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Le gouvernement est mieux armé pour les séismes

La directrice de communication à la Mission des Nations Unies pour la justice en Haïti (MINUJUSTH), Sophie Boutaud de la Combe, affirme que le gouvernement haïtien est maintenant beaucoup mieux préparé à des catastrophes naturelles, similaires au séisme du 12 janvier 2010. « Il y a quelques mois, un tremblement de terre s’est produit dans le nord du pays. L’État était prêt et ils ont envoyé leur personnel soutenir les personnes touchées, sans implication de MINUJUSTH. Ce n’était pas un séisme majeur, mais maintenant, la population sait comment réagir. Et surtout, nous entendons régulièrement à quel point il est important de construire mieux, de construire de manière solide, dans l’éventualité d’un autre tremblement de terre, pour ne pas exposer les populations, a dit Mme de la Combe, elle-même rescapée de la catastrophe du 12 janvier 2010. La situation du logement en Haïti s’est aggravée, neuf ans après le tremblement de terre du 12 janvier 2010 qui avait fait environ 300 mille morts et de nombreux dégâts, estiment des organisations, dans une déclaration publique. Des familles de victimes de la catastrophe continuent de vivre sous des tentes et dans des bidonvilles dans plusieurs communes du département de l’Ouest, blâment-elles. Les organisations signataires de la déclaration sont le Bureau des avocats internationaux (BAI), le Mouvement de liberté d’égalité des Haïtiens pour la fraternité (MOLEGHAF), la Coordination des 15 blocs de Canaan (Code-15), le Kolektif viktim kay kraze Peleren 5 et le Konbit ayisyen pou lojman altènatif (KAYLA). Elles signalent une accélération des constructions anarchiques dans le pays, notamment à Canaan (bidonville érigé au nord de la capitale, à partir de l’été 2010) sous le regard de l’État haïtien qui n’a, selon elles, aucune politique en matière de logement social. La lutte pour le droit au logement décent est un combat en faveur de la vie et du respect de la dignité humaine, font-elles valoir. Elle s’inscrit dans le cadre d’un chambardement du système capitaliste mis en place et qui est incapable de satisfaire les revendications de la population, soulignent ces organisations. Il est à noter que Human Rights Watch a publié son rapport 2018. Les intertitres de ce document disponible sur le site de l’organisation, présentent un tableau sombre sur Haïti. En ce sens, selon HRW, il reste encore beaucoup d’efforts à faire au niveau du système de justice pénale, l’analphabétisme, l’éducation, le Droit des femmes et des filles, etc. Human Rights Watch relate que les émeutes survenues en juillet dernier, à cause de la tentative d’augmentation de 50% des prix des produits pétroliers, ont été « la pire agitation civile que le pays ait connue depuis des années. » HRW souligne que jusqu’en mai 2018, soit huit ans après le terrible séisme du 12 janvier 2010, 38 000 personnes vivaient encore dans des camps. 70% de ces personnes sont des femmes et des enfants, précise le rapport. « Les autorités n’ont fourni aucune assistance pour les réinstaller ou les ramener dans leurs lieux d’origine. En mai, au moins 17 des 26 camps de personnes déplacées manquaient d’installations sanitaires adéquates, » toujours d’après le document. L’organisme salue, par ailleurs, les efforts déployés qui ont grandement diminué la présence du choléra en Haïti. 37 personnes ont été tuées par le virus entre janvier et août 2018.

Altidor Jean Hervé

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