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La semaine en bref. 10-16 Mars 2019

Violences à Limbé

Environ trois mois après les violents affrontements qu’a connus cette ville du Nord du pays, le jeudi 7 mars 2019, au moins une personne a été tuée par balle. Des résidents font état de plusieurs blessés par balle, dans les jours précédant la mort d’un jeune de 22 ans. À l’origine de ce regain de tension, un championnat interscolaire, organisé sous le patronage du député de la circonscription, Frandy « Ti Fab » Louis. Des adversaires politiques du député Louis auraient vandalisé le terrain où se déroulait le championnat, ce qui aurait provoqué la grogne des partisans du député d’où sont parties les hostilités. Cette situation est survenue après qu’un groupe de bandits, opérant depuis plusieurs mois, aient décidé d’agir en toute impunité dans la commune, ce qui a provoqué la colère de la population qui cherche à se faire justice; lesdits bandits n’ont pas hésité à tirer sur toutes les personnes qu’ils ont croisées sur leur chemin », a déclaré le député Louis. Aucun bilan définitif n’a été présenté. Rappelons que, dans la nuit du samedi 22 au dimanche 23 décembre 2018, trois personnes avaient été tuées, une dizaine de maisons et des véhicules incendiés, lors d’échauffourées entre deux groupes armés dans cette commune.

 

Pénurie d’eau à Cornillon/Grand Bois

Une pénurie d’eau persiste depuis près de quatre mois, au niveau de la commune de Cornillon/Grand Bois, située dans le département de l’Ouest du pays. Une situation de sécheresse, due à l’absence de pluies dans la zone, serait principalement à l’origine de cette carence en eau, explique la mairesse adjointe de la commune, Soneilda Darius. Deux camions, fournis par la Direction nationale d’eau potable et d’assainissement (DINEPA), en vue d’acheminer l’eau à la population, sont tombés en panne, regrette la mairesse. Pour le moment, l’eau s’avère très importante pour la population, également confrontée à une réalité de la faim, affirme Soneilda Darius, appelant à une intervention urgente des autorités pour éviter une catastrophe dans la commune de Cornillon / Grand Bois. Le citoyen Jean Pierre Bailly, membre d’un comité de solidarité avec Cornillon/Grand Bois, annonce le forage de 8 puits artésiens dans la zone, dans la perspective d’aider la population à faire face à la sécheresse. «Un million de dollars doivent être mobilisés pour mettre en œuvre cette initiative, qui sera également multipliée à travers toutes les autres communes faisant face à cette carence en eau courante et potable », souligne Bailly.

 

 « Tout le pays est frappé par la sécheresse »

Il n’y a pas qu’à Cornillon qu’on fait face à cette situation de sécheresse. « C’est la même réalité dans les départements du Nord-Ouest, du Nord-Est où les animaux meurent de soif. Dans le Sud et la Grand’Anse, c’est pareil. C’est tout le pays qui est frappé par la sécheresse. Aucune zone n’est épargnée », a déclaré le ministre de l’Agriculture, des Ressources naturelles et du Développement rural. Jobert C. Angrand, qui était avec le Premier ministre dans le département de l’Artibonite dimanche dernier, a relaté les impacts du problème de l’eau sur les plantations des paysans dans cette région réputée pour la culture du riz. « Nous avons vu des jardins et des plantations de riz. Nous avons été aussi à Péligre où nous avons constaté que le niveau de l’eau a complètement diminué », rapporte le ministre qui a mis en cause le « dérèglement climatique » et le phénomène de la déforestation. Toutefois, il a aussi expliqué que ces réalités ne sont pas nouvelles. «Ce n’est pas la première fois que nous faisons face à la sécheresse. Chaque année, à pareille époque, il y a toujours la sécheresse dans le pays », a fait savoir Jobert C. Angrand.

 

