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Les cinglés du régime ont les yeux plus gros que le ventre!

Dans le film de propagande ou de dialogue, on aperçoit à l’arrière-plan une nuée de missiles vérités s’abattre sur le Palais national occupé.  Ensuite, on voit des gardes, des serviteurs en couches-culottes se sauver dans tous les sens, certains en pleurs.  Les studios de la propagande de Jovenel sont en panne de paroles.  Ces débiles consanguins sont impuissants devant les armes du peuple haïtien.  Jovenel veut dialoguer alors qu’il traitait ses opposants de bandits, violeurs et dealers de drogue.  Le peuple haïtien ne mord pas à cet hameçon et aux mensonges venant de diverses sources de propagande de Jovenel Moïse.  Le lundi 25 février, Jovenel, accompagné de son équipe de rapaces, a procédé à l’installation du Comité de facilitation du dialogue inter-haïtien.  Dans cette liste, seulement 5 des 7 membres choisis dans la composition de cette structure ont pris part à la cérémonie qui s’est déroulée au Palais national.  Il s’agit de Marie Carmelle Mentor, Kettly Julien, Carlo Joseph, Dorothie Sénatus et Marie Michèle Sylvie Rameau.  Alors que Charles Suffrard a démissionné, Rudolf Dérose ne s’est pas présenté.  Dans sa prise de paroles, Jovenel Moïse a sollicité l’aide du Premier ministre Jean Henry Céant, des deux autres pouvoirs de l’État, de la classe politique et de l’internationale, afin de rendre possible ce dialogue.  Il a tenté d’établir le dialogue inter-haïtien comme l’exigence absolue de l’heure.   Jovenel Moïse se dit prêt à discuter de tout, dans le strict respect de la Constitution, afin de garantir la stabilité du pays.  Pour sa part, Kettly Julien qui a pris la parole aux noms de ses pairs, a invité tous les secteurs de la vie nationale a emprunté la voie du dialogue, afin de résoudre la crise.  « Le dialogue est un impératif », a dit la responsable de l’IMED.  Le leader de l’organisation paysanne Koze Pèp, Charles Suffrard, a remis sa démission du Comité présidentiel de facilitation du dialogue national.  M. Suffrard, qui est avec Kettly Julien, les deux personnalités connues de l’opinion publique, a expliqué avoir jeté l’éponge, afin de protester contre une fuite en avant du secrétariat général de la Présidence.  Il s’est indigné du fait que la Présidence ait indiqué dans un communiqué que la formation d’un nouveau Gouvernement soit l’une des tâches du comité.  « Il n’a jamais été question pour le Comité de former un gouvernement », a expliqué M. Suffrard, rappelant qu’il s’agit d’une prérogative du chef de l’État et du Parlement.  Et de poursuivre que « ce dossier n’a jamais été abordé lors des séances de travail avec le chef de l’État.  Il a fait savoir que le communiqué à été pris à l’insu, donc dans le dos des membres du comité de facilitation.  De plus, il a dit que la commission n’a pas pour mission de réaliser le dialogue mais de le faciliter.

 

Démagogie

Le Sénateur de l’Ouest, Antonio Chéramy, alias « Don Kato », membre de l’opposition démocratique, qualifie de démagogique le nouveau Comité présidentiel de facilitation du dialogue national inter-haïtien, installé par Jovenel Moïse, affirmant que le dialogue n’est pas possible avec le Chef de l’État sans que tous les mandats des élus ne soient sur la table.  En outre, le Parti Fanmi Lavalas a, de son côté, formulé ses propositions de sortie de crise et propose un changement de paradigme et de structure de gouvernance.  « Cela nécessite, comme prérequis, la démission du Président Jovenel Moïse et de l’ensemble du Gouvernement ainsi que la reconnaissance de la caducité du Parlement, avant de mettre en place un Exécutif de salut public de transition, qui devra respecter les priorités de la feuille de route de son mandat de 36 mois, notamment pour établir la confiance de la population avec l’État et faciliter la tenue d’élections libres, honnêtes et crédibles », a dit la note.  En plus, il est aussi question de la création d’une assemblée constituante, en vue d’une nouvelle Constitution qui définira les contours de la nouvelle République.

 

Pour sa part, l’ambassadrice des États-Unis à Port-au-Prince, Michèle Sison, réitère l’appui de son pays au dialogue inter-haïtien.  « Il faut un dialogue inclusif, constructif et de bonne foi, a dit Mme Sison.  Elle soutient que les États-Unis entendent encourager tous les acteurs politiques, économiques et sociaux à participer à ce dialogue, afin d’obtenir des solutions durables ».  Interviewée sur les revendications de l’opposition, relatives à la démission du chef de l’État, Mme Sison a dit que le gouvernement américain, en maintes occasions, a mis l’accent sur la légitimité des institutions haïtiennes et des élus.  En ce qui a rapport aux difficultés de médiation dans la préparation du dialogue, la diplomate a expliqué que les États-Unis ne sauraient être impliqués dans un dialogue inter-haïtien.

Emmanuel Saintus

 

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