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Pas de dialogue avec le pouvoir en place

Le pouvoir en place se fracture, il essaie de colmater les brèches qui pourrissent et finira peu à peu à l’agonie. C’est du déjà connu, même par ceux qui se cachent derrière leurs masques. La vie chère, l’inflation, l’insécurité, la corruption auront raison du laboratoire de propagation du mensonge. Et beaucoup plus encore! Ces facteurs combinés finiront par balayer l’équipe PHTK, les alliés et aliénés de Jovenel Moïse… La maladie mentale de l’ego surdimensionné finit par détruire toute forme de coalition. Mais comment peut-on être aussi aveugle, suiveur comme un bœuf qui va à l’abattoir? Tout ce qui peut venir de Jovenel Moïse n’est que palabres inutiles, du bla-bla-bla. Tout ce qui peut venir de Jovenel Moïse, c’est comme le bruit des assiettes qui tombent et se cassent. C’EST TOUT. Un marché de dupes. Jovenel Moïse est un larbin des classes dominantes et suit leurs instructions. Connaissant la valeur de leur parole et de leurs promesses, l’opposition serait plus que naïve, carrément impardonnable, de croire à la moindre parole de ce guignol et de ceux qui le dirigent. Pas un pour racheter l’autre. La petite marionnette joveneliste tend la carotte, sachant très bien que ses maîtres ne réservent que le bâton aux peuples qui résistent au mondialisme cannibale et destructeur de nations. Au cours de ses trois années au pouvoir, Jovenel Moïse et son équipe ont atteint l’excellence mais dans la singerie. J’ai des doutes sur l’état mental des politiciens jovenelistes car toujours obsédés par l’échec. La marionnette, dont les ficelles se trouvent entre les mains des classes dominantes, polit des paroles et des belles phrases creuses pour rester au pouvoir. La démission du Président Jovenel Moïse doit être l’un des points sur la table du dialogue, exige la Fusion, pour dialoguer avec le pouvoir, informe Edmonde S. Beauzile qui a boudé le Forum organisé par Céant, et qui se dit pour un dialogue dans lequel, toutes les options sont envisageables. «Si Jean-Henry Céant et Jovenel Moïse qui sont à la tête du pays n’arrivent pas à dialoguer entre eux, comment dialogueront-ils avec nous ? », a questionné l’ancien candidat à la présidence, comme pour écarter toute possibilité de dialoguer avec le pouvoir en place, sur une sortie de crise. « Le problème, c’est Jovenel Moïse, on ne peut rien faire avec lui. Céant, quant à lui, a été imposé par la bourgeoisie », a ajouté Moïse Jean-Charles. « Ni formellement ni informellement, le Premier ministre ne nous a contactés depuis le forum de la semaine dernière », a dit Schiller Louidor, porte-parole du secteur dit démocratique et populaire. « D’ailleurs, nous maintenons notre position. Il n’y aura pas de dialogue, tant que Jovenel Moïse n’aura pas présenté sa démission. Après sa démission, nous irons dialoguer à travers une conférence nationale, sans Céant ni Jovenel Moïse », a-t-il conclu. Pour sa part, Fanmi Lavalas reste accroché à sa proposition de sortie de crise, publiée l’année dernière, a soutenu Joël Vorbe, membre du directoire du parti. Dans cette proposition, Fanmi Lavalas exige:

«1) la démission de Jovenel Moïse par la mobilisation générale (sous toutes ses formes);

2) la démission de Jean-Henry Céant et de ses ministres;

3) le constat du dysfonctionnement et de la caducité du Parlement;

4) la mise en place d’un exécutif et d’un gouvernement de Salut Public, pour assurer une transition de 36 mois, au cours desquels, ils devront respecter et satisfaire les priorités définies dans une feuille de route leur tenant lieu de mandat / termes de référence, pour les objectifs et actions du gouvernement de transition».

Une mission quasiment impossible avait été confiée par Jovenel Moïse à son dauphin, Jean-Henry Céant, pour convaincre, avant le 7 février, les organisations politiques: Fanmi Lavalas, Pitit Dessalines, le RDNP, l’OPL, la Fusion et le Secteur dit démocratique et populaire, à prendre le chemin du dialogue, comme le lui a demandé Jovenel. L’opposition campe sur ses positions : pas de dialogue avec le pouvoir en place. Par ailleurs, le samedi 2 février, au local du Complexe Chrétien de Petit-Goâve, des militants et sympathisants de l’opposition, venus de Gressier, de Léogâne, de Grand-Goâve, de la Deuxième Plaine et des membres des organisations de base ainsi que le Sénateur Nénel Cassis (Famni Lavalas) ont participé à un Forum, afin de constituer un front fort et uni, afin de mener une lutte efficace contre l’administration Moïse-Céant, lors d’une grande mobilisation contre le pouvoir en place, prévue le 7 février prochain. « Nos écoles sont en crise. La monnaie Gourde est nettement dépréciée par rapport au dollar américain. La vie est difficile, en raison de la hausse des prix des produits de première nécessité. Notre avenir est hypothéqué. La solution, c’est la démission de Jovenel », a déclaré une militante très motivée. L’organisation « Dòmi nan Bwa » de la Deuxième Plaine, proche de l’opposition, se dit prête à manifester le 7 février prochain, pour exiger la démission du Chef de l’État. Lors du forum, des individus en provenance de La Digue ont lancé des pierres sur le Complexe Chrétien, créant un moment de perturbation et de panique. Mais tout est rapidement rentré dans l’ordre et la réunion s’est poursuivie, après que des jeunes partisans de l’opposition du quartier populaire « Persin » aient mis en fuite les perturbateurs. Mobilisation! Mobilisation! Départ du Président Jovenel Moïse! Voilà les résumés de la résolution adoptée par les membres de l’opposition, à l’issue du Forum. L’opposition accuse l’ancien député, Jacques Stevenson Thimoléon, actuel directeur du ministère de la Planification, d’avoir commandité cette attaque contre le bâtiment où se tenait le Forum.

Emmanuel Saintus

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