Je Klere appelle à mettre des moyens à la disposition de la CSC/CA

Sur les 409 projets financés par le fonds PetroCaribe, la Cour supérieure des comptes et du contentieux administratif (CSC/CA), dans son premier rapport, n’a pu en analyser que 47, encore que certains d’entre eux n’aient pu être analysés entièrement, comme c’est le cas du projet AGRITRANS S.A. En attendant le rapport d’audit complet de la CSC/CA sur l’utilisation du fonds PetroCaribe, la Fondasyon Je Klere invite le gouvernement et le Parlement, à mettre à la disposition de la CSC/CA les moyens nécessaires pour lui permettre de réaliser les audits complémentaires des ordonnateurs et des comptables de deniers publics, dans le meilleur délai. Dans un rapport publié le 27 février sur son site, la FJKL pense, qu’au lieu d’utiliser le dossier PetroCaribe à des fins de propagande ou d’agitation politique, il faut donner les moyens à la CSC/CA, afin de réaliser, de manière systématique, les audits de performance de l’administration publique. Ce rapport, poursuit l’organisation des droits humains, constitue un pas important dans l’instauration d’une culture de reddition des comptes en Haïti. Parce que la Cour a fait état de lenteur et de difficultés à obtenir la majorité des documents en lien avec lesdits projets, la FJKL recommande au gouvernement haïtien de laisser la DGI prendre l’initiative de la participation de l’État dans le procès et de toute communication y afférente, aux fins de respecter les règles du procès juste et équitable.

 

Le GSHM exige la démission de Jovenel

Haïti est déchirée par une crise aiguë qui touche toutes les strates de la société depuis le grand soulèvement contre la montée du prix de l’essence, les 6 et 7 juillet 2018. En effet, les autorités haïtiennes avaient annoncé le vendredi 6 juillet une augmentation des prix de l’essence de 38 %, du diesel de 47 % et de kérosène de 51 %, à compter du samedi 7 juillet à minuit, alors que le prix du baril chutait. La mesure découle du nouveau cadre de référence entre le Fonds monétaire international (FMI) et Haïti.

 

« Nous du Groupe de Solidarité pour Haïti de Montréal (GSHM):

  • Appuyons la lutte du peuple haïtien et les revendications qu’elle charrie ;
  • Dénonçons la vague de répression actuelle ;
  • Demandons la démission du président Jovenel Moïse ;
  • Exigeons le procès pour la dilapidation des fonds de PetroCaribe ;
  • Proposons la mise en place en Haïti d’un mécanisme de discussion pour la refondation de la nation ;
  • Proposons la mise en place immédiate de mesures pour soulager la misère que subit la population haïtienne ;
  • Demandons au gouvernement canadien de maintenir la suspension de renvoi des demandeurs d’asile déboutés vers Haïti et de l’inclure dans la liste des pays sous moratoire le plus rapidement possible ;
  • Demandons au gouvernement canadien de dénoncer les violations des droits humains exercées par le gouvernement haïtien ;
  • Demandons au gouvernement canadien de ne plus soutenir ce gouvernement répressif et corrompu ;
  • Demandons au gouvernement canadien de soutenir la population haïtienne dans sa juste demande de comptes des fonds PetroCaribe dans le cadre d’un procès transparent ;
  • Demandons au gouvernement canadien de réviser sa politique par rapport à Haïti. »

 

Le Groupe de Solidarité pour Haïti lance un appel urgent à la communauté haïtienne de la diaspora canadienne, aux forces progressistes du Canada en général et du Québec en particulier, à se solidariser à la lutte du peuple haïtien.

 

Solidarité avec les travailleurs de la presse, victimes de violences

Le Centre Pen Haïti exprime sa solidarité avec les travailleurs de la presse, victimes, selon lui, de l’insécurité, de brutalités policières ou de représailles politiques, dans l’exercice de leurs professions. Dans une note de presse en date du 5 mars 2019, il exprime sa sympathie envers tous les journalistes victimes d’agressions et de répressions violentes, tant à Port-au-Prince que dans les villes de province. Des journalistes ont été l’objet d’agressions diverses, lors des mobilisations organisées, du jeudi 7 février au lundi 18 février 2019, pour réclamer la démission du président Jovenel Moïse, dénoncer la corruption et la misère dans le pays. « Des manifestants ont frappé des journalistes, abîmé des véhicules de presse, tenté de saisir des équipements de journalistes. Des agents de la Police nationale d’Haïti ont menacé des journalistes. Les locaux de la Télévision nationale d’Haïti (TNH) ont été attaqués, des équipements brûlés. Des directeurs de deux médias ont dénoncé le brouillage de leurs ondes ». Il invite tous les travailleurs de la plume « à se solidariser et à renforcer leur communauté, afin de réclamer, d’une même voix, le respect le plus strict des garanties constitutionnelles de la liberté d’expression et des droits humains ».

