. La mission de cette nouvelle entité sera de mettre en place un programme national de désarmement, de démantèlement et de réinsertion sociale, de coordonner les efforts de l’État et de la société en faveur du désarmement, et de promouvoir des partenariats avec la communauté internationale. Cette commission sera dotée d’un budget alimenté par l’État et par des dons internationaux. «L’État doit répondre aux cris de détresse des citoyens qui sont victimes des groupes armés. Les armes illégales ne sont pas une garantie de sécurité ni une assurance de stabilité. Au contraire, elles nuisent à la sécurité, contribuent au déplacement forcé des populations, facilitent les violations des droits de la personne et entravent le développement socio-économique du pays, a expliqué Jovenel Moïse. Il a appelé les membres de la Commission à œuvrer, afin de faciliter l’établissement d’un climat de paix et de sécurité dans les quartiers si souvent identifiés comme des zones de non-droit. «Aujourd’hui, les armes illégales qui sont en circulation constituent des entraves à la paix et à la sécurité des vies et des biens. En mettant en œuvre la politique du Gouvernement en matière de désarmement et de réinsertion, en vous alliant aux institutions nationales compétentes, aux acteurs de la société civile et à nos partenaires de la communauté internationale, vous permettrez à nos concitoyennes et à nos concitoyens de circuler, d’un point à un autre sur le territoire, sans inquiétude ; vous permettrez que la vie reprenne, que les affaires se développent et prospèrent », a déclaré le Chef de l’État, lors de la cérémonie d’installation. La Commission est composée est d’un coordonnateur : Edwin Florexil, ancien major de l’armée, de Jean Rebel Dorsena, Lucien Jean Chenet, Innocent Josephre, Jude Jean-Pierre, Rodiny Jean-Baptiste, Franz Toyot, Abler Roudy Lalanne, Gouetz Marie Lydie et Sironel Charles. «La re-création de la Commission de désarmement relevait d’une nécessité», a relaté le conseiller spécial du Président, Guichard Doré. Et de poursuivre, que la situation actuelle se rapproche de celle de 2004, avec de nombreux groupes armés contrôlant des zones de non droit.

Emmanuel Saintus

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