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Céant veille à l’application de ses mesures

Le Premier Ministre Jean-Henry Céant s’est rendu  au ministère du Commerce et de l’Industrie (MCI), afin de s’enquérir de l’évolution des mesures prises par le gouvernement pour parvenir à la baisse des prix des produits de première nécessité. « Cette visite s’inscrit dans le cadre des visites que j’effectue au niveau des ministères concernés par les mesures que j’avais prises pour réduire le coût de la vie », a fait savoir Jean-Henry Céant qui avait déjà visité le ministère de l’Économie et des Finances (MEF) ainsi que la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif (CSC/CA). Toutefois, il dit accorder une priorité au ministère du Commerce et de l’Industrie qui, dit-il, est impliqué dans le contrôle des prix des produits sur le marché. Le chef du gouvernement a profité de cette visite pour voir si les responsables dudit ministère ont déjà entrepris des démarches visant à concrétiser les annonces qu’il a faites le samedi 16 février 2019.  « C’est ainsi que nous avons interrogé entre autres des importateurs et nous nous sommes rendu compte que les prix des produits sont revus à la baisse», s’est réjoui le Premier Ministre, qui souligne cependant que cette baisse ne peut s’effectuer au rythme souhaité, en raison de plusieurs facteurs économiques.  Pour réduire le coût de la vie, a enchaîné le notaire, le gouvernement a entrepris moult initiatives, dont la réduction des droits de douane, la subvention de produits alimentaires et des considérations concernant les Taxes sur les Chiffres d’Affaires (TCA).  La réduction du train de vie de l’État est conjointement appliquée pour réduire des dépenses publiques non nécessaires.  À l’instar du Conseil de la Chambre d’Agriculture et des Professions d’Haïti (CHAGHA) qui ne partage pas la décision du gouvernement haïtien de subventionner le riz importé dans le pays, pour répondre à la vie chère, le sénateur Jacques Sauveur Jean critique cette décision.  Au beau milieu de la crise de février, l’Exécutif avait effectivement rencontré des importateurs de riz, pour discuter de la nécessité de réduire les prix sur le marché. Quatre grands importateurs devaient recevoir une subvention de l’État.  Avec cette décision, le sénateur du Nord-Est croit qu’il s’agit d’une forme de mépris à l’endroit de tous les producteurs locaux du riz…  « Cela va faire plus de tort au pays », répond celui qui dit posséder une ferme agricole dans le département du Nord-Est, étalée sur 75 hectares de terre.  L’élu du PHTK, parti au pouvoir, Jacques Sauveur Jean, président de la commission Agriculture au Sénat de la République, estime que les productions locales sont délaissées.  Les agriculteurs, selon lui, sont laissés pour compte.  Pourtant, la filière du riz aurait dû bénéficier de plus d’attention, puisque la majorité de la population consomme le riz quotidiennement.  Les conditions de production du riz sont mauvaises, surtout dans son département.  Une meilleure attention des responsables de l’État aurait favorisé un meilleur rendement, estime le sénateur, exhortant les responsables à mieux définir une politique relative à l’importation et la production de riz dans le pays.  Le constat est tel que le pays importe beaucoup plus qu’il ne produit.  D’autre part, des riziculteurs sont descendus dans les rues de la commune de l’Estère, le mercredi 27 février 2019, à l’initiative de l’organisation KOZE PÈP.  Ils entendaient critiquer la froideur des autorités étatiques face à la sécheresse qui sévit dans la Vallée de l’Artibonite depuis plusieurs mois.  Cette situation entrave les prochaines récoltes de riz, prévient le responsable de l’organisation dénommée « Voix des paysans de l’Artibonite ».  Les agriculteurs s’insurgent également contre la hausse du prix de sac d’engrais qui atteint la barre de 2500 gourdes, ces derniers jours.  Les protestataires dénoncent le fait, disent-ils, que le gouvernement retienne l’eau du lac de Péligre qui devait irriguer les jardins pour produire du courant électrique.  Ils exhortent le gouvernement à adopter des mesures urgentes pour résoudre le problème.  Sinon, ils menacent de bloquer la zone.  Par ailleurs, ces cultivateurs de riz dénoncent la décision du gouvernement d’accorder des avantages aux importateurs de riz, alors qu’eux-mêmes sont traités en parents pauvres.  Pour répondre aux attentes des cultivateurs de riz, durant ses journées de visite au sein des institutions publiques, le Premier Ministre, Jean-Henry Céant, a effectué une visite au Ministère de l’Agriculture, des Ressources naturelles et du Développement rural (MARNDR) et en a profité pour renouveler sa volonté de réduire le train de vie de l’État. Il a annoncé la disponibilité prochaine de 50 000 sacs d’engrais au profit des producteurs de riz de la Vallée de l’Artibonite.  Ces dernières années, l’eau et les fertilisants constituent les principaux facteurs limitants de la production agricole dans le pays, notamment dans la Vallée de l’Artibonite.  L’engrais chimique, un intrant très prisé dans la production de riz, devient de plus en plus rare.  Il faut de grands moyens pour s’offrir un sac.  Ce qui limite, entre autres, le rendement à l’hectare dans certaines zones.  C’est pour cela que les autorités, au plus haut niveau de l’État, entendent intervenir afin d’accompagner les producteurs.  L’intervention est à plusieurs niveaux.  D’entrée de jeu, le Premier Ministre parle de la disponibilité de 50 000 sacs d’engrais au niveau de la Vallée.  Ce fertilisant sera vendu, explique le chef du gouvernement, à un prix abordable. C’est une initiative qui se tient dans le cadre des efforts du gouvernement pour baisser le coût des produits de première nécessité et pour stopper la dévaluation accélérée de la monnaie locale.

Altidor Jean Hervé

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