 

La construction d’un poste de contrôle dominicain à Comendador

Les autorités dominicaines ne chercheraient pas à empiéter sur le territoire haïtien, mais plutôt à renforcer leur service de douane, de sorte à freiner la contrebande dans cette zone. C’est ce qu’a expliqué Pierre Carly Jean Jeune, spécialiste des relations haïtiano-dominicaines, surtout en regard des questions frontalières, lors d’une conférence, le vendredi 1er mars 2019, autour du thème « connaître la frontière terrestre pour mieux comprendre les relations haïtiano-dominicaines ». « Les autorités dominicaines sont en train de construire un poste à la frontière (Ndlr : Comendador / Elías Piña, l’une des 32 provinces de la République Dominicaine, non loin de Belladère) pour contrôler les activités de contrebande, très présentes dans la zone », relève Jean Jeune. L’État reconnaîtrait les bornes frontalières, telles qu’elles doivent être au niveau de Belladère. Le document délimitant les limites des deux territoires, signé entre les deux pays, a été déposé à la Société des Nations (SDN), qui est aujourd’hui l’Organisation des Nations Unies (ONU), souligne-t-il. En cas de déplacement arbitraire des bornes frontalières, le pays lésé pourrait recourir, d’abord, à l’Organisation des États américains (OEA), puis à l’ONU, indique Pierre Carly Jean Jeune.

 

Réginald Boulos défend une nouvelle augmentation du salaire minimum

L’entrepreneur Réginald Boulos continue son plaidoyer en faveur d’un ajustement du salaire minimum quotidien. Sur son compte tweeter, Dr Boulos justifie sa démarche par la dégradation des conditions de vies de la population. Selon l’homme d’affaires, un taux d’augmentation de 7,3% a été enregistré sur les prix des produits alimentaires, quatre (4) mois après la fixation du salaire minimum par le gouvernement. L’entrepreneur évoque également la dépréciation considérable de la monnaie locale, par rapport au dollar américain. Face à cet état de fait, il estime qu’un ajustement de 10% sur les salaires peut soulager la misère des employés. « Celui qui est incapable de prévoir, ne peut diriger », écrit l’entrepreneur Réginald Boulos qui s’appuie sur les dispositions de l’article 137 du Code du travail haïtien qui prévoient l’augmentation périodique du salaire minimum en fonction des variables du coût de la vie. Le docteur Réginald Boulos fait valoir que le salaire minimum de 215 à 500 gourdes pour une journée de huit heures de travail est insignifiant, considérant la réalité socioéconomique difficile du pays. En ce sens, il exige que le salaire de base soit fixé à 550 gourdes pour huit heures de travail, pour le segment A, c’est-à-dire la catégorie d’entreprise en croissance stable, à savoir : les institutions financières, les supermarchés, les entreprises de location de voitures.

 

Un nouveau détenu meurt à la prison civile de Petit-Goâve

Mario Régis, détenu à l’une des deux pièces de cet immeuble très étroit, considéré comme la prison civile de Petit-Goâve, s’est éteint, le samedi 2 mars 2019. La victime souffrait d’anémie et de tuberculose. Son état de santé s’est aggravé. Trois (3) semaines avant son décès, il a été transporté à l’hôpital Notre-Dame de Petit-Goâve, pour recevoir des soins médicaux, sur ordre des responsables de la prison. Le suppléant juge de paix de la commune, Jean Robert Noël, qui s’était transporté sur les lieux pour dresser le constat légal du décès, confirme les maux dont souffrait la victime, rapportant ainsi les propos de l’infirmière qui assurait sa prise en charge. « Nous avons constaté le cadavre de Mario Régis. Selon l’infirmière qui était sur place, il est mort vers 1 heure du matin. Mario était dans un état grave, à tel point que les maladies dont il souffrait, ont eu gain de cause », indique le magistrat.

 

Des directeurs d’écoles réclament leurs salaires

Des dizaines de professeurs et directeurs d’écoles affectées au Programme de Scolarisation Universelle Gratuite et Obligatoire (PSUGO) ont une nouvelle fois gagné les rues, ce vendredi 1er mars 2019, pour réclamer plusieurs mois d’arriérés de salaire. Ces enseignants dénoncent que, depuis trois ans, ils travaillent dans le programme de scolarisation instauré par l’ex-président du pays, Michel Joseph Martelly et qu’ils n’ont rien reçu comme salaire, jusqu’à présent. Les protestataires accusent les responsables au plus haut niveau de l’État qui, disent-ils, gaspillent les fonds publics, au lieu de les investir dans l’éducation des enfants. « Haïti est le seul pays où le secteur éducatif est traité en parent pauvre, fustigent les enseignants qui, comme des membres de l’opposition, réclament le départ du Président de la République, Jovenel Moïse.

 

Décès du député de Ferrier/Les Perches, Élience Petit-Frère

Le député Élience Petit-Frère, de la circonscription Ferrier/Les Perches, est décédé à la suite d’un malaise. Élu sous la bannière de Fanmi Lavalas, l’honorable Petit-Frère, membre de la 50e législature, souffrait de tension artérielle, selon une source au Parlement haïtien. Contrairement aux informations qui font croire que le parlementaire serait décédé dans un hôpital en République Dominicaine, notre source nous a révélé que l’élu de Ferrier/Les Perches n’a pas été hospitalisé en terre voisine. Toutefois, elle souligne que Petit-Frère était effectivement en route pour un hôpital, lorsqu’il a rendu l’âme. « Il ne se sentait pas bien tout au long de la semaine », a-t-il dit, révélant qu’il souffrait aussi d’une fièvre qui l’a poussé à voir un médecin durant la semaine.

 

Aucun voyage ne vaut plus que la vie

Dans un enregistrement, le Bureau des Affaires Publiques de l’Ambassade des États-Unis invite les Haïtiens à ne pas risquer leur vie en mer, à bord de frêles embarcations, à la recherche d’une situation meilleure en terre étrangère. «Aucun voyage ne vaut mieux que la vie», rappelle l’immigration américaine. Voyager en mer, de manière illégale, dans les conditions connues, comporte de nombreux dangers. Le phénomène « boat people » a déjà causé la mort de nombreux Haïtiens. « Depuis le 1er janvier, plus que 1200 personnes ont été interceptées ou secourues par les garde-côtes américains ». Risquer sa vie en mer pour voyager clandestinement est une pratique illégale. Les garde-côtes américains, de concert avec les garde-côtes haïtiens, intercepteront les migrants clandestins et seront rapatriés en Haïti.

 

Les étudiantes sages-femmes crient au secours

Prolongation des années académiques, à cause notamment : de l’irrégularité des professeurs, de la non publication des bulletins de notes, d’un nouveau frais annuel de cinq mille gourdes… autant d’éléments responsables d’une situation de crise qui ne cesse de grandir au sein de l’Institut national supérieur de formation des sages-femmes. « Ils me font tourner en bourrique », a dit une postulante. Ayant bouclé ses études classiques l’année dernière, elle est venue une énième fois à l’INSFSF pour soumettre son dossier, dans le but de la poursuite d’un rêve, celui de devenir sage-femme. Toutefois, depuis plus de six mois, elle n’a jamais pu soumettre ses documents, en raison des problèmes empêchant toute nouvelle promotion de voir le jour à l’institut. Cette demoiselle compte parmi les nombreux diplômés de l’école classique qui cherchent, sans le pouvoir, à intégrer l’INSFSF. Jusqu’à maintenant, il n’est pas possible d’entamer une nouvelle session, les étudiants de l’actuelle promotion n’arrivant toujours pas à boucler leurs études qui devraient pourtant prendre fin. Cette situation a d’ailleurs donné lieu à des contentieux entre l’administration de l’institution et les étudiantes qui protestent contre différents irrégularités et abus auxquels elles disent faire face au niveau de leurs études dans cette école.

 

Bientôt une appli Métropole

Le président directeur général de Radio Télé Métropole, Richard Widmaier, annonce le lancement prochain de l’application Métropole. L’application permettra aux auditeurs et téléspectateurs de retrouver leurs émissions, à partir de leurs smart phones. Le directeur technique, Roland Dupoux, explique que les vérifications sont réalisées sur l’application qui sera bientôt disponible. Elle pourra être téléchargée à partir des plateformes App Store et PlayStore. L’Application offre toutes les possibilités d’écouter, de lire ou de visionner les nouvelles. Les autres émissions de la radio et de la télé seront également disponibles.

 

Un cambiste abattu de plusieurs balles

Des bandits à bord d’une motocyclette ont tué par balles un cambiste dénommé Robert, dans la matinée de ce vendredi 8 mars 2019, non loin de la mairie de la ville des Gonaïves. Le malfrat, après avoir commis son forfait, a emporté l’argent en possession de la victime qui était âgée de 35 ans. Il faut signaler que Robert est parti laissant derrière lui deux enfants âgés respectivement de 6 à 4 ans.

 

1 190 vaches ont trouvé la mort

« 1 190 vaches sont mortes, des suites de la sécheresse qui affecte le Nord-Ouest de la République dominicaine », a mentionné le lundi 14 mars, le ministre de l’Agriculture du pays voisin, Osmar Benítez. Selon lui, Monte-Cristi est l’une des régions les plus touchées, ainsi que San Juan de la Maguana, Santiago Rodriguez, Barahona, Elias Piña, entre autres. Une perte de « 47 millions de pesos » a été enregistrée, alors que la production de près de six mille litres de lait par jour a été arrêtée. Selon le ministre en question, le gouvernement avait lancé un programme visant à donner une réponse appropriée à cette situation dont les répercussions se font déjà grandement sentir au sein de la population. « En ce sens, nous avons distribué plus de 100 000 balles de son de riz, plus de 70 000 quintaux de son de blé, 14 % de protéines […], dans les zones touchées », a-t-il indiqué, dans des propos relayés par le journal Diario Libre. Rappelons que cette situation alarmante concerne l’île entière. Plusieurs communes du grand Nord d’Haïti subissent les assauts de ce fléau depuis des années.

 

Un nouveau doyen au tribunal civil de Port-de-Paix

Me Yves-Marie Périclès est le nouveau doyen du tribunal de première instance de Port-de-Paix. Installé le mercredi 6 mars 2019, Me Périclès remplace au décanat du tribunal de cette juridiction, Me Max Wilbert José qui a été transféré à la Cour d’appel des Gonaïves. Le nouveau doyen du tribunal promet de collaborer avec les secteurs, en vue d’une justice saine et impartiale. Dans la même ligne, Me Périclès rappelle les différentes missions attribuées par la loi au commissaire du gouvernement. « Le commissaire du gouvernement n’est pas un juge, il n’a pas non plus une attribution gracieuse. Il n’est pas un juge civil. J’ai reçu des complaintes selon lesquelles le CG aurait posé des actes qui ne relèvent pas de sa compétence. Il faut que cela cesse, sermonne le nouveau doyen.

 

 « 41 personnes tuées et 100 blessées »

« 41 personnes ont été tuées et 100 blessées » lors des manifestations entamées dès 7 février par des membres de l’opposition et de la société civile, pour exiger le départ de Jovenel Moïse et demander des comptes sur l’utilisation opaque des fonds PetroCaribe. Ces nouveaux chiffres sont communiqués, le mercredi 6 mars, par Michelle Bachelet, Haut-commissaire des Nations-Unies aux droits de l’homme, au cours de son intervention faite à la tribune de l’ONU. La cheffe des droits de l’homme à l’ONU a exprimé son inquiétude face à l’usage abusif de la force par les autorités policières de plusieurs pays où les populations manifestent contre la corruption, la mauvaise gestion des affaires de l’État et, par-dessus tout, la misère. L’ancienne présidente du Chili, pays sud-américain où se concentrent des milliers d’Haïtiens fuyant la pauvreté dans leur pays, appelle à « promouvoir un dialogue constructif et à assurer la reddition de comptes », y compris dans les cas présumés d’usage excessif de la force par la police.

La cantine scolaire, dernière arme des producteurs locaux

« Environ trois millions d’élèves du préscolaire et des deux premiers cycles du fondamental, avec presqu’exclusivement des produits locaux frais et de qualité dans leur assiette ». Ce fut le pari audacieux mais graduellement faisable du document de 76 pages de “politique et de stratégie nationales d’alimentation scolaire» élaboré par le MENFP avec l’appui du MARNDR, du MSPP, de certains bailleurs et des dizaines d’experts en 2015. Le riz, le maïs, le mil, l’haricot, l’arachide, l’igname, le manioc, la patate douce, le giraumon, la tomate, la figue-banane, les oeufs, le poulet, entre autres, faisaient partie de ce nouveau menu. Voici le tournant proposé pour soutenir l’économie locale et la production d’aliments locaux, à travers un partenariat entre l’État central et local, le secteur privé et associatif, les partenaires internationaux et les producteurs, avec un PNCS revu et corrigé. C’est un nouveau pari pour soutenir la sécurité alimentaire et relancer la croissance et l’emploi en milieu rural. Intrants agricoles, semences de qualité, fertilisants, produits vétérinaires, crédits agricoles, jardins scolaires, modalités d’approvisionnement décentralisé, passations de marché, infrastructures de transformation et de stockage, normes nutritionnelles, procédures de contrôle, tout a été passé en revue pour rendre possible la participation des producteurs locaux à ce potentiel nouveau marché et pour assurer un plat de qualité aux élèves. Néanmoins, ceci ne se décrète pas, car la production locale n’est à ce jour ni compétitive ni suffisante, encore moins régulière.

Altidor Jean Hervé

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